Toutes les critiques de films
    « The Third Murder » est un film judiciaire original disposant d’une intrigue absconse qui souffre d’un développement trop austère pour être pleinement captivant. Le rythme est terriblement lent et la photographie, bien que bien orchestrée en terme de cadrage et d’exploitation de la lumière, s’avère cruellement dépouillée. Le récit est parfois complexe et le message apparaît alambiqué. Les véritables motifs de satisfaction se trouvent dans les superbes performances des deux acteurs principaux. Les dialogues sont souvent minimalistes, parfois proches du métaphysique, mais ce sont les silences qui s’avèrent révélateurs. Un métrage à la frontière de l’ésotérisme qui aura du mal à trouver son public…

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    « Summoned » est un thriller mystérieux très médiocre disposant d’une histoire, d’une intrigue et d’un développement quelconques. Le rythme est satisfaisant, mais la photographie, l’édition et la bande originale sont ordinaires. La distribution est plutôt faible et malheureusement Cuba Gooding Jr. ne dispose que d’un rôle secondaire afin d’attirer les personnes stupides comme moi… Un métrage à aborder comme un téléfilm d’après-midi, un jour de pluie et de grand vent, quand on a rien d’autre à faire …

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    Affiche du film Subwave
    Subwave
    Par olivier.demangeon.5 Le 09/01/2019
    « Metro » est un film catastrophe sympathique, disposant d’une histoire originale, d’une intrigue classique et d’un développement familier. Le rythme est un peu trop lent, le récit est fluide, mais le métrage s’étire trop en longueur, en se focalisant un peu trop sur des intrigues secondaires. La photographie est agréable, les effets spéciaux sont bien maîtrisés et l’édition est mal équilibrée. La distribution offre des prestations mitigées au service de personnages parfois discutables, pour ne pas dire ridicules. L’ensemble se laisse regarder et apporte quelques moments de satisfaction.

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    « First Man » est un biopic médiocre car Damien Chazelle propose un compte-rendu du voyage de Neil Armstrorng qui se veut réaliste et méthodique. En dehors de la photographie, qui s’avère sublime, rien n’aura su trouver grâce à nos yeux dans ce métrage fade, délibérément vide de poésie et dépouillé à l’extrême de romantisme.

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    « Cold Prey 2 » est un bon slasher, et même si cette suite ne correspond pas à l’original, elle est tout de même agréable et non-décevante. Le rythme est sympathique, l’intrigue est classique et le développement est usuel. Même s’il n’y a rien d’innovant et que finalement ce film n’effraye pas tant que cela, il reste plus que correct et on peut tout à fait le recommander, surtout aux fans du genre…

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    Affiche du film Whitney
    Whitney
    Par ccarrere Le 12/01/2019
    Quatre ans après avoir explorer la légende Bob Marley, le cinéaste Kevin McDonald se penche cette fois sur une autre icône, Whitney Houston. Extrêmement complet et formidablement monté, le documentaire de Kevin McDonald alterne images d’archives et interviews de tout l’entourage de la chanteuse. Au détour d’une intervention, on apprend notamment les abus sexuels dont la jeune fille fut victime. Ce traumatisme ainsi qu’un entourage souvent toxique peuvent expliquer la trajectoire suivie par la comète Houston. Après une ascension vertigineuse vers des sommets jamais atteints par une chanteuse, la chute vers l’addiction et la ruine n’en fut que plus brutale. Passionnant et fascinant, ce documentaire est une pure merveille pleine d’émotion, notamment lors de l’un des derniers concerts de la star, où le physique l’aura définitivement lâché. A voir absolument!

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    « Face/Off » est un très bon film d’action disposant d’une histoire originale, d’une intrigue efficace et d’un développement supérieur. Les personnages sont particulièrement bien travaillés et les deux acteurs principaux offrent de superbes performances. D’une durée de 139 minutes, le rythme est très soutenu, pas le temps de s’ennuyer. Malgré la complexité de la trame centrale, le récit est fluide. La photographie est très plaisante et la bande originale est tout aussi agréable. Ce métrage restant, plus de vingt ans après sa sortie, un divertissement captivant très sympathique.

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    Affiche du film Shéhérazade
    Shéhérazade
    Par Chris Le 14/01/2019
    Derrière ce titre qui évoque un orient féérique, se cache un premier film âpre, dérangeant par son aspect documentaire sans concession, oppressant par sa progression dramatique.

    On suit Zachary, 17 ans, à sa sortie de prison : une mère peu présente, des amis un peu voyous, l'expérience de la rue. Zachary tombe amoureux d'une jeune fille de 15 ans qui se prostitue et devient son proxénète. L'histoire d'amour est belle, mais semble vouée à mal se finir. Les embrouilles vont inévitablement survenir, au fil d'un engrenage implacable et parfois shakespearien.

    Shéhérazade brille d'abord grâce à ses acteurs : tous non professionnels, choisis lors de castings sauvages, ils sont rayonnant de naturel. La façon dont le réalisateur Jean Bernard Marlin filme les bas-fonds de Marseille est quant à elle sidérante de vérité. Une fois accoutumé à l'accent mélangé au langage des cités, on est viscéralement immergé dans ces décors de chambre délabrée, de prostitution de rue et de foyers de placements.

    En parvenant à montrer les traces d'enfance qui subsistent chez les deux personnages principaux, le film remue et captive : il est à la fois sale et aérien, triste et joyeux, à l'image de la dernière scène, magnifique.

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    SENSES

    de Ryusuke Hamaguchi

    Critique de Cécile

    Nous avions prévu de voir "Senses" lors du festival international du film indépendant de Bordeaux. Mais l'alignement des planètes et une faille spatio-temporelle nous a empêché de le faire. Présenté à la fois comme l'un des événements cinéma de 2018, ou comme la première série cinématographique qui devrait figurer dans le top des meilleures séries du moment difficile de se faire une idée sur ce qu'est ce film. Je dirai juste que c'est un petit bijou, délicat et intelligent qui a su désorienter les communicants qui ont rivalisé de formules pour le vendre, ce qui a pu émousser l'aura de film qui ressemble tant au chef d'oeuvre d'un artisan.



    Quatre femmes, quatre amies qui flirtent avec la quarantaines se retrouvent régulièrement au grès d'occasions, de repas, et de tant d'autres choses, comme seules les amies peuvent le faire. On les suivra au long court pendant plusieurs mois et peut être un peu plus d'une années qui les questionnera et les changera.





    Il est toujours difficile de se mettre devant un film très long, ici plus de cinq heures. Tout comme il est difficile de commencer un livre de plus de six cents pages, on se demande comment faire, comment aborder cette montagne alors que finalement c'est tout simple, une page après l'autre, puis un chapitre après l'autre. Et ça tombe bien car le réalisateur décide de chapitrer son film en fonction des cinq sens, et ça nous donne des possibilités diverses de le découvrir. Il y a la manière dont il a été sorti au cinéma. Sur trois semaines "Senses" est sortis sur nos écrans, découpés en trois, "Senses un et deux" une semaine, "Senses trois et quatre" dans une autre, puis finalement "Senses cinq". Le dvd lui le découpe en deux séances le un et le deux, puis les trois autres. Quant à moi tellement heureuse que lors d'une opération cinétrafic on nous propose ces films, j'étais bien décidée à vivre l'expérience jusqu'au bout et voir le film dans sa totalité d'un coup. Il fut délicat de caler le timing, et on s'est installé devant. Mais rapidement le film, sa délicatesse, son intelligence m'a fait ravaler ma morgue de blogueuse ciné. Car oui, on peut aisément regarder senses en une seule fois, mais chaque chapitre diffuse en nous, il nous parle. Bien longtemps après qu'on est arrêté le film on le ressent encore. J'ai mémé eu envie de regarder chaque chapitre séparément ce que l'on n'a pas fait. Nous on a opté pour le découpage des dvd, mais l'expérience a été particulièrement intense. Alors avant de vous parler du film en tant que tel, je tiens à rassurer quiconque lira ces lignes, sur l'accessibilité de l'oeuvre, elle se voit comme on contemple un tableau ou une sculpture le temps paraît s’arrêter on ne le voit pas passer.







    A mon humble opinion, ce film est plus qu'une œuvre c'est un chef d'oeuvre. Ryusuke Hamaguchi décide de filmer avec une lumière naturaliste, éclairage qui sied tellement au paysage et au cinéma asiatique. Ce choix semble aussi cohérent avec le sujet de ce film. Ce film parle de la vie des femmes, avec une volonté d'exactitude et un désir de ne jamais les juger. Ses cadres sont un régal, parfois faussement simplistes mais toujours réfléchis, ils racontent toujours quelque chose sur les personnages, leurs interactions, ce qu'elles cachent voire ce que l'avenir leur annonce. Les scènes où nos héroïnes sont attablées sont les plus récurrentes et donc celles qui jalonnent le plus les changements.





    Elles sont plusieurs à m'avoir réellement impactées. Mais je vous en décrirai qu'une. Elle se situe dans un procès, et l'une d'elle témoigne. Le positionnement qui semble étrange au début de ses trois amies, prend un sens tout autre lorsque la caméra les filme en plan large et de face. Si au début on s'étonne, on comprend rapidement que ces femmes qui de face semblent être au même niveau témoignent aussi, d'une manière différente et pour d'autres personne que le président c'est vrai, mais elles nous parlent de ce qu'elles vivent et qui est ou pas explicité. La place des hommes dans cette scène aussi, et du décalage dans cette société japonaise. Où la génération de leurs parents vivaient encore des mariages arrangés, où les femmes sont bien souvent à cheval entre les reliquats d'une société de tradition, et une société en emprise totale avec son temps où elles sont parfaitement à leurs places.



    Dans cette œuvre Ryusuke Hamaguchi qui est à la fois scénariste et réalisateur, décline le sens à plusieurs niveaux. Il annonce en exergue le nom du sens dont il va traiter. Et par un ensemble de technique de réalisation il interpelle les sens de ses spectateurs. Lorsqu'une de nos héroïnes touche la bouilloire pleine d'eau chaude, on a l'impression que la chaleur réchauffe nos mains ; lors du sens entendre il joue avec la clarté du son, et il titille notre ouïe avec les clapotis de l'eau, les sifflements, les grondements. Il y a également une utilisation de contre jour extrêmement fort autour d'un personnage. D'abord c'est son entourage qui est concerné, une personne qu'elle veut voir sortir de sa vie, puis sur elle alors qu'elle traverse un moment particulier. Tout ça avec une légèreté, et une finesse admirable. De plus il pousse encore plus loin les recherche sur le sens et il les applique à la société. Et c'est une réflexion plus intense sur la société japonaise,sans aucune bienveillance, les hommes, les lois mais aussi sur le divorce, l'amitié, l'identité, la parentalité, la vie en fait.







    Je finirai de parler de ce film, en vous confiant de mon ressenti. Ces femmes sont de ma génération, et je me suis vraiment reconnue en elles. Il y a une universalité de ce qu'elles sont de ce qu'elles ressentent. J'ai ressenti certains de leurs sentiments. Lorsque la soignante du groupe parle de son métier et alors que les tenants et aboutissants sont différents, c'est mon sentiment sur lequel elle met ses mots. Je me suis parfois sentie la sixième du groupe avec mes particularités occidentales. Mais être amies c'est aimer les différences des autres.



    C'est la deuxième fois qu'un film sur les femmes réalisé par un homme me cueille, par sa bienveillance, par la justesse de ce qu'il dit de nous. C'est la seconde fois que je me sens si concernée voire ébranlée. Ce qui est le plus étonnant ce que je me sens proche de ces femmes, j'ai envie de faire partie de ces groupes car naturellement elle me ressemblent. Je pense que jamais un réalisateur non japonais n'a su aussi bien parler de ce que je suis que Kore-eda et Hamaguchi.



    Site web:  https://inglouriouscinema.blogspot.com/2019/01/senses.html
    « Snowpiercer » est un très bon film de science-fiction disposant d’une histoire originale, d’une intrigue conventionnelle et d’un développement allégorique. Le récit est fluide et le rythme est plaisant. Les scènes d’action sont très bien orchestrées et la distribution internationale offre de très bonnes prestations. La photographie est très originale, notamment les différents visuels de l’intérieur du train. La bande originale est plaisante et l’édition permet d’obtenir un métrage de 126 minutes relativement dynamique. Un film qui développe un message qui apparaît aujourd’hui comme terriblement d’actualité…

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