Critiques du film: Sur la route
    Sur la route
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    Sur la route
    Yuko
    Le 31/05/2012
    268 critiques
    Adaptation du célèbre roman de Jack Kerouac, sur la route possède tous les grands atouts d'un road-movie réussi : grands espaces, désirs de liberté, paysages splendides, rêves d'un autre monde... Véritable voyage initiatique, tantôt électrisant, tantôt nostalgique, le nouveau film de Walter Salles ne parvient cependant pas à la hauteur de ses ambitions. Désireux de rester fidèle au roman, le réalisateur nous livre un film (trop) lisse, (trop) parfait et souvent (bien trop) attendu. Long-métrage édulcoré, à l'esprit trop sage, le film de Walter Salles ne livre jamais la mélancolie douce de ses personnages, le vertige de leurs rencontres, les désirs qui les habitent. La respiration saccadée des dérives et l'essence fiévreuse du roman restent ici retenues par une mise en scène classique et des personnages trop lisses. Les scènes répétitives de drogue et de sexe ne rapportent quant à elles jamais l'atmosphère sauvage et la folie douce des personnages. Ces derniers, trop conventionnels, ne réussissent pas à emporter le spectateur dans les méandres de leurs âmes tourmentées. Un film ambitieux, freiné par un esprit trop conventionnel et une réalisation bien trop sage...

    Site web:  http://art-enciel.over-blog.com/article-sur-la-route-de-walter-salles-106134963.html
    filou49
    Le 13/06/2012
    148 critiques
    quarante ans après sa mort, Kerouac n’en finit pas de fasciner avec son texte-manifeste de la liberté avec un grand L. Cette oeuvre marque les débuts d’une révolution culturelle américaine qui prendra tout son sens dans les années 1960, mais aujourd'hui, ceux qui le lisent le trouvent tout autant révolutionnaire qu'à l'époque, ou au contraire, complètement daté. En effet, si on peut comprendre dans les années 60 ce que le livre pouvait avoir de nouveau et de stimulant, on peut se demander, alors que nous vivons en 2012, pourquoi ce livre insuffle toujours autant de désir et de fascination.

    Il faut notamment voir à quel point le projet de son adaptation cinématographique a suscité de convoitises et de frénésie (le projet a notamment été resté bloqué quelques années dans les tiroirs de Francis Ford Coppola).

    A la vision de l'adaptation faite par Walter Salles, le réalisateur du magnifique sur-la-route-604-604x351Central Do Brasil, j'ai du mal à comprendre la force suscité par le texte de Kerouac. J'imagine que cela provient de cette adaptation un peu tiédasse et qui manque autant d'âme et de force.

    Certes, le film se laisse voir sans déplaisir pendant ces deux heures vingt qu'on sent quand même bien passer, mais quelques jours aprés la vision du film, il n'en reste malheureusement pas grand chose.

    Le tout donne surtout une impression tenace de décousu, avec une narration déconstruite, et des personnages ou des situations, présentés de façon expéditive et baclés. Etle personnage principal, Jack Kerouak, renommé dans le roman et le film, Sal Paradise, semble surtout d'une passivité extrême, et on ne sent jamais monter en lui la fiévre et la frénésie qui feront naitre son talent de conteur hors pair.

    Surnagent dans le film la prestation enfiévrée de Garrett Hedlund dans le rôle de Dean Moriarty, le physique ravissant de Kirsten Steewart que je découvrais pour la première fois sur un écran de cinéma, ainsi que l'avant dernière scène, sur un trottoir new yorkais quelques années aprés la folle escapade, où pour la première fois du film, vient poindre un souffle d'émotion. Une émotion qui arrive bien trop tard pour empecher que le film dont j'attendais beaucoup ne soit une bien cruelle déception, une deuxième dans les films sélectionnés à Cannes après Moonrise Kingdom.

    Site web:  http://www.baz-art.org/archives/2012/06/09/24433519.html
    Thibaut
    Le 28/05/2012
    141 critiques
    Ca y est ! Après moult projets avortés, un nombre conséquent de réalisateurs qui se sont cassé les dents, et pas des moindres (Brando, Hopper, Coppola, Van Sant pour ne citer qu’eux), voici l’adaptation cinématographique du célèbre roman de Jack Kerouac qui passe enfin du statut d’arlésienne à celui d’objet voulu par l’auteur lui-même. Et c’est Walter Salles qui a récupéré le bébé, pour du bon et aussi du con.

    La suite se trouve dans le lien ci-dessous.

    Site web:  http://critiqueconnection.wordpress.com/2012/05/28/sur-la-route/
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