Critiques du film: Sex and the City 2
    Sex and the City 2
    Ajouter une critique au film
    Sex and the City 2
    marygoodnight
    Le 02/06/2010
    66 critiques
    "Sex and the city 2", c’est un peu "Quatre mariages et un enterrement". On célèbre les noces (de coton, cuir, froment, étain ?) de Carrie & Big, Charlotte & Harry, Miranda & Steve, Stanford & Anthony (leurs deux best friends gays).
    Au passage, on enterre les vies de jeunes filles de quatre héroïnes indépendantes et délurées...

    (Lire la suite sur Les Chroniques de Mary Goodnight...)

    Site web:  http://www.goodnightmary.fr/2010/06/sex-and-city-2-pintades-abu-dhabi.html
    jeremyzucchi
    Le 04/07/2010
    5 critiques
    J’ai rarement éprouvé un tel ennui, un tel malaise, un tel dégoût, une telle honte, une telle rage devant un film. J’écris ces lignes au sortir de la projection de Sex and the City 2 de Michael Patrick King, une pseudo avant-première qui devait être composé uniquement de fans aveugles, puisque je n’ai pas entendu de hurlement de colère, sinon le mien et celui de ma copine, à demi étouffés… Vous connaissez la scène dégoûtante mais hilarante du Sens de la vie des Monty Pythons (Terry Jones et Terry Giliam, 1983), où un homme monstrueusement énorme vomi les tonnes d’aliments de haute gastronomie qu’il avait avalé? Vous vous souvenez de ces bourgeois bien comme il faut qui ont des haut-de-cœur et dégueulent à moitié dans leurs serviettes ? C’était pour moi le plus dégoûtant dans ce sketch des Monty Pythons, et ce n’était rien comparé à la vision de Sex and the City 2.
    Je comprends pourquoi on dit d’un très mauvais film qu’il est une « purge » : on l’avale pour le recracher. Tant de dégoût et de rage à la vision de Sex and the City 2 en fait une catharsis diablement efficace : ce film donne envie de se purger de la logique mercantile qui détruit Terre et êtres. C’est pourquoi, en un sens, sa portée est universelle. Il m’a rendu honteux, honteux d’appartenir à un système qui se féodalise de plus en plus, où les pauvres rêvent de polluer la Terre au volant d’un Hummer, ces énorme 4x4 hors de prix qui permettent à ceux qui les achètent d’assouvir leur fantasme plus ou moins fasciste de domination (si vous en possédez un et que ce n'est pas votre cas, désolé). Parce que beaucoup de ceux qui vont voir ce film connaissent une période de vaches maigres, mangent de la viande enragée et vont rêver devant ce film d’un système qui les exploite et dont ils aimeraient faire partie de l’élite dirigeante et profiteuse. Je parle comme un marxiste, ce que je ne suis pas, mais voilà pourquoi j’ai voulu écrire cette longue critique (cliquez sur le lien), que le film Sex and the City 2 du tâcheron Michael Patrick King ne mérite pourtant pas.

    Site web:  http://www.jeremy-zucchi.com/article-sex-and-the-city-2-vomissez-y-a-rien-a-voir-51550194.html
    cristal
    Le 12/06/2010
    211 critiques
    On se fait tout d'abord prendre au piège du plaisir familial ; celui de retrouver Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte, elles qui ont bercé plus d'une femme (et d'un homme à coup sûr!) pendant une génération entière. Leur première escapade au cinéma, tant redoutée, n'avait pas été si catastrophique : on y retrouvait tout ce qui faisait le sel d'un épisode, étalé de manière simple sur un format (très) long. Deuxième essai, première idée : voilà le problème principal de cette suite. 2h25 encore, un seul schéma, toujours le même, reconduit jusqu'à l'épuisement de la forme. Une suite a pourtant tout interêt à se renouveler, et non pas à reprendre un même principe pour la énième fois. Même si l'exotisme est de mise (voilà le changement), cela ne transforme certainement pas un film en une réinvention. Balancer nos quatre filles endurcies à Abou Dabi, même si cela contraste étrangement avec l'habitude de la série, n'était pas une mauvaise idée. Seulement, le film se cherche une conviction politique et féministe affligeante, réinjectant aux Etats-Unis tous les pouvoirs, notamment celui de changer le monde. Voir quatre greluches en Chanel de mauvais goût s'agiter les fesses devant des femmes en Burqa qui, ô merci les grands couturiers, sont en fait habillées à la mode new-yorkaise est tout simplement... consternant. 2h20 de mélodrame pleurnichard sur des femmes indécises qui vont apprendre la vie aux autres, c'est évidemment ce grand esprit américain qui reprend la parole et la volonté, c'est-à-dire la démagogie basique et insupportable. La vulgarité hallucinante du film, entre l'érection d'un homme devant un conservateur musulman, le cuir moulant de Miranda qui laisse aperçevoir son firmament en gros plan ou encore l'intégralité des dialogues (la vulgarité, d'accord, mais avec une morale bien-pensante derrière, non), montre une chute libre du bon goût vers des bas-fonds indéfendables de provocation gratuite et de moralité niaise. Même le mariage gay, tout dans le trop-plein et dans la caricature, ne ressemble finalement même plus à une caricature tant l'Amérique (donc le film) se morfond dans son image pleine de dérision au point de confondre l'excès avec l'exagération. Le Moyen-Orient vu par les Etats-Unis, c'est le royaume du kitsch sur lequel plane une petite réminiscence d'attitude mormonne qu'ils portent encore en eux (d'où le fait que Carrie passe 30 minutes du film à remettre son couple en question parce qu'elle a délivré un baiser de deux secondes à un homme qu'elle n'aime pas et qu'elle ne reverra pas). A ce point de ridicule et de danger, d'ennui même, le film est à l'image du mariage gay qu'il met en scène au début : tout en quotas et en 'marginaux', l'air de dire que, même s'ils ne seront jamais comme ces quatre pimbêches idiotes et botoxées, arabes et gays peuvent prétendre à l'Amérique. Auraient-ils raison d'accepter?

    Site web:  http://moncinemamesfilmsmonart.blogs.allocine.fr/
    fannynours
    Le 18/07/2010
    76 critiques
    Trois semaines après tout le monde, je vais voir le film qui a fait du bruit, que pas mal de filles attendaient. Il faut dire que les critiques n'étaient pas tendres avec ce deuxième film tiré de la série à succès du même nom. On retrouve donc Carrie, mariée à Big, et vivant dans le même appartement, en proie à la peur du vieux couple; Miranda, mariée aussi, se laisse marcher sur les pieds au boulot et claque la porte au nez de son boss, mais s'embête ferme à être femme au foyer; Charlotte , mariée toujours, ne s'en sort pas non plus avec ses deux filles, et a peur de la concurrence d'une jolie nanny qui se balade sans soutien-gorge; Samantha, pas mariée bien entendu, refuse de devenir vieille et de perdre ses envies, mais, au botox, préfère quarante pilules ultra naturelles à avaler chaque jour. Les quatre copines baladent leurs angoisses à Abu Dhabi, dans un rêve bleu enchanteur où elles doivent quand même couvrir leurs épaules, par respect pour la tradition.




    Est-ce que quelqu'un sait qui est Michael Patrick King? A part avoir réalisé le premier film de Sex and the city, le monsieur est inconnu au bataillon du cinéma. Par contre, il produit et scénarise nombre de séries télévisées. Voilà pour la culture, on s'arrêtera là, et on plonge dans les affres du matérialisme et du paraître. A vrai dire, je m'attendais à pire, à de la publicité coca-cola à tous les plans, ou du logo Chanel zoomé au possible. Que nenni; certes, la dernière collection Vuitton est portée par des femmes en burqa, mais le film ne déborde pas de publicité à outrance, du moins pas plus que ce que à quoi Carrie et ses copines nous avaient habituées. Que tout soit clair dès le début: Sex and the city 2 n'est pas un bon film, le scénario est trop long, et la réalisation juste passable; mais j'ai passé un moment pas mauvais et surtout, surtout, je n'ai pas vu (trop) ce d'autres critiques ont noté. Alors certes, il y a des femmes voilées, et des hommes qui dénoncent les frasques sexuelles de Samantha; mais, si les blagues manquent de subtilité, elles ne sont pas sans humour. A part cette dernière scène, qui part en vrille pendant cinq minutes, et qui est donc excusable sur les deux heures vingt-six minutes que dure le film, les blagues fusent impertinemment, rarement très drôles, toujours très légères, mais enfin, pas totalement racistes. J'ai attendu le faux pas, sur le qui-vive en permanence; il n'est pas arrivé.


    Les bons côtés sont donc tièdasses, mais présents. Abu Dhabi, on en entend parler, sur l'affiche, dans les pitchs, par les critiques; on regrette le décor de New-York. Mais bon, la première heure s'y déroule tout de même, histoire de planter (laborieusement), les problèmes conjugaux de Carrie, Miranda et Charlotte, et les problèmes d'âge de Samantha. On n'est donc pas totalement en reste de taxis jaunes, de réunions autour d'un déjeuner au restaurant habituel des quatre copines, ni de la présence des personnages secondaires, maris, amants, amis. Les thèmes chers à la série sont là: l'amour, le célibat, la vie commune. On déborde même un peu de sentiments quand Carrie répète mot à mot les arguments de Big, qu'elle n'a pourtant pas cru, mais dont elle veut se convaincre; on rit franchement lorsque Miranda et Charlotte abordent leur côté mère indigne entre elles. Le vrai sujet du film n'est pas le racisme, ni même la condition féminine; ces sujets sont inhérents à la série (pour le féminisme). Par contre, on parle bébés, on parle de la difficulté de supporter l'autre pour la vie. Le vrai sujet du film, ce sont les enfants, présents et insupportables, lorsque ce sont les nôtres (pas les miens, hein), et menaçants par leur absence, aux yeux des autres. On ne peut pas dire non plus que ces thèmes soient poussés jusqu'à la réflexion philosophique, mais enfin, ils sont là. Et de toute manière, ce qu'on veut voir, dans Sex and the city, c'est aussi les vêtements.



    Alors, oui au bling-bling, oui à la surenchère de luxe absurde. Il faut avouer que, malgré leurs jobs pas stupides, Carrie et ses amies ne savent pas ce qu'est un souk ou une burqa, zéro pointé sur la culture; mais, avant d'être des filles superficielles, elles sont surtout américaines, et peut-être que ceci explique cela. Les filles affichent une garde-robe inépuisable, quoiqu'inadaptée aux traditions locales, emportent une dizaine de valises chacune, vadrouillent en talons hauts dans les dunes, se déplacent dans quatre limousines et font 20.000 kilomètres en quelques jours et en première classe dans un avion haut standing: bilan carbone de tout ça? Je ne sais pas, beaucoup d'arbres à planter sans doute; bilan attitude: 100% de grands cris et de yeux ébahis. Voilà quelque chose qui m'épate: ces filles vivent dans de superbes appartements new-yorkais, ont des maris formidables, et une déco à tomber (pas forcément dans cet ordre de valeur). Néanmoins, elles ne sont jamais blasées du luxe, et ne font pas la fine bouche quand on leur présente les meilleurs mets. Elles se jettent sur tout avec l'impatience d'enfants jamais gâtées, comme si c'était la première fois, comme si elles découvraient le moindre bijou, la plus petite et exquise pâtisserie, le cocktail le plus précieux, le muscle du torse le mieux huilé. Je n'en dirai pas autant de certaines de mes connaissances, moins bien loties, mille fois moins expérimentées en tout, mais pas le moins du monde impressionnées devant la nouveauté, comme si on avait déjà tout vécu et tout vu. J'étais ravie de retrouver ces quatre copines toujours heureuses et prêtes à s'extasier sur une paire de babouches.



    Par contre, niveau fringues, si on en prend plein la vue sur la quantité, la qualité laisse fortement à désirer. Oui, mille fois oui à la débauche vestimentaire, et au changement de tenue à chaque séquence. Par contre, je n'ai pas eu la moindre émotion à la vue de leurs excentricités modesques. J'aurai noté la les tenues décontractées et larges que porte la nuit Carrie, surtout cette sublime chemise qu'elle porte alors qu'elle fait ses bagages; d'adorables lunettes rondes qu'elle aborde avant de prendre un chameau; par-dessus tout, sa veste d'homme, un peu grande, très lâche, très fluide, dont elle dissimule pudiquement ses épaules dans la ville; mieux que tout, ses jupes courtes et tee-shirts informes qu'elle porte, chez elle à New York, sont une belle réussite. Pour les robes, les accessoires fantaisiste, enfin bref, l'imaginaire de Patricia Field, ça manque de mordant.



    Je ne pensais même pas avoir deux lignes à écrire sur ce film déjà vu par tous. La surprise d'avoir quelque chose à raconter est en soi une excellente chose, et montre bien que tout n'est pas à jeter dans Sex and the city, le film, 2.

    Site web:  http://fannybens.blogspot.com/2010/06/sex-and-city-2-de-michael-patrick-king.html
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites