Air doll

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    Air doll

    UTILISATEURS
    (3.5 pour 9 notes)
    REALISATION:
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    PAYS:
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    2h 5min
    ACTEURS:
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    Affiche du film Still walking
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    Synopsis du film Air doll

    Tokyo. Une poupée d'air habite l'appartement sordide d'un homme d'une
    quarantaine d'années. Elle ne peut ni parler, ni bouger, mais elle est
    la seule compagne de son propriétaire. Il lui parle, prend son bain
    avec elle, et lui fait l'amour chaque soir, en rentrant du travail.
    Mais un jour, le fantasme devient réalité : la poupée prend vie et
    développe des sentiments humains. Comme un nouveau-né, elle découvre un
    monde inconnu qu'elle aspire à découvrir.
    Elle s'aventure alors dans
    les rues de la ville, fascinée par tout ce qu'elle voit, mais les gens
    qu'elle rencontre sont incapables de lui expliquer ce que veut dire
    "être en vie"... C'est en poussant la porte d'un vidéoclub qu'elle
    obtient enfin une réponse : elle fait la connaissance de Junichi, le
    vendeur, et tombe aussitôt amoureuse de lui. La poupée est embauchée au
    magasin et noue chaque jour des liens de plus en plus forts avec
    Junichi : ils vont ensemble au cinéma et sillonnent la ville ... comme
    un couple. La poupée est parfaitement heureuse jusqu'au jour où elle se coupe la main par accident et se met à dégonfler devant Junichi...

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    fannynours
    Le 18/07/2010
    76 critiques
    Un homme, la quarantaine, célibataire, vit dans un minuscule appartement de Tokyo avec sa poupée gonflable. Il mène une paisible vie de couple avec elle: elle l'attend sagement chaque soir, il lui sert le café, lui raconte sa journée, prend son bain avec elle, lui fait l'amour et dort près d'elle. Le matin, il lui souhaite une bonne journée et retourne travailler. Un jour, la poupée s'articule. Elle a gagné un cœur, et part à la découverte de la ville et de ses habitants. Le soir, elle retourne auprès de son propriétaire et dissimule son nouveau statut; le jour, elle travaille dans un petit vidéo-club et tombe peu à peu amoureuse de Junichi, son jeune collègue.





    Hirokazu Kore-Eda avait réalisé Still walking, et aussi Nobody knows, deux films à la mélancolie poétique. Encore une fois, son sujet est à la fois étrange et onirique; cette apparent désenchantement sert de parabole à un message humaniste, sur la condition des hommes et sur leur solitude dans les grandes villes. Le film est émaillé de personnages caractéristiques, qui trompent tous leur angoisse de la solitude chacun à leur manière. Cette galerie est parfois pesante, car notre héroïne en plastique ne croise pas forcément ces personnages dans son apprentissage de l'humain; ils surgissent de nulle part, sans raison; leur existence appuie le propos du réalisateur, mais est maladroitement introduite dans le scénario.


    A part cette surenchère d'isolés, l'histoire se tient, et on suit avec plaisir cette gracieuse poupée qui prend vie sans raison. On comprend ce qui l'étonne, ce qui la touche; tout la séduit, et elle collectionne comme une enfant des bouteilles en verre. Sans sexe, ou presque, puisqu'elle n'a pas de sensation ni d'envie, autre que celles dictées par sa curiosité, elle réussit à danser, ses longues jambes libérées par des jupes courtes, à peine érotique, toujours dans la joliesse de ses yeux qui ne clignent jamais. Telle un Pinocchio moderne, elle tente, vainement, de s'intégrer à ce monde trop égoïste pour elle. Son histoire finira dans un souffle, celui de sa vie qui s'échappe, car à avoir trop grand cœur, elle ne réussira pas à comprendre l'individualisme des autres, ni même celui de son amoureux.


    Etrange histoire que celle d'une poupée gonflable, qui cherche à faire disparaître ses coutures, se rebelle contre un propriétaire aimant, et vit sa double vie en recherchant son créateur. Il faut toute la poésie de Kore-Eda pour en faire un film aussi naturellement que possible, simple et joli. Pas d'effets spéciaux spectaculaires, de transformations surréelles. Tout est dans la bande-son, qui joue sur les bruits de crissements du plastiques, et sur des plans de coupe savamment ordonnés. La nature de la poupée ressort parfois, dans la surprise d'une coupure qu'elle se fait. L'air qu'elle expulse la fait mourir dans un sifflement; et la beauté du geste de Jinuchi, venu lui insuffler son propre souffle pour lui redonner vie, se termine dans un quasi-orgasme émouvant.


    Le réalisateur ne perd jamais son propos, et dresse néanmoins, à travers ce personnage envoûtant, une image un peu sombre de la société moderne. Air doll avait été sélectionné à Cannes en 2009, dans la catégorie Un certain regard.

    Site web:  http://fannybens.blogspot.com/2010/06/air-doll-de-hirokazu-kore-eda.html
    cristal
    Le 19/07/2010
    211 critiques
    L'âme intangible des films de Kore-Eda a toujours échappée à l'artifice ou aux conventions, construisant des récits sur l'épure dramatique et la consistance du temps qui simplement se déroule ("Distance", "Nobody Knows", "Still Walking"). "Air Doll", fantaisie à part, récréation ludique sur la quête amoureuse et les bouleversements existentiels, est de fait le premier film du cinéaste japonais à n'être voué qu'à un principe d'artifice, de faux : pour cause, son héroïne est une poupée gonflable dont l'existence alterne entre la vie en chair humaine, et celle en plastique pour laquelle se démène un pauvre type censé combler les trous. Broderie onirique sur la plastification des êtres, la superficialité amoureuse et l'abandon des rêves, "Air Doll" est une métaphore non-dissimulée de nos brêves destinées vouées à l'échec. Mélange de naïveté poétique (certaines scènes, notamment le théâtre d'ombre et le passage à la vie humaine, rappellent quelques travaux surréalistes d'Ozu) et d'érotisme soft, Hirokazu Kore-Eda signe une oeuvre inventive et légère comme une plume, mais finalement beaucoup plus profonde qu'elle ne le laisse paraître. Son scénario s'étire trop jusqu'à des conclusions esthétiquement peu intéressantes, seule ombre au tableau, mais la fable mécanique qu'il propose offre ses charmes comme un manège d'enfant où l'on s'émerveille devant la créativité de certaines réalisations (la scène de sexe dissimulée en un regonflage dans un vidéoclub). L'amour porté vers le cinéma et cette luminosité qui perdure longtemps après le film tient aussi de la matière plaisante de l'oeuvre. A la manière de Park Chan-Wook dans "Je suis un cyborg" (dont la photographie semble être reprise à l'identique), mais à la différence qu'"Air Doll" a un motif et un sens, Kore-Eda créé une comédie en apesanteur, imprévisible dans son charme lunaire et la riche thématique qu'il embrasse. Son flux poétique inspire chaque plan, chaque idée comme si tout devait prendre son envol dans le même temps. Extraordinaire d'imagination tout en étant d'une grande paisibilité, "Air Doll" agrandit les influences de son auteur jusqu'à la BD charnelle et le manga futuriste, tout en gardant de cette épopée le sens premier et le charme enfantin : celui d'une comédie dramatique, dont le décalage improbable offre de magnifiques séquences de drôlerie. Sous les lumières bleutées de l'enfance, comme le papier peint d'une chambre de gosses, Kore-Eda compte rappeler aux adultes que tous les contes ne sont qu'un seul souvenir, celui, essentiel, de notre enfance dissimulée. Tout y est faussement mièvre, dépeignant par le biais d'une esthétique laiteuse et colorée la noirceur hors-champ de la gravité humaine. On sourit à la mort de la poupée là où il n'y a qu'une fatale et sereine affirmation du temps qui passe et qui condamne. Le cinéma japonais semble grandi dans cette évocation acidulée de la vie, à l'encontre des temps technologiques qui dévorent les pensées et les corps. Le plastique de Air Doll, idéalement, devient la peau d'une jeune fille miraculeuse qui découvre la vie comme un enfant qui trouve quelques repères. Offrande au plaisir de la découverte, aux plaisirs de la chair, "Air Doll" communique sous ses coquineries mignonnes la dimension tragique de l'amour et de la mort. Son actrice, Doona Bae, y est pour beaucoup et clôt de son inoubliable visage d'automate les évasions inspirées d'un film mineur et pourtant immanquable.

    Site web:  http://moncinemamesfilmsmonart.blogs.allocine.fr/
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