Critiques du film: Pulp Fiction
    Pulp Fiction
    Ajouter une critique au film
    Pulp Fiction
    Lomami
    Le 05/08/2009
    10 critiques
    Personnellement, je classe Pulp Fiction dans la catégorie « films qui ont changé ma vie ». Voici pour quelles raisons en deux trois idées:
    - Quentin Tarantino est un cinéphile avant d'être un cinéaste, et ceci pour le meilleur, puisqu'il a su faire de la parfaite maîtrise de sa cinéphilie la marque de son style, ça et une écriture très verbeuse. En cela Tarantino n'est pas un inventeur du cinéma comme Eisenstein ou Hitchcock, mais un gars de son(notre) époque qui ne prétend pas être le premier à faire un film(par exemple) de gangster. Au contraire, il joue des codes des films de genre et des personnages clichés pour donner une composition loufoque, qui oscille entre la comédie de proximité et le film noir, le tout imbibé d'absurde et de clins d'œil aux recoins obscures du cinéma et de la pop culture. Un couple romantique qui devient l'instant d'après des braqueurs allumés, des hommes de mains qui commèrent comme des adolescentes, un tueur à gage connu comme le loup qui s'avère être un consultant expert en situation de crise, et nettoyage. Je ne sais pas si je suis très clair; le cinéma de Quentin Tarantino c'est comme le hip hop, il sample des bons films, les remix, et crée à partir de ce matériel un cinéma à l'intention de ses contemporains.
    -Le travail d'écriture a été poussé vers des sommets; c'est celui d'un gars qui s'est fait connaître en envoyant un script (celui de True Romance), accompagné de son pote Roger Avery, auteur du segment de la montre. Tarantino aime ses personnages, leur met des répliques cultes dans la bouche en permanence. Ces personnages hallucinants ont un casting de luxe pour les incarner à la perfection, aucun n'est figé dans un genre et tous semblent avoir une destinée valant la peine d'être dévelopée, certains auront peut-être un peu plus de leur histoire racontée dans un autre film de l'univers de Tarantino... Qui est la crampe? Comment devient-on la crampe? Suis-je le seul à me poser cette question?
    -Uma Thurman est la plus belle, la plus grande, au sens propre comme au sens figuré, la meilleur actrice de sa génération, une étoile, et ce film n'en est qu'une modeste démonstration, ceci étant mon humble opinion.
    Bring out the gimp. But the gimp is sleepin'! I guess you'll have to wake him up now won't you? (musique)


    olivier.demangeon.5
    Le 06/07/2017
    1014 critiques
    « Pulp Fiction » est un film charnière dans la carrière de Quentin Tarantino, mais également pour la carrière d’un certain nombre d’acteurs y ayant participé. On pourrait même aller jusqu’à dire qu’il fait figure de charnière dans le cinéma hollywoodien. L’histoire part dans différentes directions d’une manière qui peut apparaître comme chaotique et absurde. Le rythme est lent pour exploser violemment sans prévenir. La bande originale est absolument excellente et créer une atmosphère particulière. Un métrage qui combine malicieusement l’humour et la violence. C’est culte !

    Site web:  http://wp.me/p5woqV-4cX
    chewbawik
    Le 27/07/2013
    158 critiques
    Ce film est excellent et joue parfaitement avec son temps.
    L'avantage quand on regarde un film de Tarantino, c'est que l'on sait d'avance que l'on va être surpris et ce film ne fait que ça : surprendre.
    Les personnages sont aussi loufoques qu'attachants, leurs dialogues sont souvent drôles et surprenants, le scénario ne suit en rien les classiques du genre en nous proposant une ribambelle d'histoires, pas toujours dans un ordre chronologique, mais plein d'humour et de loufoquerie. Et puis surtout, le film est mature et ne s'embête pas avec le côté gnian gnian que l'on retrouve habituellement.
    Pulp Fiction est un film à voir, car il ne ressemble à aucun autre film et qu'au vu du casting et du jeu d'acteur, vous en aurez pour votre argent.

    italoromano
    Le 26/09/2014
    1 critique
    Du bon, du très bon, du très très bon Tarantino.
    Comme souvent, il ne nous déçoit pas: le scénario est haletant, les dialogues piquants. Les personnages, notamment Vincent Vega (John Travolta), Mia Wallace (Uma Thurman) et Jules Winnfield (Samuel L. Jackson), paraissent sortir de deux univers à la fois: les gangsters de Chicago pendant la prohibition et les camés incurables de la scène rock des 70's et 80's. Ajoutez à cela la hargne teintée d'humour ironique de Butch Coolidge (Bruce Willis), le personnage haut en couleur qu'est Marsellus Wallace (Ving Rhames). Parsemez le tout du génie et du trash du seigneur Tarantino. Vous obtiendrez alors un chef d'œuvre (à ne pas mettre entre les mains des plus jeunes tout de même) !

    Site web:  http://www.cinetrafic.fr
    tinalakiller
    Le 20/01/2016
    381 critiques
    A peine deux ans après la sortie de son premier long-métrage Reservoir Dogs (qui fait partie de mes films de chevet), Quentin Tarantino signe certainement le film le plus culte de sa carrière, Pulp Fiction. Au-delà de son succès critique et public, le film a décroché la Palme d’or ainsi que l’Oscar du meilleur scénario original. Il s’agit aussi du film qui marque le retour de John Travolta devant les caméras. En tout cas, ce succès me semble si mérité car je le considère moi-même comme un classique et il s’agit un de mes préférés de Tarantino. Je le revois toujours aussi volontiers, j’ai même à chaque fois une sorte de plaisir à le redécouvrir et les 2h30 passent à une vitesse folle ! Il faut dire que le long-métrage possède une énergie folle, une véritable personnalité et surtout un grain de folie qui fait du bien ! Il est difficile de classer ce film mais je le vois véritablement comme une comédie noire mettant en scène des salauds, des truands, des junkies et des losers. Ce qui frappera alors, c’est sa construction, c’est-à-dire que l’histoire est divisée en trois parties en sachant qu’elles ne sont pas mises dans le bon ordre. C’est pourtant quelque chose qui peut habituellement m’énerver quand je trouve cela bancal et superficiel. Ici, cette déconstruction semble pourtant d’une grande logique pour le spectateur dans le sens où on parvient à avoir une histoire qui peut paraître plus dense alors qu’à l’origine elle est très simple. Le spectateur parvient à être constamment surpris, il y a aussi des effets de chute qui ne seraient pas nécessairement présents avec un scénario linéaire. Au-delà d’un montage maîtrisé et d’une grande efficacité ainsi que d’une écriture fluide ayant une réelle efficacité, on s’aperçoit rapidement que le charme de ce film ne vient pas vraiment de la trame qui reste finalement secondaire. C’est tout ce qu’il y a autour qui a contribué au succès justifié de ce long-métrage. Les dialogues sont tout simplement exquis (on pourrait en citer un paquet juste pour la rigolade), confirmant pour moi ainsi qu’il s’agit bien d’une comédie même si elle est évidemment macabre et violente.
    Evidemment, les détracteurs diront que le film est bavard, que certains dialogues sont totalement inutiles. Mais à force de le voir et le revoir, au-delà des effets comiques et délirants (certains pouvant être joyeusement gratuits, avouons-le), je trouve qu’ils permettent de rendre les personnages finalement plus complexes qu’ils en ont l’air. On apprend à connaître durant cette journée ce qui constituerait plus ou moins le quotidien et l’esprit même d’un malfrat. Tout semble alors décalé pour notre plus grand bonheur, par exemple, il est drôle de voir Vincent Vega être choqué pour le prix élevé d’un milkshake alors que buter des gens a l’air tout à fait normal. Surtout, le film bénéficie d’une excellente mise en scène qui, avec le recul, s’avère de nouveau exceptionnelle pour un deuxième long-métrage seulement. Pulp Fiction est évidemment devenu un film culte pour son côté cool qui contraste avec la violence des personnages et plus généralement des situations. Le film fonctionne d’ailleurs bien à partir de cette situation de contrastes, notamment temporelle, ce qui pourrait expliquer ces chapitres n’apparaissant pas dans un ordre linéaire. En effet, Pulp Fiction est pour moi un des films majeurs des années 1990 et, bien qu’il n’ait pas du tout vieilli, a quelque chose de représentatif de cette époque-là. Mais paradoxalement, on a aussi l’impression d’être plongé dans une autre époque ou dans plusieurs époques. Il faut dire que le look des personnages parfois vintage, les décors, très soignés, les différents titres musicaux qui constituent la bande-originale (un ensemble de rock’n’roll US, de surf music ou encore de pop) ou encore les couleurs pétantes contribuent à créer cette atmosphère qui fait le charme de ce film. Pour résumer, Pulp Fiction est un des plus bel hommage qu’on puisse faire à la pop culture. De plus, il s’agit aussi d’un portrait finalement assez sombre d’une Amérique qui semble entrer dans une nouvelle ère. Enfin, il y a tout un parterre de stars qui fait plaisir à voir et qui n’a rien de gratuit, chacun incarnant des personnages très marquants et attachants (même s’ils ne sont pas des enfants de choeur), même en ce qui concerne les rôles les plus secondaires.

    Site web:  https://tinalakiller.wordpress.com/2016/01/10/pulp-fiction/
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites