Critiques du film: Slumdog Millionaire
    Slumdog Millionaire
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    Slumdog Millionaire
    Daydreamer
    Le 21/10/2012
    760 critiques
    Pareil que d'autres, je ne trouve pas que ce film méritait 8 oscars, c'est excessif même si ça reste un bon film...

    BIBI62
    Le 07/10/2009
    127 critiques
    Voici donc le nouveau film de Danny Boyle, cinéaste assez inégal, dont le dernier film, Sunshine, m'avait profondément ennuyé.
    Scénario tiré du livre "Les Fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devient milliardaire", c'est une fable moderne, un conte, non pas un conte de fées mais plutôt un conte de faits, des faits cruels (mort de sa mère sous ses yeux, soumission à un trafic d'enfants énucléés, trahison du grand frère), émouvants, burlesques (la scène de l'autographe avec le bain d'excréments!), étonnants et colorés, qui ont jalonné toute la prime jeunesse du jeune indien (on le voit à deux périodes phares, à 7 et 13 ans) et qui vont le conduire à un monde meilleur,à travers ce destin prodigieux, le tout guidé par un amour d'enfance indestructible.
    Alors c'est vrai que le procédé peut paraître au prime abord facile: en effet toutes les questions auxquelles doit répondre Jamal au fameux jeu télévisé correspondent à un moment fort de sa jeunesse, de plus dans l'ordre chronologique!mais peu importe, on est ici dans une fable, sur le pouvoir destructeur et corrupteur de l'argent, mais surtout sur la force de l'amour.
    Car si Jamal participe à ce jeu, ce n'est pas spécialement pour repartir avec le pactole, mais d'abord pour retrouver celle qu'il aime, son amour d'enfance, car il sait qu'elle regarde cette émission!c'est aussi pour prouver qu'un "slumdog" comme lui, un "pouilleux" des bidonvilles peut s'en sortir, après avoir échappé à tant de souffrances, tant de lâcheté, de corruption (qui continue d'ailleurs pendant le jeu, mais on en dira pas plus!).
    Le grand mérite et la véracité du film est que le réalisateur a tenu à tourner à l'intérieur même de ces bidonvilles indiens, dans cette "jungle" colorée pleine d'effervescence, fourmillant d'exotisme, d'extrême pauvreté certes mais dégageant une chaleur humaine intense, toutes les scènes de la première partie sont magnifiques, et le talent de metteur en scène fait le reste, comme l'époustouflante poursuite infernale des deux frères dans les rues de la ville, d'une virtuosité technique à en donner le tournis!
    Et c'est un véritable voyage initiatique dans cette Inde contemporaine si particulière qui nous est proposé, même filmé par un européen, on se croirait dans un vrai film indien, grâce à une sincérité de tous les instants qui s'en dégage.
    De plus le réalisateur a tenu a faire jouer les rôles, des trois mômes principaux notamment, par de vrais gamins des bidonvilles, ils sont d'un naturel confondant, justes, émouvants, excentriques, malicieux, formidables de réalisme, et par conséquent jamais dans la composition ou la caricature. Quand à l'interprète de Jamal à 18 ans, Dev Patel, (acteur venant de la série Skins) il est lui aussi magnifique, d'une espèce d'intensité très intériorisée, il dégage un charisme certain.
    Le tout est sublimé par une musique extra, souvent très sauce Boolywood, à l'image du générique de fin où les personnages se lâchent sur une danse folklorique!
    Cette assez incroyable histoire d'un gamin des rues qui devient riche est original par sa narration, déroutant parfois, mais toujours d'un réalisme touchant et rempli de merveilleux et de merveilles, même à travers le prisme de la tragédie, un volcan de couleurs et de douleurs, avec l'amour en fusion.Ou la magie du cinéma.
    Le premier vrai coup de coeur de ce début d'année, il était temps!
    Et c'est mon dernier mot!

    MA NOTE: 16/20

    Site web:  http://lecinedejo.blogs.allocine.fr
    jeremie747
    Le 12/07/2010
    264 critiques
    L'inégal Danny Boyle revient avec une grande fresque indienne qui s'inspire un peu de l'esthétique chantante du Bollywood. A travers le parcours victorieux d'un jeune homme issu des bidonvilles de Bombay à l'émission télévisée "Qui veut gagner des millions ?", il trace une épopée romanesque dans l'Inde des pauvres ; à chaque question correspond un épisode de la vie de Jamal qui explique comment il a pu connaître la réponse. Outre la construction narrative originale et intelligente, c'est le double niveau de lecture du scénario qui fait la réussite du film : Danny Boyle utilise un destin personnel très romancé pour illustrer des évènements historiques et une situation sociale bien réels. A la fois drôle et mélancolique, "Slumdog Millionnaire" raconte l'Inde moderne, toute en paradoxe, dont les valeurs fondamentales sont l'argent et l'amour et où une richesse nouvelle côtoie cruellement la plus insigne misère. Cette Inde qui fascine, chamarrée, vivante et grouillante, exotique et naïve, cette Inde qui, rattrapée par la modernité, inspire toujours une joie de vivre communicative.

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