Illusionniste (L')

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    - Fable poétique et tendre, L'illusionniste, film d'animation, nous entraîne dans l'aventure d'un vieil artiste, dépassé par le progrès et l'évolution à une époque où la modernité prend le pas sur le classique. A la fin des années 1950, l'univers traditionnel du music-hall est chamboulé par l'arrivée du rock dont les jeunes sont fous. Au milieu de cette agitation, l'Illusionniste décide de tenter sa chance à Londres, mais se rend vite compte que la même folie agite la ville. Cantonné à des petits spectacles sur la côte ouest de l'Ecosse, l'illusionniste va faire la rencontre d'une jeune fille qui va changer sa vie...
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    Illusionniste (L')

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    (3.65 pour 258 notes)
    REALISATION:
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    DUREE:
    1h 30min
    ACTEURS:
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    Illusionniste (L'): ADN

    Emotions : Détente / famille
    Genres : Dessin animé
    Thématiques Music-hall

    Synopsis du film Illusionniste (L')

    À la fin des années 50, une révolution agite l'univers du music-hall :
    le succès phénoménal du rock, dont les jeunes vedettes attirent les
    foules, tandis que les numéros traditionnels - acrobates, jongleurs,
    ventriloques - sont jugés démodés. Notre héros, l'illusionniste, ne
    peut que constater qu'il appartient désormais à une catégorie
    d'artistes en voie de disparition. Les propositions de contrats se
    faisant de plus en plus rares, il est contraint de quitter les grandes
    salles parisiennes et part avec ses colombes et son lapin tenter sa
    chance à Londres. Mais la situation est la même au Royaume-Uni : il se
    résigne alors à se produire dans des petits théâtres, des
    garden-parties, des cafés, puis dans le pub d'un village de la côte
    ouest de l'Écosse, où il rencontre Alice, une jeune fille innocente qui
    va changer sa vie à jamais.

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    cristal
    Le 27/06/2010
    211 critiques
    Il aura fallu 7 ans à Sylvain Chomet pour que son nouveau dessin animé voit le jour sur grand écran. Fort du succès public et critique des Triplettes de Belleville, animation singulière au charme des vieux films français hors du temps, entre province et mégalopole, entre rire et tristesse, entre son et muet, couleur et N&B. Cette fois-ci, "L'illusionniste" conte le quotidien d'un magicien dont l'honnête travail se voit détrôné par l'arrivée du rock dans le monde du music-hall. Constatant que sa solitude dépasse sa vie privée, il tente de réconquérir un public jusque dans une île écossaise où sa rencontre avec une petite fille va le transformer en un grand-père protecteur. De cette belle histoire pensée par Jacques Tati (jusqu'à l'écriture totale du scénario!), Sylvain Chomet réalise un dessin animé tentant de retrouver les mécanismes de son précédent film. Mais cette fois, aucun univers ne prend vie à l'écran. Les décors se banalisent dans leurs détails et leur confort vieille france, les traits des personnages sont grossièrement tirés (Alice, la petite fille, est dénuée de caractérisation physique), la musique se fait pesante : le charme rustique ne peut coller avec cette vision rétrograde du monde. Là où "Les triplettes de Belleville" fonctionnait sur un rythme absurde et une série de personnages obsédants, "L'illusionniste" ne fait que coller aux basques d'un personnage fondu dans la masse et dont la particularité physique (grandeur, minceur, élégance) ne pouvait ressortir que si Tati lui-même avait tourné le film dans ses cadres immenses et millimétrés, comme si chaque plan était avant tout une scène de théâtre. Chomet, lui, adapte scrupuleusement un scénario simple (voire simpliste) dont la force humaniste se noie peu à peu avec la naïveté du dessin et des couleurs, caricaturant l'évolution artistique et reniant certaines formes de progrès social pour une mélancolie tristounette, au bord de l'ennui et dont la rusticité exagérée laisse deviner une préférence vers l'univers 'vintage' (mais après tout, n'est-ce pas la base du cinéma que de devoir faire un choix et d'exprimer son point de vue). Mais cette poésie désabusée, lancinante, répétitive, entre le monde de l'enfance et l'aboutissement de l'âge adulte, devient rapidement moralisatrice, insistant avec candeur sur le coeur d'enfant qui est en nous, cette magie du regard que l'on ne doit pas abandonner et l'immense spectacle qu'est la vie (la grâce, peut-être, des dix dernières minutes où tout s'éteint jusqu'à l'écran noir). "L'illusionniste" aurait pu être un nouveau chef-d'oeuvre de l'animation traditionnelle française, pourtant cette fois l'alchimie entre humour et émotion ne fonctionne pas. Le silence des mots créé un vide dont ne souffrait pas "Les triplettes de Belleville". Chomet a voulu parler de la communication sans les mots, de la chanson sans paroles, mais à ce dur défi manque l'habileté de la mise en scène et du conte, le jusqu'au-boutisme du non-rire qui en devient drôle, de la non-émotion qui en devient déchirante. "L'illusionniste" ne réitèrera pas l'exploit des Triplettes, tout au plus il le prolongera avec paresse, et peut-être, au loin du voyage, aperçevra-t-on l'odeur vieillie d'un film charmant pour enfants.

    Site web:  http://moncinemamesfilmsmonart.blogs.allocine.fr/
    fannynours
    Le 18/07/2010
    76 critiques
    Fin des années 50, à Paris et partout en Europe, les temps sont durs pour les artistes burlesques; les music-hall ne remplissent plus leur salles avec des magiciens, des acrobates, des ventriloques ou des clowns. L'illusionniste fait partie de cette vieille école, balayée par les groupes de rock'n'roll. Les contrats sont durs à trouver. De Paris, notre héros et son lapin partent à Londres; de petits théâtres en garden parties, il arrive à trouver un public dans un bar lointain perdu dans un village écossais, où il rencontre Alice, une jeune fille qui croit en sa magie. Elle le suit à Edimburgh, où l'illusionniste reste pour un temps, dans un petit hôtel peuplé de gens du spectacle, fatigués comme lui. La jeune Alice ferme les yeux aux malheurs et ouvre bien grand les paupières devant les lumières et les jolis vêtements.





    Le second long-métrage de Sylvain Chomet conserve cette patte sombre et lente, attendrissante d'une 2D assumée. Les cadres sont ceux de Jacques Tati, qui avait laissé inachevé ce scénario: immenses, perdus entre les immeubles, prenant les personnages en pied. Le personnage de l'illusionniste rappelle évidemment un Monsieur Hulot, trop grand, qui ne trouve jamais costume à sa taille, un peu dépassé par le temps qui court plus vite que lui. Mais l'ambiance est typique du réalisateur, brun et pluvieux, éclairée par des ampoules incandescentes, mélancolique et nostalgique. Une véritable poésie se dégage de chaque regard, dans les mouvements malhabiles de l'illusionniste empêtré dans son époque.


    La jeune Alice dans tout cela a un rôle un peu flou; elle représente la jeunesse, le renouveau, l'abandon du terne pour la couleur. Elle ne rêve que de chaussures à talons hauts, de jolies robes et d'amour. Un peu égoïste, un peu opportuniste, naïve, elle incarne à merveille tout ce que l'illusionniste ne comprend plus. Lui et son grand cœur se lient pourtant d'amitié avec cette fraîcheur. C'est là que le scénario pêche: comment cette amitié, imposée par la jeune fille, croît-elle entre deux époques si différentes? Il semble parfois que l'illusionniste est gêné par la présence d'Alice; il continue pourtant à dépenser ses maigres recettes pour elle. Alice, de son côté, semble profiter de la générosité sans borne de son bienfaiteur, sans rien faire en retour pour lui. Leur relation maladroitement contée entrave la seule beauté des images.


    Certes, l'histoire ne pèse pas lourd, et le manque de dialogues surprend; mais le film ne dure qu'une petite heure et vingt minuscules minutes, timing parfait pour cette chronique désuète, qui a fait l'ouverture du festival d'Annecy cette année.

    Site web:  http://fannybens.blogspot.com/2010/06/lillusionniste-de-sylvain-chomet.html
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