Hara-kiri

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    Hara-kiri

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    (4.75 pour 12 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    1962
    PAYS:
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    Sous-genre Chambara

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    Le chambara est un genre cinématographique japonais hérité du théâtre traditionnel qui met à l'honneur les films de sabre.

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    LaKinopitheque
    Le 20/05/2012
    0 critique
    Considéré comme l’un des chefs-d’œuvre du cinéma japonais, et pour une fois le terme n’est pas galvaudé, Hara-kiri fait l’objet d’un remake de Takashi Miike actuellement projeté sur les écrans français (Hara-kiri : mort d’un samouraï sorti en novembre 2011). C’est donc l’occasion, non pas de comparer les deux versions, mais de souligner que s’attaquer à un tel monument du cinéma nécessite un certain courage ou bien, à défaut, une bonne dose d’inconscience. Venant de la part d’un cinéaste connu pour sa production prolifique mais inégale, on demande à voir le résultat, même si l’on doute de la capacité de Takashi Miike à égaler la maîtrise stylistique et la profondeur de traitement du film original. N’est pas Masaki Kobayashi qui veut.

    Inspiré d’un roman de Yasuhiko Takiguchi, Hara-kiri est le film d’un cinéaste dont l’étoile continue de briller dans l’esprit des cinéphiles, mais dont la réputation auprès du grand public a souffert de l’ombre projetée par un certain Akira Kurosawa, dont il fut pourtant l’associé pendant les années 1970. Chef de file du cinéma indépendant, Masaki Kobayashi est l’archétype du cinéaste engagé, chacun de ses films étant réalisé à contre-courant des standards de production de l’époque, sur le fond aussi bien que sur la forme. Hara-kiri n’échappe pas à la règle et, sous couvert d’un film en costumes, révèle une violente critique des codes, des rites et des valeurs de la société japonaise traditionnelle et en particulier du bushido, dont il atomise littéralement les principes.

    La suite sur La KINOPITHEQUE
    http://www.kinopitheque.net/

    Site web:  http://www.kinopitheque.net/hara-kiri/
    Nio_Lynes
    Le 26/05/2012
    0 critique
    S'il y a bien des films où le terme de chef d'oeuvre ne peut être usurpé, ni par la patine du temps, ni par la subjectivité du cinéphile, alors Hara-Kiri (aka "Seppuku" de Masaki Kobayashi - 1962) est bien de ceux-là. Et au regard du résultat, il n'est pas étonnant que le film ait subi un remake récent (de Takashi Miike) car il contient en ses fondements les germes de l'universalité à travers le pur film de sabre qu'une pure critique (assez acerbe) du Japon actuel (enfin de 1962) revisitée dans les codes du Bushido. Tout le monde y trouvera donc son compte, du pur spectacle à l'oeuvre qui fait profondément réfléchir.


    Le plus étonnant est l'incroyable dureté qui s'opère durant le film et la vengeance que va opérer Tsugumo envers le clan Li en retournant les codes du samouraï à sa guise afin de leur renvoyer leur propre mépris à la figure; ce mépris qu'ils eurent et qui les poussa à forcer le pauvre Chijiwa à accomplir son suicide jusqu'au bout, ne pouvant s'y soustraire alors que le jeune ronin appauvri et fatigué ne venait à la base que pour quémander l'aumône en espérant attendrir le seigneur du clan.


    Car (et le petit nodule bonus du DVD et ici Blu-ray de Carlotta le rappelle admirablement) en cette époque troublée, le régime des Tokugawa a divisé la populace en plusieurs castes, principalement de 4 sorte : les samouraïs et guerriers, soit l'élite, tout en haut. Viennent ensuite les artisans et paysans. Enfin en dernier lieu, les marchands. Un ronin errant se voit donc rétrogradé dès lors qu'il n'appartient plus à un fief. Il peut soi-même proposer ses services à un bourgeois aisé, soit apprendre une discipline et devenir artisan (Tsugumo ici qui essaye de vivre en construisant et vendant des ombrelles), soit sombrer dans les bas instincts suivant son niveau d'éthique et surtout son niveau de pauvreté et devenir bandit ou assassin. Quoiqu'il en soit, un ronin n'appartenant pas à un seigneur se voit traité comme moins que rien et le film le montre durement avec le sort du pauvre Chijiwa.


    Afin de clairement montrer l'exemple auprès des autres samouraïs sans maître et dévoiler que le clan Li ne fléchira pas envers ces pratiques jugées déshonorantes (et ce, même pour la majeure partie des ronins aussi justement), on force le jeune homme à aller au bout de son acte sans même lui poser de questions. Afin de faire un exemple et témoigner du respect de règles qu'on ne peut impunément bafouer. Pourtant magistralement, ce sont ses mêmes règles que Tsugumo va utiliser afin de procéder à sa vengeance et réclamer réparation.


    De par la structure narrative en flashback se révèle alors toute l'histoire qui en devient des plus jubilatoires. Tsugumo à promis de mourrir mais il est clair qu'il n'a pas prévu de partir seul. Plus le samouraï sommé de se suicider dans les règles de l'art raconte son histoire et plus le seigneur comprend qu'il ne cherche tant pas à gagner du temps lâchement comme d'autres avant lui que de montrer qu'une injustice a été commise en se réfugiant bêtement derrière une procédure effaçant l'humain au profit d'une mécanique devenue vide, à peine huilée et nettoyée (à l'image de l'armure de samouraï qui ouvre et ferme le film donc).


    Tout l'art du scénariste Shinobu Hashimoto allié à l'excellente mise en scène de Kobayashi sera donc de témoigner du fait que derrière un Art militaire soucieux de règles éthiques liées à l'Honneur se cache un irrespect total de l'être humain. La vengeance de Tsugumo devient alors un vibrant plaidoyer humaniste cher au réalisateur de La condition humaine (1959-1961). Un discours donc toujours actuel puisqu'il peut tout aussi bien s'appliquer au Japon d'alors qu'à celui d'aujourd'hui tout comme nos propres pays occidentaux. L'intelligence du scénariste et du réalisateur se situe ici dans le traitement donnant au film une allure de classique intemporel. Déjà, son discours soit, mais la violence morale et physique qui transparaît par touches et reste des plus implacables. Chaque scène marque, même les instants de calme, faussement apaisés. Hara-Kiri n'est pas à proprement parler un film d'action (les combats sont éclipsés sciemment au profit d'un suspense bien entretenu) mais il est ce calme avant la tempête, cet oeil du cyclone qui menace de tout embraquer avec lui. Un vrai chef d'oeuvre qui n'a pas pris une ride.



    (infos annexes --sur le film et le blu-ray de Carlotta-- + captures sur le blog, suivez le lien. ;) )

    Site web:  http://dvdtator.canalblog.com/archives/2012/05/26/24349246.html
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