Critiques du film: L'Honneur du dragon
    L'Honneur du dragon
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    L'Honneur du dragon
    leloupceleste
    Le 27/06/2013
    22 critiques
    Année : 2005
    Durée : 93 min
    Réalisateur : Prachya Pinkaew
    Acteurs : Tony Jaa, Petchtai Wongkamlao, Bongkoj Khongmalai

    Le synopsis :

    Le jour où des trafiquants capturent et enlèvent les deux éléphants avec lesquels il a grandi, Kham fait le serment de les retrouver pour l’honneur de son peuple. Sa promesse l’amène jusqu’en Australie où il doit affronter un puissant gang sans scrupules. Heureusement, sa maîtrise du Muay-Thaï, un art martial d’une rare violence, va lui permettre de surmonter les obstacles...

    Le film : Moyen

    Après un "Ong-bak" très remarqué, l'équipe du film (le scénariste/réalisateur, le coordinateur des cascades et l'acteur) a collaboré sur "L'Honneur du dragon" mais le résultat se situe bien en-dessous de son prédécesseur.

    La réalisation est névrosée (en dehors des deux plans-séquences), le montage est chaotique (l'incompréhensible poursuite en bateau), les acteurs sont consternants (Tony Jaa est monolithique) et le scénario est d'une rare bêtise même s'il n'est qu'un prétexte à enchaîner une multitude de scènes d'action qui bénéficient de chorégraphies très spectaculaires. De ce côté là par contre le film en donne pour son argent (heureusement), surtout lors de la dernière demi-heure qui est une succession de trois séquences anthologiques dont la plus remarquable, un plan-séquence de près de 05 minutes qui voit le héros corriger à tour de bras une trentaine d'adversaires alors qu'il est en train de grimper les étages en rotonde d'un restaurant clandestin, mérite à elle seule le coup d’œil.

    "L'Honneur du dragon" s’apparente donc à un gros beat'em all cinématographique qui aligne sans consistance les courses-poursuites et les bastons plus impressionnantes les unes que les autres. Tout dans les bras rien dans la tête !

    Le Blu-ray Disc : Assez bon

    - Format vidéo : 1080p24 (AVC) / [1.85]
    - Pistes sonores : Thaïlandais et Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1
    - Sous-titres : Français

    • Image : Une granulosité élevée, quelques fourmillements et de nombreux flous artistiques viennent quelque peu entacher un transfert HD loin d'être vilain. Le master est enfin nettoyé, il y a beaucoup de détails (dans les zones non floutées), les couleurs ne souffrent d'aucune déviance et les contrastes sont plutôt solides.
    • Audio : Essentiellement accès sur la façade avant, les deux pistes sonores sont pêchues et possèdent une ouverture frontale dynamique et nette qui permet aux voix, aux bruitages (le craquement des os) et à la musique de bien s'exprimer.

    - Région : B (France)
    - Éditeur : TF1 Vidéo
    - Date de sortie : 19 juin 2013

    Site web:  http://www.cinema-du-loup.com/blu-ray-l-honneur-du-dragon-tom-yum-goong-a93169867
    LordGalean
    Le 20/07/2013
    101 critiques
    Il arrive parfois dans la vie d'un cinéphile, un moment où on ne sait pourquoi, mais il est impossible de dire objectivement quelque chose de positif sur un film, heureusement je te rassure tout de suite, toi qui lis ces lignes de temps à autre, c'est pas encore aujourd'hui que ça va m'arriver. Car même dans le relatif marasme qu'a été la vision du film "L'honneur du Dragon", j'ai tout de même réussi à en extraire une fantastique séquence en plan séquence (et une vraie hein, en pellicule et tout, et sans volet pour masquer les coupes).

    le plan séquence en question a demandé 8 prises, avant de fonctionner, des fois ça s'arrêtait au premier étage, des fois au second, et la quatrième au 4eme étage quand Jaa doit lancer un cascadeur à travers une maisonnette en contrebas, l'équipe chargée de le réceptionner en douceur n'était pas près, ils ont du stopper et reprendre toute la prise depuis le début, cascadeurs, bibelots à changer, une autre fois c'était le magasin (donc pellicule) de la caméra qui s'est arrêté pas loin de la fin. Le cadreur opérateur stead européen en premier lieu a été remplacé par un thai spécialement entrainé pour l'occasion.

    Au final, on se retrouve avec un plan séquence monstrueux ballet de précision et de millimétrage qui donne un peu l'impression au cinéma de se retrouver dans une phase de jeu d'un GTA ou d'un Saints Row.

    Voilà un film qui mériterait en effet la comparaison avec un jeu vidéo. Ce terme étant la dernière marotte des intellectuels français qui connaissent des jeux vidéos, ce que TF1 et M6 leur en dit, c'est à dire pas grand chose, et dont ils se servent pour qualifier indiféremment Pacific Rim, Cloud Atlas, Speed Racer, MOS, Star Trek etc...est pour le coup vraiment déterminant pour caractériser le film du réalisateur de Ong Bak. Car ce rapport aux jeux vidéos est bien plus pregnants que dans n'importe quel star trek, ou MOS,. En effet une utilisation de FX, même abusive ne veut pas forcément dire du jeu vidéo, mais par contre quand on organise sciemment le film en méchant graduel jusqu'au boss de fin de niveau et en décors différents selon les styles de combat, là on est en plein dedans.

    Après ça n'a rien d'étonnant, puisque le jeu vidéo est un média bien plus récent que le cinéma, et il s'est forcément servi de ce qui était avant lui, comme la littérature ou le cinéma. Ainsi double dragon et ces méchants graduels a autant à voir niveau inspiration du côté des films de Bruce Lee que chez Homère et l'Odyssée.

    Malgré quelques trés bonnes idées et ce sublime plan séquence vidéoludique (et ludique on peut dire qu'il l'est, le film peine diablement à convaincre dans son scénario. Décalque de Ong Bak avec ce coup-ci un animal vivant totem qui débute comme du Beethoven, il ne vaut que pour les incroyables combat de Tony Jaa bondissant comme jamais, face à différents styles d'art martiaux. Encore une des bonnes idées du film, pas forcément trés bien exploité que de gérer différents styles de combat avec un but, trouver la cuirasse de l'art martial en question pour vaincre l'invincibilité apparente des adversaires.

    On assiste ainsi à des chorégraphies de combat à tomber par terre de beauté esthétique, et de sauvagerie à la fois et de grace avec un magnifique combat dans l'eau, éclairé par un incendie qui est plus que magnifié par le bluray. Les personnages sont bien trop caricaturaux pour émouvoir, alors qu'un des némésis du guerrier, une femme transexuelle digne de la perfidie d'une Lady Macbeth aurait mérité un traitement bien plus intéressant. L'action perd son côté oriental en se situant en majeure partie à Sidney, pourquoi pas, ça apporte un certain charme à l'ensemble, mais malheureusement, cela ne suffit pas à convaincre.

    Un film à recommander aux amateurs d'art martiaux en priorité, et pour les autres à voir au moins une fois, ne serait-ce que pour son dantesque plan séquence.

    Niveau bonus : scène coupées, interview de Tony Jaa et analyse du plan séquence et de ses ratés (vraiment intéressant) sont au menu. On aurait bien aimé un petit commentaire audio pour apprécier la difficulté de l'entreprise.

    Sortie le 19 juin 2013. Edité par TF1. L'honneur du Dragon de Prachya Pinkaew.

    Retrouvez d'autres films dans la catégorie http://www.cinetrafic.fr/film-d-action et mmeilleur film 2013 http://www.cinetrafic.fr/meilleur-film-2013

    Nio_Lynes
    Le 05/08/2013
    289 critiques
    Inutile de tergiverser bien longtemps, on a là un film à voir non pas pour son scénario (jolie carte postale de la Thaïlande, je dis pas) mais ses impressionnantes scènes de baston en pagaille. Et ça tombe bien parce que c'était en partie ce qu'on était venu chercher et de ce côté là, on est plus que servi. Il faut dire que le film n'y va pas par quatre chemins, ça cogne, ça valse, les os craquent dans tous les sens et surtout c'est non seulement bourré de combats assez incroyables mais les bonnes idées sont de la partie. Mélangez les deux, vous obtenez un sympathique plaisir un brin régressif qui marche du tonnerre (dans cette optique de castagne hein).


    On notera donc une suite de combats dans un hangar désaffecté avec un montage qui concentre plein de petits plans-séquences où l'athlétique Tony Jaa zigzague entre quads et motos le poursuivant et un décor de rames de bus et tramways abandonnés, une scène où le héros se voit confronté à plusieurs combattants possédant tous un style différent (dont le boxeur mastodonte Nathan Jones, clairement un monstre de muscles inébranlables) comme la boxe poids lourds, la capoeira, voire une attaque au sabre; et un final où on attaque en se servant d'os d'éléphants comme marteaux sans oublier une madame Rose en dominatrice avec son fouet ravageur (dommage que l'on aille pas jusqu'au bout des possibilités du personnage). Le film se permet même une course-poursuite en hors-bord des plus sympathique et un clin d'oeil à Jackie Chan, qu'on "croise" à l'aéroport de Sydney (en fait un sosie, Sok Pong, mais toutefois extrêmement ressemblant).


    Mais cela n'est pas tout et si je l'ai essentiellement vu, c'était pour pouvoir admirer de mes yeux sur grand écran un fameux plan-séquence qui a rendu ce film culte. Et là aussi je ne fus pas déçu : 4 minutes de bonheur mais qui ont nécessité une logistique rôdée et parée à tout. Pour l'anecdote, le réalisateur Prachya Pinkaew avait engagé un excellent caméraman occidental à la steadycam, il ne tint pas le coup et ce fut un des meilleurs caméramans locaux qui fut engagé en urgence. Ce dernier subit lui un sévère entraînement afin de pouvoir suivre Tony Jaa dans ce plan furieux où l'on grimpe pas moins de quatre étages tout en continuant de distribuer bourre-pif sur bourre-pif, non stop. Autant dire qu'il ne pouvait y avoir qu'une prise par jour étant donné la performance de l'acteur et du technicien qui le suivait continuellement, les laissant épuisés et harassés (tout se déroule le temps du plan en continu, il n'y a donc aucune pause ni même le temps de se reposer). Et comme vous vous en doutez, ce genre de travail ne réussit pas forcément au premier coup, soit que les figurants et cascadeurs ne suivent pas, soit que le décor ne se démolit pas comme il faut. Refaire la prise permet donc de rejouer, répéter la scène. Il y aura 5 prises, les deux dernières étant parfaites, le réalisateur prenant la dernière plutôt que la quatrième pour une question de rythme et détails.


    En définitive un film à voir pour ses impressionnantes scènes de combat qui en remontrent à pas mal de films actuels et bien sûr sa mise en scène souvent nerveuse mais doté de plans assez incroyables qui témoignent que même si l'histoire est écrite sur un ticket de métro, le spectacle reste en tout cas mené jusqu'au bout avec une belle énergie. C'est sûr que je ne regarderais pas ça tous les jours mais je le conseille quand même vivement pour ce qu'il est : un bon petit plaisir coupable.

    Site web:  http://dvdtator.canalblog.com/archives/2013/08/05/27785167.html
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