Critiques du film: Les Parapluies de Cherbourg
    Les Parapluies de Cherbourg
    Ajouter une critique au film
    Les Parapluies de Cherbourg
    Alex_Torrance
    Le 23/12/2013
    43 critiques
    L’œuvre de Jacques Demy s’avère au centre d’un certain culte, et la réputation du cinéaste est souvent considérée comme « spéciale » dans le paysage habituel du cinéma français. Après une exposition bien accueillie à la Cinémathèque de Paris, il est l’heure de découvrir la restauration – fruit d’un travail acharné – des Parapluies de Cherbourg : l’occasion de découvrir ou redécouvrir la comédie musicale dans de nouvelles conditions…

    Au premier abord, deux éléments entrent en conflit par leur radicalité. La photographie est visiblement très travaillée, avec un soin du cadrage percevable et des couleurs criardes en totale harmonie ; et, en même temps, le spectateur du 21ème siècle a de quoi être déconcerté devant de tels partis pris : Le long-métrage tout entier se déroule en chanson, certes. Mais les paroles – les dialogues, donc – confinent assez vite au ridicule au point de rendre le long-métrage quasiment irregardable ou, en tout cas, inaudible. Et ce n’est pas la musique de Michel Legrand qui est en cause, mais bel et bien ces phrasés, surfaits au possible.

    Nous pouvons tout autant regretter que l’intrigue ne soit guère plus intéressante. Les amateurs de mélos dégoulinants de bons sentiments trouveront sans aucun doute chaussure à leur pied, mais que reste-t-il lorsque l’on ne parvient pas à rire, à pleurer devant ce défilé d’excentricités ? Jacques Demy entendait lutter contre ce qui empêche l’accès au bonheur, comme la guerre ou la séparation. Mais à quoi bon s’armer de niaiserie quand on sait que la réalité est toute autre, et trop complexe pour être simplifiée de la sorte ? Quand les attentes du cinéaste ne sont pas comblées, il ne reste plus rien et nous ne pouvons que nous ennuyer devant ces histoires d’amour frivoles et triviales passant pour les leçons de vie d’un temps révolu. C’est peut-être d’ailleurs là que se situe la grosse faiblesse des Parapluies de Cherbourg : le film a vieilli, et il a mal vieilli.

    Si l’on devait alors résumer cette découverte du cinéma de Demy, il faudrait tout de même mentionner que Catherine Deneuve apparaît plus belle que jamais – à part peut-être pour Belle de jour – et que chaque plan composant Les Parapluies de Cherbourg est un tableau à lui tout seul. Rose bonbon, certes, mais un beau tableau. Pour ce qui est du récit et de la musique, on pourrait penser – bien que cela sera sans doute largement contesté – que cela reste nettement plus réussi chez un Christophe Honoré, pourtant visiblement très influencé par le cinéma de Demy (dans Les Bien-aimés, une similarité des lieux, des acteurs, du récit). Un emballage réussi donne parfois lieu à des cadeaux ratés.


    Site web:  http://overlook-cinema.com/2013/12/23/sortie-blu-ray-les-parapluies-de-cherbourg/
    filou49
    Le 28/12/2013
    148 critiques
    Parmi ces classiques qui faisaient largement défaut à ma culture cinématographique,il y en avait un que je revais de voir , car il servait de référence ultime à pas mal de films récents que j'ai adoré ces dernières années, et je me disais que si j'aimais ces films, je ne pourrais qu'adhérer totalement à l'oeuvre de référence.

    Ce film, c'est Les parapluies de Cherbourg la comédie musicale cultissisme de Jacques Demy qui a notamment visiblement énormément inspiré les réalisateurs des Biens aimés ( Christophe Honoré) ou de Jeanne & le garçon formidable ( Ducastel et Martineau), deux tragédies musicales que j'ai vu et revu et dont les observateurs et les critiques notamment n'ont cessé de comparer à ce chef d'oeuvre qu'est pour eux ces parapluies de cherbourg.

    Grâce à Cinétrafic, et son opération un DVD contre une chronique, j'ai donc pu rattraper ce classique, qui est sorti dans une magnifique édition Blu-ray le 20 novembre dernier, distribué par Arte.

    Je pensais donc que j'allais être enthousiasmé, emporté par cette histoire diablement bouleversante sur le papier, cette si belle histoire d'amour entre deux jeunes tourtereaux, un amour contrarié par la guerre d'Algérie qui va forcément influer sur leurs destins communs.

    Je pensais, comme dans les deux chefs d'oeuvre de la paire Honoré/ Beaupain (Les biens aimés, doncmais aussi Les chansons d'amour) que les scènes jouées et les scènes chantées allaient s'imbriquer parfaitement, pour le grand plaisir du spectacteur. En effet, dans toutes les comédies ou tragédies musicales que j'apprécie (celles déja citées, mais aussi celles de Resnais ou encore "Once", magnifique film irlandais sorti en 2008), la musique sert à idéaliser ou amplifier la réalité, et je pensais qu'il en serait de même dans ce prétendu chef d'oeuvre de Jacques Demy...
    Or, dès les 10 premières minutes du film, j'ai du intégrer un fait que je n'imaginais pas possible dans un long métrage : ces Parapluies de cherbourg possèdent une caractéristique très rare dans l'histoire du cinéma, celle de n'utiliser aucune parole parlée pendant tout le long.

    Les auteurs ont en effet opté pour un parti pris vraiment radical, celui d'utiliser tout chant pour le moindre dialogue ,sur une musique du compositeur inséparable de Jacques Demy, le fameux Michel Legrand. Dans un des bonus de ce DVD, ainsi que dans le magnifique livret présent dans le coffret, Legrand explique combien il avait eu du mal durant des mois avant de trouver les premières mélodies qui exprimeraient parfaitement les sentiments véhiculés dans les phrases.Mais cela ne lui a pas empeché de tenir ce projet jusqu'au bout car Demy et lui tenaient vraiment à ce que "les parapluies de Cherbourg" soit reconnue comme la première comédie musicale "totale" où chaque parole, émotion et presque jusqu'aux respirations étaient chantées.

    Or, dès le début, que ce soit ma compagne qui attendait également beaucoup de ce film ( fan comme moi des tragédies musicales de maintenant) ou moi, on a du se résoudre à l'évidence : à nos yeux, ce principe de faire chanter les personnages pendant tout le film ne fonctionne absolument pas, et très vite le film fait penser à une parodie des Inconnus dans lequel les dialogues les plus bas de plafond donnent lieu à une chanson ( "pour la voiture, voulez vous gasoile ou super? super, ca sera mieux! merci, non franchement, ca c'est pas possible du tout)....

    Ici, aucune scène jouée, donc tout est au même niveau d'émotion, un niveau d'ailleurs très bas, vu que (seconde mauvaise surprise résultant de la vision du film) , les compositions de Michel Legrand m'ont semblé très pauvres mélodiquement : pauvrété des sonorités, trés répétitives, pauvreté des accords, et surtout pauvreté extreme des textes : àmon grand désarroi, il n'y a aucune rime ( alors que ceux de mon maitre Alex Beaupain, dont je ne cesse de louer le travail, sont si travaillés) ,et pire encore, très peu de subtilité et de recherche stylistique!! A coté, les partitions des demoiselles de Rochefort que j'avais vu il y a longtemps et qui ne m'avaient pas semblé mémorables non plus sont un chef d'oeuvre d'écriture!!!

    Bref, très vite, ces scènes chantées donnent l'impression d'être ultra répétitives et ennuyeuses et seules deux scènes peuvent être sauvées du marasme: la scène du départ avec la fameuse chanson "non jamais je ne pourrais vivre sans toi", un morceau que je connaissais évidemment avant de voir le film et qui me faisait espérer du bien meilleur pour le reste des partitions), et la scène finale, évidemment mélancolique ( les retrouvailles hélas trop tardives de notre couple de tourtereaux), même si là encore, l'émotion patit du fait que tout est chanté alors qu'une chanson d'amour après une scène jouée aurait tellement accentué le coté tragique de la situation, de ce fichu destin qui s'est joué d'eux et on compatit devant un tel gachis!!..

    Alors évidemment, Catherine Deneuve n'a jamais été si belle ni si étincellante, mais cela n'empeche pas que ces parapluies de chernourg m'ont semblé vraiment trop datées et anachroniques pour me convaincre et considérer ce film comme un chef d'oeuvre indémmodable, loin de là...Maintenant, j'imagine qu'il faut connaitre l'intégralité de l'oeuvre de Jacques Demy pour mieux appréhender ce film là dans son univers, mais comme vous l'avez compris, je n'ai(malheureusement) pas cette connaissance là...

    Site web:  http://www.baz-art.org/archives/2013/12/28/28712551.html
    Nio_Lynes
    Le 06/01/2015
    286 critiques
    A la fin 2014, le 19 novembre plus précisément, Arte en association avec Ciné-Tamaris nous a gratifiés d'un super coffret de blu-ray regroupant ce qui fait clairement l'apogée du cinéma de Jacques Demy, c'est à dire Les parapluies de Cherbourg, Les demoiselles de Rochefort et Peau d'âne. Plutôt que de faire une énorme chronique un peu indigeste des trois films, je préfère séparer en 3 chroniques bien distinctes qui me permettent de tisser des liens et revenir d'une chronique à une autre. Evidemment, si après ces films on aime le cinéaste il ne faut évidemment pas s'arrêter là, quand à ceux qui ont encore du mal avec le bonhomme, je leur conseille évidemment de débuter en douceur par un Lola ou bien cette chronique que j'espère constructive et enjouée, à l'image de l'esprit d'émerveillement que j'avais quand j'ai vu les films récemment (et j'espère qu'elle donnera envie de laisser une nouvelle chance à ceux qui en ont souffert avec le cinéma de Demy).


    C'était d'ailleurs comme tout le monde avec une certaine inquiétude que j'ai commencé récemment l'oeuvre du cinéaste dans un ordre chronologique pour ne pas être trop bousculé. Lola dissipa toutes mes craintes, peu de chansons d'ailleurs (une seule de chantée, que tout le monde connaît depuis je pense) mais de belles compositions de Legrand et un clin d'oeil à Bach qui place le sacré à la fois dans la trajectoire du musicien comme de l'oeuvre de Demy où la légéreté apparente cacherait de fort belles choses bien sombres. Enfin une mise en scène qui faisait mouche dès un premier film et laissait augurer de grandes choses.

    Il ne restait plus à Demy qu'à passer à la couleur et transcender le tout, visuellement, thématiquement et musicalement.

    Voire radicalement.


    On peut dorénavant avec le recul écrire que Les parapluies de Cherbourg entame une trilogie radicale mais flamboyante, comme si après Lola et La baie des anges, le cinéaste avait d'un coup passé la seconde et accéléré comme un ptit fou dans son bolide tout neuf. D'abord dans sa mise en scène où chaque plan est souvent construit comme un tableau, l'histoire scindée en trois actes bien distincts et où les couleurs, bien moins criardes qu'on a bien voulu le croire servent avant tout à magnifier l'ascension d'un premier amour et sa chute radicale tuée par une absence prolongée et des regrets.



    Ainsi si les plans pètent littéralement à certains moments dans le fluo et que la nuit se dote d'un bleu sans pareil dans la première partie, tout semble soudain devenir fade au moment des adieux et s'éterniser dans des couleurs doucement ternes et hivernales dans la seconde partie. Au retour de Guy, les couleurs se réveillent mais cette fois nous sommes passé de l'autre côté du décor et elles ne semblent plus que factices. Les derniers plans du film, éloignés dans le temps de quelques années et malgré une superbe photographie en témoignent frontalement et sans embage.



    Simpliste, Demy ? C'est un peu facilement réducteur sans prendre la peine d'analyser profondément les oeuvres pour mieux les apprécier (un peu de courage c'est pas du Gaspar Noé non plus ! :D ). C'est en fin de compte sans doute le cinéaste français le plus dur sous le vernis des chansons et des couleurs. Comme on a parlé de celles-ci, maintenant justement parlons musique et mise en scène. Parce que si le bonhomme n'était juste que naïf, on aurait pas ces travellings de toute beauté, ces plans séquences étudiés et préparés, cette musique de Legrand construite dans le respect du mélo (dans les bonus on apprend que Demy et Legrand s'étaient concertés pour qu'il y ait trois grand "passages mouchoirs" afin d'achever le spectateur. Ah les cuistres !) qui magnifie les sentiments en se basant sur la platitude et la banalité de la vie de tous les jours. Les parapluies de Cherbourg au fond si on veut simplifier sans se fouler c'est ça : l'histoire d'un premier amour avec des gens qui chantent constamment (wesh, je résume super bien).


    [extrait vidéo sur le blog, commenté et analysé]


    Pourtant la mise en scène prévenait presque le spectateur dès le début du film (sans compter la musique et les costumes mais on y revient après), un peu comme si Demy avec élégance dans les premières scènes du film donnait un petit coup de coude au spectateur en le prévenant : "tu vois mon gars, dans mon film, il y a une mise en scène à baver d'élégance et il pleut mais t'sais... *bruit d'une pipe que l'on fume* ...les parapluies du film, c'est pas pour la pluie mais pour essuyer tes torrents de pleurs, ptiot."

    Bon en fait je caricature, je pense pas que Jacques Demy ait si bien fait le marin quand bien même il en a mis pas mal en fond dans ses films.


    Ouverture à l'iris en sépia. C'est le premier plan du film. C'est Demy qui invite à l'imaginaire mais en soulignant déjà un côté carte postale : Les parapluies de Cherbourg sera un film sur les apparences et les illusions. D'un premier amour qu'on espère durer toute sa vie (ah, ah, folle jeunesse ! Mais je dis ça, je suis aussi passé par là personnellement d'une certaine manière donc il n'est pas étonnant que le film m'ait harponné moi aussi), d'une guerre qu'on espère courte et sans danger, des gens qu'on espère revoir au retour, d'une vie chantée dans des paroles aussi jolies que les couleurs du monde. Alors qu'en fait les chansons ne font que raconter le quotidien (qu'il soit beau ou bêtement plat --on en revient ici au fait que tout est mis en scène et les "chansons" n'y échappent pas elles-mêmes), l'Algérie laissera Guy boîteux et traversé d'une douleur muette, quand il rentrera les gens seront partis, déménagé ou morts, l'incapacité de travailler frappera, il se mariera presque par dépit, quand au premier amour... On voit le charme vénéneux du film, bien moins gentillet qu'on pourrait le croire, enrobé d'une dose de chocolat qui cache un léger poison. Ambiance les zamis.



    Après ce plan sépia qui se colore d'un coup (là encore le jeu des couleurs), la caméra amorce une lente plongée sur le quai tandis que les titres défilent dans un bleu mélancolique (seul le titre officiel du film sera rose... mais donc isolé). La caméra s'arrête, frontalement au dessus du sol de quelques mètres et alors une pluie torrentielle comme seuls les anglais et les bretons nous envient, tombe et de là arrivent les fameux parapluies. Quand le générique se termine, la caméra semble sécher ses larmes, redresse la tête et regarde à nouveau le port mais quelque à changé. Ce quelque chose, le passage du temps, d'un évènement important, se nichera au centre même du film, en son coeur et plus rien ne sera comme avant.


    On a parlé de la mise en scène et des décors mais un mot sur les costumes, savamment étudiés tout comme le film. Quand ils ne ressortent pas en même temps que les couleurs du paysage ou des pièces, ils ont pour volonté d'aplanir, d'harmoniser le personnage. L'on s'en rend d'autant moins compte dans le film si l'on se laisse porter par la scène et sa musique que pourtant ici, telle veste, telle robe n'a presque comme fonction parfois que de fusionner le personnage avec son sentiment, la représentation de celle-ci et l'inscrire au sein du lieu même. Tout ça pour faire ressortir le personnage de Roland Cassard, rescapé de Lola, qui est en... noir. Tel un oiseau noir, Roland "volera" à Guy la petite Geneviève et lui assurera la sécurité qu'elle n'aurait pu avoir avec ce dernier (elle est d'ailleurs habillée de vêtements sombres dans la scène finale tout comme Guy est en noir, ce n'est pas innocent).


    Pourquoi le noir ? Demy n'est pas manichéen et si la couleur est associée à la perte, la mort et les regrets, c'est surtout pour souligner combien Roland est en dehors de ça. En dehors du trip de couleurs, en dehors de la joie. Il est un survivant. C'est le même acteur que dans Lola qui joue le même personnage. Ce dernier a eu un chagrin d'amour à Nantes quand il était tombé amoureux de Lola, il a par la suite voyagé, a changé, oublié un peu le passé (superbe Passage de la galerie commerçante de Nantes en plan-séquence qui ressurgit comme dans Lola mais cette fois en couleurs à la seule évocation du passé), son coeur s'est durci mais il est là, il reste avant tout un être humain. Il veut croire en Geneviève, non pas parce qu'il pourrait l'avoir mais veut croire encore sincèrement une dernière fois en l'amour. Cela dit on pourrait aussi penser par ambiguïté que le personnage calcule cela à l'avance en voyant cette jeune fille en voie d'être délaissée. Allez savoir, comme je l'ai dit, Demy est loin d'être un naïf et ici, Cassard nous semble beaucoup plus impénétrable et renfermé qu'il était ouvert, rêveur et jovial dans Lola.


    Dans une bonne partie de son oeuvre, Demy avait au départ l'ambition de créer quelque chose d'uni où l'on retrouverait des personnages ayant grandi et évolué au fil du temps. Si cela ne put se faire sur toute la filmographie, il faut noter pourtant que des êtres (et donc les acteurs les ayant incarnés) ressurgissent au fil des premiers films quand on y fait pas référence par petits clins d'oeils ça et là. C'est Roland issu de Lola qu'on voit ici dans Les parapluies de Cherbourg. C'est Lola issu du film éponyme qui reviendra dans Model shop. C'est encore Lola à qui l'on fait un clin d'oeil amusé et assez humour noir dans l'une des chansons des Demoiselles de Rochefort (mais on y reviendra à ce moment là). Enfin plus basiquement ce sont ces acteurs fêtiches ou non qui reviennent, soit pour le même personnage comme on l'a vu, soit pour différents personnages autres, mais qui se voient devenir acteurs-actrices récurrents de l'univers Demy (Jacques Perrin, Catherine Deneuve et dans une moindre mesure, Danielle Darrieux, Michel Piccoli...).



    Et puis enfin la musique dont j'ai déjà parlé pas mal auparavant, en filigranne ou non. J'avais évoqué un aspect radical et transcendant dans la mise en scène et la musique et celle-ci à la particularité de remplir tout le long-métrage, ne laissant jamais les personnages "parler" véritablement si ce n'est qu'en poussant la chansonnette. Pour certains, il est clair que le procédé sera une torture sans nom, ce qui est compréhensible. Pour d'autres, il n'y aura pas de problèmes. Pour une dernière poignée, un léger temps d'acclimatation sera nécessaire mais après pleine acceptation du projet du tandem Demy-Legrand, ça marchera petit à petit et même de mieux en mieux. J'appartiens à cette dernière catégorie et même si je préfère pleinement Peau d'âne et Les demoiselles de Rochefort (plus ambigüs et moins frontal dans leur noirceur cachée, musique plus jazz pour l'un dans l'ensemble, à la coloration plus baroque pour l'autre), je suis rentré sans trop de mal dans le film. D'abord pour toutes les qualités qui font que l'oeuvre finit par s'accepter pleinement au fond (et notons le, Catherine Deneuve n'a jamais été aussi jolie et belle que dans ce film, Belle de jour... et Peau d'âne. Et c'est quelqu'un de pas trop fan de l'actrice qui le dit), ensuite parce que j'aime la musique de Legrand depuis un certain temps (ça aide :-) ).


    Et quand on aime la musique on va pas faire de chichi non ? Je possède depuis le lycée un coffret regroupant la majeure partie de la carrière de Legrand. Donc aussi bien les morceaux instrumentaux et de toute beauté (difficile de ne pas tomber à la renverse devant les compositions à la fois lyriques et pourtant voilées d'Un été 42 ou Le sauvage --tiens, encore un film avec la Deneuve, c'est rigolo) que les morceaux chantés. Morceaux chantés qui m'apparaissaient finalement aussi potables qu'une bonne partie de Michel Fugain que j'avais dû apprendre au collège (pour le spectacle de fin d'année, hin hin) ou d'autres artistes de la chanson française du passé, un peu moins cinématographiques il est vrai.


    Pourtant dans le coffret, un seul titre issu des Parapluies de Cherbourg là-dedans. Oubli volontaire ? Certaines compositions ayant été reprises apparemment par Frank Sinatra, Ella Fitzgerald ou Louis Armstrong par la suite, je pense plus que c'est lié à l'homogénéïté du film. A la différence des Demoiselles, difficile en effet de détacher ici une chanson ou un thème autrement qu'en l'intégrant à son corpus de chansons persos et lui donnant un nouveau sens et de nouvelles paroles.


    Donc quand je lis ailleurs que les rimes sont pauvres voire inexistantes ou qu'il n'y a aucune mélodicité, mouais bof. La rime n'est absolument pas le but recherché ici au contraire de l'écriture des chansons des Demoiselles (et j'ai du mal à comprendre au passage pourquoi on doit chercher la rime absolument dans la chanson française). Ici on "en-chante" la vie comme j'ai pu le lire dans cette excellente chronique plus courte et plus concise. Après, oui, la musique est un peu tire-larmes, bien sûr, c'est l'un des principes du mélo on y échappe pas et moi-même n'étant pas un fan de ce genre à la base (malgré un goût assez mélancolique), je le conçois aisément (ce qui explique à nouveau pourquoi dans le coffret je lui préfère les deux autres). Bien sûr on aime ou on aime pas cet aspect de chant sur tout un film, on le supporte ou pas mais dire d'emblée qu'il n'y a aucune recherche de style, d'unité, de mise en scène ou de musique après tout ce que j'ai dévoilé, c'est me sembler faire trop vite l'impasse sur le film en lui-même. Après tout, on ne donne pas des palmes d'or comme ça, il y a des raisons, et ce, même si l'on aime pas forcément une oeuvre au premier abord mais que la somme de ses parties en font finalement quelque chose d'assez exceptionnel et remarqué/remarquable à défaut d'être unique et/ou apprécié.

    un peu comme avec les êtres humains, non ?... :)

    Site web:  http://dvdtator.canalblog.com/archives/2015/01/06/31255134.html
    celine.burg
    Le 19/02/2015
    1 critique
    Qui n'a jamais entendu parler des parapluies de Cherbourg ou encore des Demoiselles de Rochefort? Ils font partie des classiques du cinéma français et pourtant, malgré l'envie de les voir, je n'en avais jamais eu l'occasion. C 'est chose faite grâce à Cinétrafic . J'ai en effet reçu un magnifique coffret Blu Ray paru le 19 Novembre 2014, édité par Arte qui contenait Les Parapluies de Cherbourg, les Demoiselles de Rochefort et Peau d'âne. On m'avait prévenu que cela chantait beaucoup et même si ce n'est pas forcément ma tasse de thé, j'ai pris le risque et ai commencé par Peau d'âne, conte que nous connaissons tous.

    PEAU D'ANE





    Tout d'abord je dois féliciter les techniciens pour la restauration exceptionnelle de ce film (des 3 du coffret d'ailleurs). Pour avoir déjà vu des films de l'époque, on voit une belle différence et c est appréciable (même si l ancien a du charme!). Catherine Deneuve est l'héroine des 3 films reçus et elle a une fraîcheur qu'on ne perçoit plus depuis longtemps chez elle. Ce n'est pas une actrice que j'apprécie plus que cela justement à cause de ce côté un peu hautain qu'elle cultive dans ses films. Ici on a affaire à une innocente et pétillante jeune fille qui campe parfaitement Peau d'âne, cette Peau d'âne qui cherche à échapper aux ardeurs d'un père incestueux.

    Connaissant parfaitement le conte original, le voir dans cette version un peu kitsch m'a un peu dérouté au départ. La technique d'il y a 45 ans étant ce qu'elle était forcément, il m'a été assez compliqué de ne pas m'amuser de voir les 2 peuples grimés entièrement de bleu et de rouge pour les différencier. Malgré tout, Jacques Demy a bien gardé l'âme de cette fable indémodable. Il entoure de poésie les mésaventures mais surtout le happy end de l'innocente Peau d'âne. Les costumes sont absolument sublimes. Le seul vrai bémol, ce sont les chansons disséminées dans le film et qui n'ont au final ni intérêt ni qualités réelles. Elles ne servent pas vraiment à l'intrigue et on a la sensation que Jacques Demy n'y a pas mis l énergie nécessaire pour qu'elles subliment son oeuvre!

    Un second Blu-Ray regorge de bonus concernant le film. Particulièrement intéressante l'analyse du film par la fille adoptive de Jacques Demy. Je me suis amusée aussi des 2 bandes annonces réalisées à 45 ans d'intervalle. On peut voir une différence tellement flagrante qu'on ne peut s'empêcher de sourire! Une version karaoké de toutes les chansons est également disponible.

    LES DEMOISELLES DE ROCHEFORT



    J'ai ensuite enchaîné avec les fameux Demoiselles dont l'air Nous somme des soeurs jumelles résonne dans la tête de tout français qui se respecte! Tout ce que je savais c'est que les 2 soeurs fictives l'étaient réellement dans la vie. L'illustre Catherine Deneuve et la trop tôt disparue Françoise Dorléac se donnent la réplique et campent une fratrie passionnée par la musique et qui aspire au grand amour.

    Ce film est particulièrement optimiste et enjoué. Il raconte 2 quêtes d'amour bien différentes qui emmène les héroïnes vers un avenir différent, elles qui jusque là étaient intimement et constamment liées. On sort de ce film avec le sourire même si on le sait excessif et pas très réaliste. Il prône la joie de vivre, l'espoir et la poésie. Cela fait du bien de voir un film sans autre but que de faire rêver et d'égayer quelques instants le quotidien des spectateurs. Pas d'enjeu juste du communicatif et du bienveillant!

    Les bonus sont un peu moindres sur ce blu-ray. Là encore une analyse du film mais surtout un documentaire sur les 25 ans des Demoiselles qui donnent des éclairages intéressants.

    LES PARAPLUIES DE CHERBOURG



    J'ai terminé par celui là après lecture de différents articles sur la blogosphère expliquant que cette fois ci le film était chanté dans sa totalité. Pour avoir vu déjà d'autres phénomènes du genre, j appréhendais vraiment de le regarder.

    Et pourtant, étonnamment c est celui que j'ai préféré. Le destin de Geneviève et Guy m'a vraiment touché et passionné. Même si par moments, j ai failli décrocher, je suis envers et contre tout restée captivée par ces personnages à l'avenir contrarié. C'est effectivement beaucoup moins gai et surtout beaucoup plus profond que les demoiselles de Rochefort. Tout tourne autour d'une histoire d'amour mais la légèreté n'est plus de rigueur. La scène où les amoureux se séparent m'a bouleversé. Cette musique m'est apparue familière et sert vraiment l'émotion du moment.

    C est une histoire universelle qui ne semble avoir pas pris une ride... Un vrai joli moment d'émotion passé en compagnie de Catherine Deneuve et des acteurs qui l'entourent.

    Pas mal de bonus ici encore. Passionnant de voir à quoi ressemble la restauration d'un film. Et intéressant la vision de Virginie Ledoyen sur ce monument français.

    Grâce à ces 3 films, j'ai découvert Jacques Demy. Je retiendrai de lui et de cette initiation qu'il est doué pour traiter de l'amour, qu'il aime accompagner ses intrigues de chansons (plus ou moins réussies pour moi), qu'il idolâtrait Catherine Deneuve et qu'il avait une vision colorée de la vie qu'il retransmet magnifiquement dans sa réalisation.


    Je suis ravie d'avoir enfin vu ces classiques du cinéma français et j'ai eu un vrai coup de coeur pour Les parapluies de Cherbourg que je reverrai avec plaisir!

    Site web:  http://humeursdefilles.blogspot.fr/2015/02/coffret-jacques-demy.html
    humeursdefilles
    Le 19/02/2015
    32 critiques
    Qui n'a jamais entendu parler des parapluies de Cherbourg ou encore des Demoiselles de Rochefort? Ils font partie des classiques du cinéma français et pourtant, malgré l'envie de les voir, je n'en avais jamais eu l'occasion. C 'est chose faite grâce à Cinétrafic . J'ai en effet reçu un magnifique coffret Blu Ray paru le 19 Novembre 2014, édité par Arte qui contenait Les Parapluies de Cherbourg, les Demoiselles de Rochefort et Peau d'âne. On m'avait prévenu que cela chantait beaucoup et même si ce n'est pas forcément ma tasse de thé, j'ai pris le risque et ai commencé par Peau d'âne, conte que nous connaissons tous.

    PEAU D'ANE





    Tout d'abord je dois féliciter les techniciens pour la restauration exceptionnelle de ce film (des 3 du coffret d'ailleurs). Pour avoir déjà vu des films de l'époque, on voit une belle différence et c est appréciable (même si l ancien a du charme!). Catherine Deneuve est l'héroine des 3 films reçus et elle a une fraîcheur qu'on ne perçoit plus depuis longtemps chez elle. Ce n'est pas une actrice que j'apprécie plus que cela justement à cause de ce côté un peu hautain qu'elle cultive dans ses films. Ici on a affaire à une innocente et pétillante jeune fille qui campe parfaitement Peau d'âne, cette Peau d'âne qui cherche à échapper aux ardeurs d'un père incestueux.

    Connaissant parfaitement le conte original, le voir dans cette version un peu kitsch m'a un peu dérouté au départ. La technique d'il y a 45 ans étant ce qu'elle était forcément, il m'a été assez compliqué de ne pas m'amuser de voir les 2 peuples grimés entièrement de bleu et de rouge pour les différencier. Malgré tout, Jacques Demy a bien gardé l'âme de cette fable indémodable. Il entoure de poésie les mésaventures mais surtout le happy end de l'innocente Peau d'âne. Les costumes sont absolument sublimes. Le seul vrai bémol, ce sont les chansons disséminées dans le film et qui n'ont au final ni intérêt ni qualités réelles. Elles ne servent pas vraiment à l'intrigue et on a la sensation que Jacques Demy n'y a pas mis l énergie nécessaire pour qu'elles subliment son oeuvre!

    Un second Blu-Ray regorge de bonus concernant le film. Particulièrement intéressante l'analyse du film par la fille adoptive de Jacques Demy. Je me suis amusée aussi des 2 bandes annonces réalisées à 45 ans d'intervalle. On peut voir une différence tellement flagrante qu'on ne peut s'empêcher de sourire! Une version karaoké de toutes les chansons est également disponible.

    LES DEMOISELLES DE ROCHEFORT



    J'ai ensuite enchaîné avec les fameux Demoiselles dont l'air Nous somme des soeurs jumelles résonne dans la tête de tout français qui se respecte! Tout ce que je savais c'est que les 2 soeurs fictives l'étaient réellement dans la vie. L'illustre Catherine Deneuve et la trop tôt disparue Françoise Dorléac se donnent la réplique et campent une fratrie passionnée par la musique et qui aspire au grand amour.

    Ce film est particulièrement optimiste et enjoué. Il raconte 2 quêtes d'amour bien différentes qui emmène les héroïnes vers un avenir différent, elles qui jusque là étaient intimement et constamment liées. On sort de ce film avec le sourire même si on le sait excessif et pas très réaliste. Il prône la joie de vivre, l'espoir et la poésie. Cela fait du bien de voir un film sans autre but que de faire rêver et d'égayer quelques instants le quotidien des spectateurs. Pas d'enjeu juste du communicatif et du bienveillant!

    Les bonus sont un peu moindres sur ce blu-ray. Là encore une analyse du film mais surtout un documentaire sur les 25 ans des Demoiselles qui donnent des éclairages intéressants.

    LES PARAPLUIES DE CHERBOURG



    J'ai terminé par celui là après lecture de différents articles sur la blogosphère expliquant que cette fois ci le film était chanté dans sa totalité. Pour avoir vu déjà d'autres phénomènes du genre, j appréhendais vraiment de le regarder.

    Et pourtant, étonnamment c est celui que j'ai préféré. Le destin de Geneviève et Guy m'a vraiment touché et passionné. Même si par moments, j ai failli décrocher, je suis envers et contre tout restée captivée par ces personnages à l'avenir contrarié. C'est effectivement beaucoup moins gai et surtout beaucoup plus profond que les demoiselles de Rochefort. Tout tourne autour d'une histoire d'amour mais la légèreté n'est plus de rigueur. La scène où les amoureux se séparent m'a bouleversé. Cette musique m'est apparue familière et sert vraiment l'émotion du moment.

    C est une histoire universelle qui ne semble avoir pas pris une ride... Un vrai joli moment d'émotion passé en compagnie de Catherine Deneuve et des acteurs qui l'entourent.

    Pas mal de bonus ici encore. Passionnant de voir à quoi ressemble la restauration d'un film. Et intéressant la vision de Virginie Ledoyen sur ce monument français.

    Grâce à ces 3 films, j'ai découvert Jacques Demy. Je retiendrai de lui et de cette initiation qu'il est doué pour traiter de l'amour, qu'il aime accompagner ses intrigues de chansons (plus ou moins réussies pour moi), qu'il idolâtrait Catherine Deneuve et qu'il avait une vision colorée de la vie qu'il retransmet magnifiquement dans sa réalisation.


    Je suis ravie d'avoir enfin vu ces classiques du cinéma français et j'ai eu un vrai coup de coeur pour Les parapluies de Cherbourg que je reverrai avec plaisir!

    Site web:  http://humeursdefilles.blogspot.fr/2015/02/coffret-jacques-demy.html
    Platinoch
    Le 01/03/2015
    83 critiques
    Un grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Arte Editions pour m’avoir permis de découvrir le bluray des « Parapluies de Cherbourg » de Jacques Demy, dans le cadre de l’opération dvdtrafic.

    « Cette jeune fille il se pourrait que je l’aime »

    Cherbourg, novembre 1957. Madame Emery et sa fille, Geneviève, tiennent une boutique appelée Les parapluies de Cherbourg. Geneviève est amoureuse de Guy, mécanicien dans un garage. Sa mère désapprouve la relation quand elle l'apprend. Le jeune homme est élevé par sa tante (et marraine) Élise, gravement malade. Il est appelé pour faire son service militaire en Algérie. Les deux amoureux doivent se quitter. Enceinte, désemparée parce qu'elle a peu de nouvelles de Guy, Geneviève est exposée au charme de Roland Cassard, un négociant en pierres précieuses de passage. Après quelques mois, avec l'insistance de sa mère, elle accepte de l'épouser, quittant ainsi Cherbourg…

    « Tu crois aimer mais l’amour c’est autre chose : on ne tombe pas amoureuse d’un visage dans la rue »

    Amoureux des arts et cinéphile passionné, le cinéma de Jacques Demy ne devait ressembler à aucun autre. Surtout dans un paysage cinématographique français qui, jusqu’à l’arrivée de la Nouvelle Vague, ne semblait pas laisser spécialement de place aux projets les plus originaux. Il faut dire que Demy rêve de faire une comédie musicale, colorée et virevoltante comme on en fait à Hollywood. Mais le genre, popularisé dès les années 30 (notamment par le duo Astaire/Rodgers) et qui connait son âge d’or dans les années 50, est encore quasi exclusivement l’apanage des anglo-saxons. Les projets de Demy sont ainsi contrariés. Son premier film, « Lola » (1960), avait été écrit initialement comme une comédie musicale. Mais devant la frilosité des producteurs qui refusent de financer un tel projet, Demy doit renoncer aux chansons et à la couleur. C’est finalement avec son troisième long métrage, « Les parapluies de Cherbourg », réalisé deux ans plus tard, qu’il parviendra à réaliser son rêve.

    « Il nous reste si peu de temps qu’il ne faut pas le gâcher »

    Ce qui frappe avant tout dans les « Parapluies de Cherbourg », c’est la constante liberté du réalisateur qui se joue systématiquement des codes alors en vigueur dans le cinéma français. Couleurs chatoyantes, musique omniprésente : le film ne ressemble clairement à aucun autre. Pour le meilleur, mais aussi parfois pour le pire, à l’image des dialogues intégralement chantés, qui rendent le film parfois difficile à suivre. Reste qu’au-delà du kitsch clairement assumé de l’ensemble et de son apparente légèreté, Demy livre un film mélodramatique rappelant en filigrane le contexte sombre de l’époque (la guerre d’Algérie), auquel il ajoute des éléments intimes de sa propre vie (le héros qui travaille dans un garage puis dans une station-service sont autant de clins d’œil à son père garagiste). Pas toujours facile d’accès par la forme, « Les parapluies de Cherbourg » n’en demeurent pas moins un grand film dramatique. La partition de Michel Legrand marque longtemps, de même que la dernière scène du film, éminemment triste.

    Le bluray : Edité par Arte Editions, le film est disponible dans les bacs depuis le 19 novembre 2014. Le film est disponible en VF avec possibilités de sous-titres anglais ou français pour malentendants. Le film est accompagné de nombreux bonus, notamment des modules « chronique d’une restauration », « Il était une fois les parapluies de Cherbourg », « L’univers de Jacques Demy », « Le film vu par Virginie Ledoyen », « Remise du prix Louis Delluc », « Catherine Deneuve et les parapluies », « Jacques Demy et Mag Bodard évoquent la production du film ». Enfin, les bandes-annonces sont également présentes. Une édition véritablement quatre étoiles.

    A découvrir sur Cinétrafic d’autres films dans les catégories nouveauté ciné et cultissime


    Site web:  http://lecinedeplatinoch.over-blog.fr/2015/03/les-parapluies-de-cherbourg.html
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites