Critiques du film: Never Let Me Go
    Never Let Me Go
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    Never Let Me Go
    bobmorane75
    Le 07/03/2011
    245 critiques
    C’est tout simplement horriblement atroce ! Je n’ai jamais été aussi pris dans une histoire autant que dans ce film. Sans doute a-t-il révélé des angoisses cachées. Il se trouve que c’est génialement filmé et joué avec une grande justesse. Il y a une subtilité tellement pointue dans la description des rapports humains, et un tel fatalisme inéluctable que s’en est angoissant. Sans vouloir trop en dévoiler, disons qu’il y a un malaise palpable dès le début qui ne nous lâche plus jamais. Pourtant, le thème a déjà été souvent abordé, mais l’écriture somptueusement soignée, donne une touche bien pire que toutes les autres. Carey Mulligan, que j’ai adoré dans Une éducation, est absolument sublime d’intenses émotions, tout simplement extraordinaire. Andrew Garfield, possède un talent sublime. Quant à Keira Knightley, elle y est une fois de plus d’une sensibilité extrême. Et Charlotte Rampling, se révèle bien meilleure que ses dernières apparitions. Ne pas oublier les enfants, Isobel Meikle-Small, Ella Purnell et Charlie Rowe, sont aussi émouvants que leurs aînés.

    Site web:  http://glandeurnature.blogs.allocine.fr/
    Marine06
    Le 24/03/2011
    30 critiques
    Adaptation d’un best-seller, Never Let Me Go, surprend par son thème, l’interprétation impeccable des acteurs et des images à couper le souffle.
    Never Let Me Go, est un film troublant et déroutant, dû à des sujets très peu présents dans le cinéma: le clonage humain et le don d’organes. Un jolie deux-en-un donc, pour un sujet encore très tabou aujourd’hui.
    La grande originalité du film réside dans son choix temporel. En effet, pour la première fois, l’histoire ne se situe pas dans un futur lointain, où le clonage est devenu possible, mais dans le passé et plus précisément dans la seconde partie du XXème siècle. C’est donc une sorte de réalité parallèle que nous propose Mark Romanek. Ce n’est pas demain, c’est hier. Il s’en ressort une sorte d’intemporalité fascinante. A quelle époque sommes nous? Si les décors, les objets, les costumes, nous plongent dans le passé, le thème traité est tellement actuel, les dialogues tellement modernes, qu’on ne sait plus quoi penser ! Le temps qui passe est le moteur principal du film. Outre cette opposition passé/actuel, la manifestation d’un temps qui s’écoule à toute vitesse est omniprésente. On voit ici et là des montres et des horloges, pour nous rappeler sans doute, que le temps des protagonistes est compté.

    Le film réussit haut la main le défis de ne pas tomber dans un drame romantique, eau de rose au possible. Dans Never Let Me Go, on parle de sentiments oui, il est beaucoup question d’amour (notamment cet amour romanesque entre Tommy et Kathy), mais il est aussi question de sexe et de désir. Ces éléments ne sont pas cachés ou suggérés, non, ils sont montrés, souvent de manière très crus, qui donnent au film une ambiance très spéciale, et le rend déroutant, troublant, parfois même malsain.
    Le film ne tombe jamais dans le panneau, du drame romantique, jusqu’au dénouement final. Never Let Me Go c’est peut être ça: un film dramatique en puissance. Si le début du film, nous rappelle des films d’enfants comme La Croisée des Mondes ou Narnia, on s’éloigne bien vite de ce cadre et on tombe immédiatement dans un schéma de dénouement dramatique inévitable.

    Never Let Me Go est porté par un trio d’acteurs formidables. Si on connait bien Keira Knightley, on est heureux de la découvrir sous un nouvel angle. Dans Never Let Me Go elle interprète Ruth, dure, cassante, et manipulatrice. C’est la méchante de l’histoire. pour une fois. Ses partenaires Carey Mulligan et Andrew Garfield. sont tout aussi convaincants.

    Never Let Me Go est un film déroutant et surprenant. S’il ne m’a pas particulièrement inspiré juste après l’avoir vu, je dois avouer que 48 heures plus tard, le film a muri dans mon esprit et se révèle beaucoup plus profond que je ne le pensais. Un film qui vous fera réfléchir sur la vie, le temps qui passe, sur la mort aussi et qui restera marqué dans votre esprit, longtemps après le générique de fin.

    Site web:  http://2muchponey.com/chroniques-cine/avis-never-let-me-go/
    satinesdiamonds
    Le 08/07/2011
    178 critiques
    Déjà conquise par la bande annonce et par mon nouvel attachement pour Keira KNIGHTLEY, il ne m'a pas fallu beaucoup d'hésitation.
    L'histoire est loin d'être banale mais il ne s'agit pas d'un simple film de clones comme on l'entend. L'aspect '' clone '' est relégué au seond plan , voir troisième. Il est question, ici, de l'aspect '' humain '' avant tout. C'est une histoire très intéressante et captivante, d'autant plus quand j'ai su qu'il s'agissait d'une oeuvre littéraire qui laissait présager une imagination extrêmement fertile de la part de son auteur. L'histoire se laisse ainsi suivre, servie par une pleiade d'acteurs d'une justesse de jeu incomparable et d'un talent grandissant. Palme d'or aux enfants, INCROYABLES !!!!!!!!
    J'ai aimé retrouver Keira KNIGHTLEY dans un nouveau rôle juste une semaine après sa " découverte " dans Last Night, même si on la voit moins que les deux autres acteurs avec lesquels elle partage l'affiche. J'ai aimé découvrir Andrew GARFIELD qui me semble ne pas avoir d'âge. J'ai aimé sa tendresse, sa détresse, le fait qu'il parvienne à me toucher, une chose qui me paraît due surtout à sa personnalité plutôt qu'à son personnage. Quant à Carey MULLIGAN, époustouflante. Je découvrais, ici, cette actrice et j'aurai plaisir à la suivre encore longtemps.
    Tout le film baignait dans une ambiance grisâtre, que l'on découvre avec le pensionnat. Une ambiance british, à la fois désespérante et touchante. La qualité esthétique de l'image est à couper le souffle.
    Un petit regret néanmoins : certains passages manquent de clareté et d'explications. Le réalisateur ( et l'auteur ) semble avoir choisi la voie du spectateur qui connaît tout et qui vit la situation décrite par les images, comme si ça n'avait rien de fictif. C'est assez déstabilisant.
    C'est un film sans prétention qui ne fait pas sourire et qui donne un gros coup au moral, parce que même si ce sont des clones, ils sont aussi des personnes à part entière, auxquelles on s'attache. Mais dès les premières minutes, on sait comment tout cela va finir et il n'y a pas vraiment de surprise, même en apprenant que ce sont des clones car la bande-annonce nous le dit déjà. C'est dommage.....
    Je ne dirai pas que j'ai passé un bon moment ou un moment divertissant ( comment cela se pourrait-il avec un film pareil ?! ). Mais c'est un film empli de questionnements et d'espoir malgré tout. On en sort chamboulé mais peut-être pas autant qu'on le devrait, comme une impression d'inachevé ou de manque sans pouvoir mettre le doigt dessus.


    Site web:  http://satinesdiamonds.skyrock.com/2983605723-never-let-me-go.html
    Yuko
    Le 14/04/2011
    268 critiques
    Dans une atmosphère silencieuse servant une problématique dure et complexe, Never let me go s'attarde sur l'expression des âmes et sur leur inquiétante résignation...
    Sujet terrifiant porté par un trio d'acteurs intéressant, le film ne réussit cependant pas à toucher ni à faire vibrer le spectateur autant que son potentiel le laisse entendre...
    Poétique autant que pudique, le film réussit à dessiner des liens forts et tendres mais hésite à traiter du sujet avec conviction. Un choix du réalisateur compréhensible mais néanmoins regrettable pour un film qui, si intéressant par son sujet alarmant, aurait mérité une mise en scène plus forte et percutante. Un moment de cinéma, doux et résigné... qui se laisse malheureusement trop porter par une émotion sublimée.

    Site web:  http://art-enciel.over-blog.com/article-never-let-me-go-de-mark-romanek-71743424.html
    Daydreamer
    Le 19/10/2012
    760 critiques
    Un bien joli film qui aurait pu être plus bouleversant si l'émotionel avait été développé davantage mais le réalisateur a fait le choix de la retenue, ce qui n'est pas non plus un mal en soi. La mise en scène est délicate, j'ai l'impression que tous les films dans lesquels joue Carey Mulligan sont toujours empreints de douceur et de légèreté. J'adore définitivement cette actrice. Pour en revenir à l'histoire, une réalité alternative dans laquelle des individus sont élevés dans l'unique optique de devenir des donneurs d'organes, elle fait froid dans le dos, mais le sujet est bien amené et traité, à tel quel point qu'on en oublierait presque de se demander comment ils peuvent tous accepter leur destin sans broncher et se révolter, je ne me suis posé la question qu'à la toute fin. Mais là n'est pas l'essentiel, cette histoire veut avant tout nous faire réfléchir sur certains points importants de la vie et de la mort, et elle y parvient parfaitement.

    fabe
    Le 09/03/2011
    52 critiques
    Adaptation du roman Auprès de moi toujours (paru en 2005) de Kazuo Ishiguro, Never let me go situe son intrigue dans un monde parallèle à l’Angleterre des années 90 : les avancées médicales ont permis de reculer la mortalité grâce à des donneurs programmés dès leur enfance à sacrifier régulièrement leurs organes.

    Sur cette toile de science-fiction qui à l'image de Bienvenue à Gattaca entretient beaucoup de résonnances avec notre quotidien, le récit s'articule autour d'une histoire d'amitié et d'amour déchirante car vouée à disparaitre dans un futur proche.

    Divisée en trois chapitres, l'histoire propose tout d'abord un cadre classique de pensionnat anglais de fin du XXème siècle mais très vite des éléments disséminés ici et là dans le plan ou la narration laissent planer une étrangeté déstabilisante : les jeunes pensionnaires ne peuvent franchir l'enceinte de l'établissement, arborent des bracelets magnétiques puis apprennent lors d'un cours que leur destin est programmé. Les trois personnages principaux devenus jeunes adultes sont ensuite envoyés dans une propriété en apparence chaleureuse, Les cottages, où ils sont invités à patienter jusqu'aux premiers prélèvements : "donneurs" ou "aidants," leur futur est inéluctable, pas d'échappatoire, juste une attente résignée que l'amitié, l'amour permettent de soulager.

    Le formidable trio composé d'Andrew Garfield, Keira Knightley et Carey Mulligan est le coeur de cette bouleversante histoire mis en image par Mark Romanek, auteur du remarqué Photo Obsession en 2002.

    Le réalisateur américain associé à l'auteur britannique Alex Garland parvient à créer un univers mystérieux, très vite angoissant sur les bases d'un monde très réel où les décors, les costumes, les accessoires ont été choisis pour leur côté universel. Romanek laisse adroitement les questions d'éthique, de moralité en second plan pour se consacrer au parcours tragique de jeunes gens à l'existence artificiellement compactée.
    Never me let go, sa belle histoire mélancolique sur la perte de l'innocence et l'amour apaisant, le sens du sacrifice et la nécessité de conserver l'espoir, son sujet puissant sur la fragilité et la force de l'être humain traité avec intelligence et sensibilité, devraient toucher le plus grand nombre.

    Site web:  http://boulevardducinema.blogspot.com
    summerday
    Le 09/03/2011
    164 critiques
    Il y a des adaptations que l'on peut voir au cinéma avant d'en lire le roman. Ce n'est pas le cas pour l'histoire mise en images de Kazuo Ishiguro. Je ne vous le recommande pas en tout cas, ou seulement si vous ne souhaitez vraiment pas lire le livre par la suite.

    À ceux qui avaient adoré le roman et pourraient redouter ce film, une seule chose à dire : allez-y sans hésitation! J'ai lu Auprès de moi toujours (titre de la traduction) lors de sa sortie en France et j'avais été subjuguée par cette histoire, forte, belle, intelligente. Dans ces cas-là on a toujours peur que l'émotion en salles n'égale pas celle ressentie à la première découverte ; on se dit qu'on va peut-être même s'ennuyer. Il n'en est rien. Never Let me go est une adaptation extrêmement fidèle, aussi bien dans les décors et l'atmosphère générale que dans la narration. Je n'ai lu le roman qu'une seule fois mais son intrigue et ses descriptions m'avaient marquées au point de me souvenir presque de chaque scène. Pourtant jamais je n'ai ressenti d'impression de redondance ou d'ennui. Et le plus important : l'émotion a été à nouveau là. Principalement grâce aux acteurs Carey Mulligan et Andrew Garfield si subtils.

    Que dire de l'histoire sans gâcher le plaisir de ceux qui ne la connaissent pas encore? Disons que nous sommes en Angleterre, dans les années 60, mais dans une réalité alternative bien que d'apparence classique et semblable à notre monde. Nous suivons le destin de jeunes enfants qui grandissent dans un mystérieux pensionnat, à l'abri des regards et selon des règles obscurs. Ces enfants sont exceptionnels et destinés à une vie particulière et nous le découvriront en même temps qu'eux. Voilà, de quoi intriguer mais ne rien dévoiler.

    Le film est magnifique. On suit les trois héros principaux, Kathy, Tommy, et Ruth, à trois époques de leur vie et le film dépeint tout à fait les atmosphères du roman. L'innocence et les questionnements de l'enfance dans un cocon feutré, le passage à l'âge adulte avec les premiers émois pour certains et l'isolement de Kathy dans une atmosphère chaleureuse mais un peu nébuleuse, puis la fin avec ses paysages aussi ternes que les épreuves qui les attendent. Bien sûr il y a des choses qui ont été survolées mais l'essentiel est là, à savoir l'imaginaire d'Ishiguro. Les révélations finales sont toujours aussi percutantes et les questions soulevées peut-être encore plus frappantes lorsque l'on peut lire la désillusion dans les yeux des personnages, une déception à la hauteur de leurs fantasmes si poétiques. Un très joli film pour une très grande histoire.

    Il faut reconnaître que rares sont les cinéastes à réussir aussi bien à reconstituer l'univers d'un auteur. J'ai vraiment eu la sensation d'être dans le livre et de retrouver les sensations de ma lecture. Se détourner d'un style pourtant bien personnel (Photo Obsession qui avait reçu plusieurs prix avait une photographie particulière) est la preuve d'une belle compréhension de l'œuvre originale.

    Site web:  http://summerday.hautetfort.com/archive/2011/03/09/never-let-me-go.html
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