Critiques du film: Machine Gun
    Machine Gun
    Ajouter une critique au film
    Machine Gun
    filou49
    Le 08/12/2012
    148 critiques
    Machine Gun preacher, qui sort en DVD et en Blu Ray le 2 janvier 2013, sous la bannière de Metropolitan Filmexport, ne me paraissait pas présenter beaucoup de garanties quant à son niveau d'ensemble.

    Bon, c'est vrai que je m'arrête parfois à des détails et à des raccourcis, mais quand même si on prend seulement le titre :" Machine Gun Preacher", on s'attend forcément à une série Z dans lequel peut débouler à tout moment un Chuck Norris ou un Dolph Lundgren (pour faire court, en fait, n'importe quel acteur des Expendables), non?Et l'affiche du DVD (voir photo à gauche) ne fait d'ailleurs que corroborer ce sentiment d'avoir affaire à un bon gros navet musclé des familles .

    Et la présence dans le role principal d'un Gérard Butler , connu en France pour n'avoir joué que dans des groses daubes ( Leonidas dans 300 de Zack Snyder, RockNRolla de Guy Ritchie... L'Abominable vérité, Le chasseur de primes) , Ultimate Game), c'est pas non plus bon signe, je trouve... Et le pitch sur l'histoire d'un ancien taulard drogué qui part en Afrique pour se refaire une virginité et qui prend le maquis et les armes, ça ne me disait rien qui vaille non plus...Et puis, pour couronner le tout, le film tourné en 2010 et sorti presque dans la foulée aux Etats Unis a trainé longtemps dans les tiroirs des distributeurs français avant de finalement sortir directement en vidéo, et là encore, cela n'est pas forcément très prometteur..

    Mais finalement, grâce à l'insistance du maitre d'oeuvre de l'opération ( il se reconnaitra), et puis grace aussi au nom du réalisateur, je me suis laissé finalement convaincre, et j'ai eu bien fait d'aller au delà de mes réticences.

    Oui, le réalisateur, c'est quand même pas n'importe qui, puisqu'il s'agit de Marc Forster, à qui l'on doit entre autres le dernier James Bond Quantum of Solace, Les Cerfs-volants de Kaboul ou encore Neverland. Or depuis la dernière aventure de Bond en 2008, moyennement reçue par la critique, on était un peu sans nouvelles de ce réalisateur, qui nous avoue d'ailleurs dans un des bonus du film avoir mis un peu de temps à reprendre ses esprits après l'experience 007; qui l'a quelque peu laissé exsangue.

    Et c'est en tombant sur la vie d'un homme à la destinée assez incroyable, un dénommé Sam Childers, que Foster a eu de envie nouveau de revenir aux affaires courantes. Il faut dire que l'histoire de ce type est très cinématographique : voilà un ancien motard de la bande des Hell's Angels, passé par la case meutres, prison et dope, et qui tombe sous le joug du seigneur et qui va ainsi pour le Soudan, abandonnant sa vie de brigand pour aider les enfants en difficulté (des enfants-soldats d’Afrique de l’Est) et fonder "The Angels of East Africa", une institution qui s'occupe de plus de trois cents enfants.

    Sam Childers écrira une autobiographie Another Man's War qui raconte son parcours en Afrique, et dont Marc Foster s'est largement inspirée pour tourner ce film qui est donc bien plus une fresque sur la rédemption qu'une série Z de castagne (en fait le titre fait simplement référence au surnom donné à Childers et qui met en exergue son gout pour les armes et son coté prédicateur).

    L'aventure de Sam Childers est de celle qui a toujours sut faire rêver les américains ( un peu moins chez nous), tant elle est une belle illustration de la rédemption apportée par la foi et l'ouverture vers son prochain. Et le film de Forster, quoique assez prévisible et balisé se suit avec un réel plaisir et sans ennui aucun. Il faut dire que suivre 10 ans de la vie de ce type, et de son changement de personnalité si radical en deux heures de film, c'est du pain bénit pour le scénariste, même si forcément quelques élipses et raccourcis dans l'écriture peuvent un peu géner. Sa transformation peut sembler trop soudaine, le type odieux et méprisable se métamorphosant un peu trop rapidement en gourou humaniste et altruiste.

    Mais le film est quand même bien foutu- les scènes de guerre notamment sont impressionnantes, et surtout le film est totalement porté par la performance nickel chrome de Gérard Butler, qui, comme je l'esperais, trouve enfin un rôle à sa mesure. Proche visiblement des aspirations de ce Sam Childers, Butler arrive à dévoiler toutes les facettes de son personnage, et on ne sait jamais si on affaire à un sombre idiot à la musculature impressionnante et aux neurones un peu absentes (comme l'étaient les personnages de ses précédents films) ou bien alors un type extremement intelligent et stratégique, juste quelque peu dépassé par l'ampleur son projet .

    Bref, ce machine gun preacher, qui comporte même quelques scènes émouvantes, est une oeuvre fort honorable qui vaut largement la comparaison avec une bonne partie des films américains qui passent eux le cap de la sortie en salles ( non non, je ne reviendrais pas sur cet Effraction de sinistre mémoire). Vous pouvez sans problème tenter le coup de le voir en location, je ne pense pas que vous le regretterez, que vous soyez fan de Gérard Butler...ou non!!!

    Site web:  http://www.baz-art.org/archives/2012/12/08/25726761.html
    FredericTarantino
    Le 05/12/2012
    24 critiques
    Alors avant de vous lancer dedans, penser bien que le titre n'est pas forcément en adéquation avec le film. Dernier film de Marc Forster, plus posé et sobre qui essaye de raconter une partie de la vie de Sam Childers , hélas gâché par un scénario qui ne semble pas trouvé le ton juste pour aborder l'histoire, ce qui ce ressent dans le jeu des acteurs, toutefois si le propos a l'air déjà vu des milliers de fois, l'histoire de ce bonhomme est assez intéressante pour y jeter un oeil

    Critique complète a cette adresse

    http://inglouriouscinema.blogspot.fr/

    Site web:  http://inglouriouscinema.blogspot.fr/2012/12/machine-gun-preacher.html#more
    InMoviesWeTrust
    Le 01/12/2012
    31 critiques
    Longtemps considéré comme l’un des metteurs en scène les plus prometteurs de sa génération avec des films tels que Neverland ou L’incroyable histoire d’Harold Crick, et l’accession au sommet en lui mettant entre les mains la responsabilité de faire le vingt-deuxième volet des aventures de James Bond, le pas très joli Quantum of Solace, Marc Forster a décidé de se retirer un instant, loin d’Hollywood, pour peaufiner une sorte de «biopic» sur un dénommé Sam Childers, biker devenu prêcheur en Ouganda en pleine guerre civile, pour aider les enfants victimes des attaques du LRA.

    Rien ne donnait véritablement envie de voir ce nouveau Forster.
    La banderole «Inspiré d’une histoire vraie» étant devenue un business à elle toute seule, un gouffre financier laissé par le film après son échec total au box-office américain (500 000 dollars empochés pour un budget de trente millions) et une sortie incognito en direct-to-dvd en janvier prochain, c’est dire ô combien ce Machine Gun Preacher risque fort de rentrer dans la case des films foutus d’avance. Statut qu’il semble porter à ravir.

    Il ne faut pas beaucoup de temps pour comprendre que l’effet de curiosité, qui emporte au début le spectateur, va s’estomper au fil des minutes. Structuré à l’américaine, jamais vraiment intéressé par le propos et jamais vraiment captivant, Machine Gun Preacher aurait pu être un bon film s’il n’avait pas été aussi niais et aussi moralisateur dans son message. Un manque de point de vue de par le regard du cinéaste et un personnage principal dont le traitement caractériel n’est fait que dans les grandes lignes et donnant la foi en la religion comme seul caractéristique de son sauvetage viennent empiéter sur l’ambition certaine de Forster à réaliser un grand film dramatique, dont les paysages africains cherchent à emmener le spectateur vers d’autres horizons. On pense évidemment à des films comme Le Dernier roi d’Ecosse, qui traite du même sujet en Ouganda, et qui, à l’inverse de son aîné, fait preuve d’une maîtrise historique et scénaristique bien en deçà. Forster qui nous avait prouvé avec Quantum of Solace qu’il n’était pas bon dramaturge, continue de s’embourber dans une morale infondée, traitant des mauvais sujets, au mauvais moment – le montage constitue l’erreur la plus accablante du film – bien malgré une direction d’acteurs assez réussie. Gerard Butler, qui est aussi producteur exécutif du film, surprend, fait part d’une certaine sensibilité, plus que d’un charisme qui reste encore inexistant dans sa prestation occupe à tout instant l’écran. On peut bien entendu regretter le sous-traitement d’un acteur formidable, encore trop méconnu au grand public, le génial Michael Shannon qui, à défaut de trouver un rôle formidable, occupe un personnage un peu inintéressant mais l’interprète avec ce qu’il faut de fragilité. Reste que Michelle Monaghan et Kathy Baker sont trop absentes du métrage pour espérer apporter un petit atout féminin à ce film.

    Le scénario, lui aussi, affiche de très grandes faiblesses. Centrer ses personnages dans l’Amérique profonde des années 90 n’était pas une mauvaise idée – récemment, le Fighter de David O.Russell se servait du décor pour installer une ambiance poisseuse –, mais, à trop peu de moments, le film affiche un quelconque enjeu, les traitements psychologiques absents de tout personnage et une reconstitution historique écrite que dans les grandes lignes viennent empiéter sur les ambitions d’un Marc Forster qui se voyait peut-être trop grand pour le costume.
    N’empêche que la prestation de Gerard Butler qui semble s’être emparé psychologiquement et physiquement du rôle prouve bel et bien d’une envie sincère de faire du vrai, du bon cinéma. Malheureusement, à défaut d’être totalement raté, ce Machine Gun Preacher est bien trop inégal pour espérer se dresser au niveau des précédents films traitant de la situation en Ouganda et au Soudan tels que celui de McDonald.

    Belle tentative certes mais indubitablement plombée par un message moralisateur et un scénario dont les volontés premières ne sont que de porter un regard inintéressant sur un homme qui, au regard de son passé peu glorieux, aurait peut-être mérité qu’une vision d’une biker violent. Le biopic est tout un art monsieur Forster.

    Site web:  http://imwtlaredac.wordpress.com
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites