Lac des morts-vivants (Le)

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    Lac des morts-vivants (Le)

    UTILISATEURS
    (2 pour 3 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    1981
    PAYS:
    France,Espagne
    DUREE:
    1h 30min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

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    Affiche du film Frankenstein&#039;s army
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    Affiche du film Morte-vivante (La)
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    Affiche du film Raisins de la mort (Les)
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    Affiche du film Revanche des mortes vivantes (La)
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    Affiche du film Mutants
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    Synopsis du film Lac des morts-vivants (Le)

    Des jeunes femmes disparaissent dans de mystérieuses circonstances
    après s'être baignées dans un lac hanté par des soldats nazis, tués et
    jetés à l'eau durant la Seconde Guerre mondiale...

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    drfrankNfurter
    Le 21/01/2010
    82 critiques
    Le Lac des morts vivants en plus de se traîner la réputation d'être l'un des plus mauvais films français de tous les temps (on y reviendra...) est aussi et surtout une production Eurociné, compagnie reconnue pour l'anémie abyssale des budgets alloués à ses propres productions (mais qui ne remet pas en cause l'amour du cinéma de Marcel Lesoeur... étonnant, non?). Sans trop rentrer dans les détails, si l'on en croit l'interview de Jean Rollin publiée sur Nanarland, à l'origine ce film aurait dû être tourné sous la direction du fameux Jess Franco (à qui l'on doit autant le culte Horrible Dr Orlof qu'une pelletés de nanars et autres navets tous plus corrosifs les uns que les autres... mais qui eut droit l'année dernière à une rétrospective à la Cinémathèque). Franco pour rappel était un habitué des productions Eurociné, mais du fait d'une querelle avec Lesoeur, ce dernier dut appeler en catastrophe le pape de la série Z française Jean Rollin (qui s'apprêtait à partir en vacances pour l'occasion...) pour reprendre au pied levé la réalisation du bébé. Les aficionados du bon Jean comprendront dès lors le pourquoi du pseudo J.A. Lazer, ce film de zombies vert de gris étant assez éloigné de la thématique vampirique de sieur Rollin. Et à la question que doivent se poser les fans frustrés de la Jean Rollin's vampiric touch, à savoir pourquoi devrions-nous perdre notre temps quant au visionnage d'une telle œuvre de basse extraction? Et bien plusieurs réponses me viennent rapidement à l'esprit...

    Dès les premières minutes de ce film honteusement dénigré (c'était l'instant coup de gueule), il est en effet difficile de résister à cette douce mélopée érotico-seventies guidant une jeune femme brune à la cuisse légère (et au short blanc très court...) le pas décidé à travers la forêt. Notre future naïade se dirige en effet vers un kiosque près d'un "lac", lieu approprié s'il en est pour se mettre plus à son aise (soit plus communément l'appel du nu intégral...). Le cinéphile appréciera au passage l'œil acéré du chef opérateur quant à la finesse des cadrages... une ode au voyeurisme que n'aurait pas renié un Brian De Palma, soulignée de même par la maestria des plans aquatiques et par la mise à mort de la nageuse exhibitionniste...

    Il faut dire qu'il s'en est passé de belles dans ce lac maudiiiiiiiiiiiiiiit. Comme le soulignait fort justement le maire du village interprété par Howard Vernon (un des acteurs fétiches de Jess Franco... Vernon ou "comment j'ai flingué ma carrière alors que j'ai tourné avec Melville, Godard ou Fritz Lang..."), ce sinistre lac servit de charnier durant l'Inquisition. Or lors de la seconde guerre mondiale, la résistance locale s'est occupée des quelques soldats allemands qui stationnaient dans le village. Et pour ne pas laisser de traces de cette vile et lâche besogne (Francis Kuntz sort de ce corps), nos paysans redresseurs de tort ont cru bon de jeter les cadavres dans le fameux plan d'eau... Bref, le vase, enfin le lac est plein, n'en rajoutez plus. Et voici que dix ans plus tard, les soldats réapparaissent sous l'apparence de zombies... avec une fâcheuse tendance à tuer les jeunes femmes dénudées... Mais, car il y a un "mais", ce film cache avant tout une histoire mélodramatique à faire pleurer dans les chaumières. Dix ans plus tôt, un soldat de Wehrmacht eut un coup de foudre pour une jeune villageoise, avec une nuit torride dans les foins en prime... La jeune femme mourant en couche et le père tué, voici dès lors le terrible destin de cette orpheline qui va découvrir la réalité... un père allemand qui revient dix ans plus tard sous les traits d'un mort-vivant...

    Après le court 4ème paragraphe quelque peu subjectif, détaillons tout de même avec un minimum d'objectivité les quelques défauts ou points de discordance de ce fameux Lac des morts-vivants... Premier détail trivial, l'équipe de basketteuse féminine, qui va décider elle aussi de piquer une petite tête dans le lac (on soulignera quand même l'attirance de la gente féminine pour ce plan d'eau), joue avec un ballon de... volley-ball, pourquoi pas... De même le lac maudit porte en effet bien son nom, selon la prise de vue (prise aquatique ou terrestre), la profondeur du lac varie énormément (entre 1 et 2,50 mètres de profondeur...). Certaines mauvaise langues créditent que dans la réalité le dit lac n'est autre qu'une mare et que les plans aquatiques auraient été tournés dans une piscine dont on distingue les parois... mais je reste, nous restons persuader qu'il s'agit d'une "erreur" volontaire de la production pour souligner le caractère maudit du lac... tout comme l'enregistrement sonore de ce vile oiseau qui tourne en boucle dès que l'action se situe près des bois (à se perforer le tympan à coups de tisonnier...). Alors certes le maquillage des morts-vivants n'est pas très académique (ni waterproof...), un peu de vert et de rouge pour le visage, une ou deux cicatrices pour les plus méchants et s'il reste encore un peu de maquillage vert pour les mains vous devenez un pur zombie labellisé Eurociné... mais doit-on s'arrêter à ces peccadilles?

    Toujours est il qu'à défaut de collectionner les morceaux de bravoure, Le lac des morts-vivants est un film qui prends aux tripes, un long-métrage qui fait la part belle à la frayeur, à l'angoisse tout en parvenant à générer la frustration du spectateur déviant. Parmi les nombreuses scènes tétanisantes, il faut voir les yeux de la jeune femme blonde qui assiste au carnage de ses coéquipières, si traumatisée qu'elle en oublie de mettre un T-shirt, juste le temps d'enfiler un short (j'aurais voulu ajouter que dans sa précipitation la demoiselle a oublié d'enfiler une culotte mais dans ce film la gente féminine étrangère au village porte rarement des sous-vêtements... rah les gens de la ville...) et d'aller courir topless vers l'auberge du village pour demander de l'aide. En écrivant frustration un peu plus haut, je ne peux m'empêcher d'ajouter que ces zombies sont d'un type assez spécial. En général, quand un mort-vivant croque un humain, ce dernier durant un temps de latence plus ou moins long devient à son tour un mort-vivant. Or la particularité de cette malédiction tendrait à éviter aux croqués cette funeste transformation. Pourquoi pas? ... N'empêche que, vu le nombre de jeunes femmes dénudées qui se font attaquer par nos amis zombies dans ce film, je ne dis rien mais bon... disons qu'il faudra attendre 1985 et The Return of the Living Dead de Dan O' Bannon pour avoir enfin la première véritable morte-vivante nue (concept repris l'année suivante par Pierre B. Reinhard dans l'ultra nanar La revanche des mortes-vivantes).

    Pour conclure, Le lac des morts-vivants pourrait cumuler les défauts inhérents à ce genre de production: l'amateurisme de l'interprétation, un rythme suffisamment lent pour décourager les moins endurants, un montage approximatif (pas mal de faux raccords et de stock-shots maladroits, on passe de l'hiver à l'été d'une scène à l'autre...), des effets spéciaux qui méritent difficilement leur nom, le tout sous le couvert d'une création à la gloire du portnawak (Marcel Lesoeur et son équipe réécrivaient au jour le jour le scénario et les dialogues, etc.). Il n'empêche qu'entre cette production Eurociné, ma foi bon enfant, et une quelconque production EuropaCorp... je finirais par les derniers mots de la petite fille à son papa zombie "ne m'oublie pas, je ne t'oublierai jamais".

    Site web:  http://therockyhorrorcriticshow.blogspot.fr
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