Critiques du film: Perfect Sense
    Perfect Sense
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    Perfect Sense
    Yuko
    Le 25/04/2012
    268 critiques
    Nouvelle vision apocalyptique, le film de David Mackenzie ne cesse de surprendre... Par son sujet autant que par sa mise en scène. Ici, pas d'explosions mortelles, pas de météorites ni de destruction extérieure. La crainte sournoise et la vision d'apocalypse proviennent de l'homme lui-même, de la perte inébranlable de ses sens... Une vision nouvelle de la fin du monde qui ôte à l'homme l'essence même de son humanité et le plonge dans une symbolique sensorielle et dévastatrice inédite.
    A travers l'histoire de ses deux personnages, David Mackenzie retrace la formidable capacité d'adaptation de l'homme, ses craintes face à sa propre transformation et pose les questions de l'avenir de l'humanité et de la conception même de l'homme...
    Un choix scénaristique audacieux, permettant l'immersion totale du spectateur dans une expérience sensorielle nouvelle. Se jouant des codes du genre, le film s'en empare et les utilise avec discernement et maîtrise.
    Une réalisation sobre pour une mise en scène intelligente, une très bonne surprise !

    Site web:  http://art-enciel.over-blog.com/article-perfect-sense-de-david-mackenzie-104031336.html
    Daydreamer
    Le 19/10/2012
    760 critiques
    Une mise en route laborieuse, puis petit à petit l'histoire se met en place, mais toujours sur un rythme assez mou... L'idée est pourtant originale et aurait méritée un meilleur traitement je trouve. Dommage...

    summerday
    Le 02/11/2012
    164 critiques
    Susan est une scientifique, Michael un chef cuisinier. Ils se rencontrent par hasard parce que son appartement à elle donne sur la cour du restaurant où il travaille. Il lui demande une cigarette, ils se recroisent et font connaissance. Au même moment l'humanité est frappée par une inquiétante épidèmie qui entraîne la perte du goût. Peu à peu chacun va perdre la faculté de ses sens et malgré tout nos deux héros vont s'aimer.
    Le film s'appuie sur un récit d'anticipation assez plaisant qui prend par moments des allures métaphysiques et philosophiques plutôt bien trouvées. En effet si l'homme perd ses sens ne perd-il pas aussi ce qui fait son humanité, ce qui lui permet de communiquer donc de s'épanouir? Peut-on aimer sans l'odorat, le goût ou le toucher? Le scénario apporte quelques pistes véritablement intéressantes lorsqu'il s'interroge sur la façon dont un sens peut être contrebalançé par un autre et les incidences que cela peut avoir sur la société. Le restaurant dans lequel travaille Michael va par exemple remplacer la dominance du goût par celle des sensations de matière, par l'apparence et d'autres critères qui viendront peu à peu remplacer ceux des papilles. Certains s'adaptent, d'autres pas, semble constater amèrement le film. Il y a ceux que la perte des sens plonge dans l'isolement et la folie, et il y a ceux qui comme Susan et Michael compensent et s'accrochent d'autant plus intensèment à ce qu'il leur reste. Perfect Sense est surtout la romance entre deux êtres qui ne se cherchaient pas vraiment mais qui, en raison de l'épidémie, vivent cette rencontre et cette histoire d'autant plus fortement. Ils vibrent de désir alors que leurs sens leur échappent, et c'est beau. Le film d'anticipation n'est jamais un exercice de style évident, et celui-ci souffre aussi de pas mal de défauts mais le couple est complice et le scénario suffisamment écrit pour nous captiver pendant plus d'une heure et demi.

    tinalakiller
    Le 05/12/2016
    381 critiques
    David MacKenzie, réalisateur de Les Poings contre les murs (Starred Up) ou plus récemment de Comancheria (Hell Or High Water), a réuni Ewan McGregor et Eva Green pour un nouveau film autour de la fin du monde et de la contagion (sur le papier). Ce sont décidément des sujets qui touchent beaucoup de réalisateurs depuis maintenant quelques années. Dans Perfect Sense, le mal en question est la perte de tous les sens au fil du temps. Cela dit, il ne s’agit pas à proprement parler d’un film de science-fiction. Disons que la science-fiction n’est qu’un prétexte pour évoquer d’autres sujets. Dans un premier temps, ce qui nous frappe le plus est la romance entre Michael et Susan. Comment s’aimer alors que le monde autour de nous est en train de s’effondrer ? Surtout, malgré le désastre présenté, le message est assez positif : l’homme peut toujours se relever face aux pires atrocités et devenir solidaire. J’aurais pu aimer sur le papier ce Perfect Sense qui a envie de proposer autre chose sur l’apocalypse. Le film semble d’ailleurs avoir son lot de fans. Pour ma part, j’ai vraiment eu du mal à aimer ce film qui m’a paru très long alors qu’il ne dépasse pas les 1h30. Le film a beau regorgé de bonnes idées, le résultat m’a paru très décevant. Sous prétexte qu’il ne s’agit pas concrètement d’un film de science-fiction (en tout cas la science-fiction doit rester secondaire si on comprend bien le projet de base), le scénario semble trop incomplet. On ne demandait évidemment pas de tout connaître en détails, d’avoir des descriptions à la Philip K. Dick (évidemment que notre part d’imagination doit avoir sa place !). Le scénario m’a juste semblé incroyablement vide et du coup pas du tout crédible. Peut-être que je cherche la petite bête, le film ne m’ayant pas suffisamment emportée pour que je puisse oublier quelques détails. J’ai du mal à comprendre comment les hommes deviennent avant tout agressifs puis perdent un de leurs sens. Pour ne rien arranger, la mise en scène de David MacKenzie, avec tous les effets techniques qui vont avec, est hyper prétentieuse. La réalisation, la photographie, le cadrage etc… l’ensemble de ce côté est plus que satisfaisant, il y a des gens qui savent bosser. Je ne vais pas remettre en question leur savoir-faire. En revanche, c’est la manière dont ce travail est mis en avant. David MacKenzie se prend vaguement pour Terrence Malick ou veut quelque chose dans cette même veine, du genre « expérimental ». Sur le papier, il fallait évidemment livrer un réel travail avec les images pour pouvoir retranscrire tous les sens.
    Le défi était alors de taille mais selon moi il n’a pas du tout été relevé ! J’ai plus envie de dire qu’il s’agit plus d’un étalage de connaissances techniques (du genre je m’amuse à faire de la shaky cam sur un vélo) qu’un réel moyen de créer une quelconque vraie émotion, de la poésie ou autre chose d’ailleurs. Certaines scènes m’ont paru vraiment ridicules (du genre la crise où les personnages bouffent un bouquet de fleurs…), limite m’ont fait rire alors que j’aurais dû ressentir du désespoir par exemple. Pour ne rien arranger, on nous colle la voix-off hyper lourdingue par Eva Green (le tout accompagné par une musique du compositeur allemand Max Richter, certes jolie mais qui nous saoule et nous insupporte à forcer d’être répétée et répétée !). La voix de l’actrice en elle-même n’est pas dérangeante ni désagréable (elle a au moins son charme), c’est juste encore une fois la manière dont ce procédé est mis en avant. Le résultat se veut poétique par cette superposition d’images esthétisées (même si en choisissant de filmer un Glasgow assez gris et froid, cet aspect en question n’est pas toujours bien valorisé) et de voix déballant des phrases pseudo poétiques-philosophiques-intelligentes. Pour ma part, si cela a peut-être provoqué des émotions à des spectateurs, chez moi, cela m’a plus exaspérée qu’autre chose : en clair, ça vole aussi qu’une vidéo (et maintenant un bouquin) d’EnjoyPhoenix. La dénonciation de notre monde capitaliste ou encore la manière de voir un peu de beauté et certainement de bonté chez l’homme m’ont semblé si mal menées (surtout qu’on a quand même du mal à voir un élan de positivité si on se retrouvait réellement sans aucun de nos sens…). Cela dit, je retiens tout de même quelques éléments positifs même si le film m’a fortement déplu. La toute dernière partie consacrée aux dernières pertes de sens (l’ouïe et la vue) m’ont semblé mieux exploitée, avec cette fois-ci une réelle prise de risque artistique : il se passe enfin quelque chose qui ne se contente pas d’être superficiel, ça provoque enfin un peu d’émotion. Hélas, ce point arrive vraiment trop tard dans ce film qui m’a énormément ennuyée. J’aurais tellement aimé voir tout le film aller dans ce sens au lieu de faire du surplace avec de la poudre aux yeux et de ne rien exploiter des éléments pourtant exploitables. Enfin, l’autre point positif concerne les interprétations. Eva Green et Ewan McGregor, tous les deux très impliqués et convaincants, forment un très joli couple assez complice, on ressent une sorte d’alchimie entre eux.

    Site web:  https://tinalakiller.com/2016/12/05/perfect-sense/
    Ezelk
    Le 12/08/2012
    3 critiques
    énorme!!!!

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