Toutes les critiques de films
    Affiche du film Break
    Break
    Par Sly-Bcsf Le 06/08/2018
    Marc Fouchard, vous ne le connaissez pas encore, mais ce n'est qu'une question de temps ... À travers son premier long métrage BREAK, Marc nous embarque dans un univers qu'il connait bien, le Hip Hop. Il y a fait ses premiers pas de danse, s'y est forgé son caractère, sa force et son mental de compétiteur. Aujourd'hui, il réalise un rêve et nous fait découvrir une véritable culture. Avec BREAK, il nous parle d'une passion, il nous raconte une histoire.

    Il le voulait. Il l'a fait. Et surtout, il a réussi. Un film de haut niveau. Des plans magnifiques, des chorégraphies qui nous font rêver. Une excellente participation du Vagabond Crew qui nous coupe le souffle (au sens propre). Tous les acteurs sont à fond dans leur rôle qui leur vont à merveille.

    Épatée par Slimane qui joue magnifiquement bien, dans un rôle pas si facile. Kévin et Sabrina forment un vrai duo à l'écran, ils ont la "niac", ils sont déterminés. Ça se voit, ça se ressent. Chaque scène est intense, que ce soit une danse, ou non. Il y a une vraie histoire, un vrai fond, ce n'est pas qu'un film de danse.

    Sachez, que rien n'est dévoilé dans la bande annonce et ça, c'est fantastique, parce que de nos jours, souvent en regardant les B.A., on voit le film. Là non, ça donne envie, on y va, on se lance, et on se laisse emporter.

    Vous pouvez aussi compter sur une bande son énormissime, les morceaux choisi sont entrainant et collent parfaitement à chaque ambiance. Vraiment, cette bande son extra, donnant envie de les rejoindre, de danser avec eux.

    BREAK, est touchant, bouleversant pour les plus sensibles, mais pas seulement, j'ai rit, pleuré et frissoné dès les premières images.


    BREAK est magique. Aimant la danse, étant sensible, je me suis mise à la place de Lucie. J'ai vécu le film. C'était beau.


    Merci et bravo à toute l'équipe, et surtout au réalisateur Marc Fouchard, qui vient de gagner sa place dans le monde du cinéma, j'en suis certaine.


    Deandra LEON
    pour BienChoisirSonFilm

    Site web:  https://bienchoisirsonfilm.wixsite.com/bienchoisirsonfilm/break
    Affiche du film Dans la brume
    Dans la brume
    Par keira3 Le 06/08/2018
    En un temps où les zombies sont partout, Daniel Roby (un quasi-inconnu) réalise un film de science-fiction français et sans zombies ! La pari est difficile mais il se révèle plutôt réussi. D'une durée de 1h30, le film est tendu, nerveux, divertissant et la réalisation dynamique. On suit un couple, que l'on devine divorcé, Matthieu (Romain Duris) et Anna (Olga Kurylenko), tentant de survivre à une brume mortelle envahissant les rues de Paris. Réfugiés au dernier étage de leur immeuble, là où la brume n'est pas encore arrivée, ils vont tout faire pour sauver leur fille malade, enfermée dans une bulle lui permettant de survivre, dans leur appartement quelques étages en dessous. Dans la brume n'a pas à rougir de ses voisins américains, ces films catastrophes à gros budgets qui inondent les écrans. Il allie avec efficacité effets spéciaux à l'américaine (les scènes se déroulant dans la brume sont impressionnantes) et drame à la française, mêlant action et scènes plus intimistes. Daniel Roby crée la surprise, car on a peu l'habitude de voir ce type de films dans le cinéma français, et encore moins un bon film !

    Site web:  http://mygardenstate.fr/index.php/2018/08/dans-la-brume/
    À l’origine du film de Will Gluck, il y a un récit pour enfants, écrit au début du XXème siècle par la naturaliste et romancière Beatrix Potter, connue outre-Manche pour ses nombreux récits pour la jeunesse et prenant les animaux pour héros.

    Adapté à notre époque pour les petits et grands enfants de 2018, le film PIERRE LAPIN met les pendules à l’heure dès l’introduction dans une séquence qui fera rire ceux que les chansonnettes « Disneyennes » agacent au plus haut point.

    Libérés (délivrés) du barnum musical cher aux productions de ce genre, le film de Will Gluck se veut plus proche, en tonalité, des productions Aardman (WALLACE ET GROMIT, SHAUN LE MOUTON) ou Dreamworks (SHREK) par un humour tout à la fois trash et bon enfant.

    C’est probablement le principal défaut du film : surfant entre la comédie décalée et référencée pour jeunes adultes et bons sentiments trop sucrés, PIERRE LAPIN ne choisit jamais vraiment son camp, au risque d’ennuyer les plus grands et de désintéresser les plus jeunes. (À suivre sur le blog)

    Site web:  https://wp.me/p3EDja-3w9
    Affiche du film Pierre Lapin
    Pierre Lapin
    Par HAL9000 Le 06/08/2018
    Beatrix Potter, écrivaine et illustratrice de livres pour enfants, a certainement créé avec Pierre Lapin un de ses personnages les plus célèbres. Walt Disney a, le premier, tenté de mettre en scène une adaptation des aventures de l'espiègle lapin ; mais c'est finalement en 2018 qu'est sortie une version cinématographique de Pierre Lapin. Mélange de prises de vues réelles et d'animation 3D, doté d'un casting 5 étoiles, le film a beaucoup d'atouts dans sa manche ; il sort ces jours-ci en vidéo.

    Domhnall Gleeson (Star Wars : les derniers jedi), Rose Byrne (X-Men : Apocalypse) et Sam Neill (Jurassic Park, Les Tudors) donnent de leur personne dans un film qui se veut irrévérencieux par rapport à la traditionnelle naïveté du genre. La preuve la plus flagrante étant celle des oiseaux chantants, systématiquement moqués. Pour autant, Pierre Lapin joue dans la même cour. Le spectateur y suit les aventures de Pierre et sa bande, face à d'irascibles ennemis : d'abord le vieux McGregor (Sam Neill), puis son descendant (Domhnall Gleeson). Le seul personnage bienfaisant, la voisine de McGregor, est une artiste (Rose Byrne, qui incarne « Bea », donc Beatrix Potter) qui prend soin des lapins. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle tombe amoureuse du jeune McGregor... qui lui fait croire qu'il adore lui aussi les lapins.

    Adapter une histoire de quelques pages en long-métrage nécessite une certaine inventivité ; en effet, l'histoire classique de Pierre Lapin occupe les cinq premières minutes du film. Bien sûr, faire de Beatrix Potter un personnage de l'histoire et lui donner une love-story ne fait pas partie de l'intrigue originale ; et tout cela aurait pu être une bonne idée. Cependant, cette adaptation de Pierre Lapin, en en rénovant l'histoire, ne fait malheureusement que la trahir : la naïveté est l'ADN de ces contes enfantins. En voulant à tout prix se démarquer des « disneyries », en y insérant de la musique djeun's et des blagues de mauvais goût, j'ai bien l'impression que notre Pierre y ait perdu son âme.

    La nature hybride du film est toutefois bien gérée, et techniquement c'est un sans-faute : les éléments 3D s'insèrent particulièrement bien dans les décors réels. Les scènes en animation 2D reprenant le style visuel des illustrations de Beatrix Potter sont aussi très belles, aussi on se prend à rêver un film entier avec cette technique.

    Alors, oui, cette histoire est plus ambitieuse que les contes de Beatrix Potter : plus d'aventures, de personnages et des lieux plus variés. Mais elle paraît également étriquée spatialement (tout ou presque se passe sur le terrain de Bea et McGregor) et dans les postures des personnages humains. Le film s'appelle Pierre Lapin, et doit normalement se concentrer sur eux, or on se souvient plus des gesticulations de Domhnall Gleeson et de son histoire d'amour bancale, plutôt que des personnages principaux de ce film. Pour ces raisons, le film rate sa cible, et ressemble à toute autre production animée américaine lambda, alors qu'elle méritait mieux ; le très bon casting vocal (James Corden, Margot Robbie, Daisy Ridley, la chanteuse Sia, Elizabeth Debicki) a d'ailleurs cédé la place à la bande à Fifi (Lacheau, Elodie Fontan, Julien Arruti) en traversant l'Atlantique... Un autre monde.

    Site web:  http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2018/08/06/pierre-lapin-2018.html
    Affiche du film Pierre Lapin
    Pierre Lapin
    Par LordGalean Le 06/08/2018
    N'ayant vu quasiment aucun des précédents projets du réalisateur Will Gluck,on ne savait pas trop à quoi s(attendre pour ce Pierre Lapin, sortie cette année au cinéma, adapté des contes de Pierre Lapin de l'illustratrice anglaise, ultra talentueuse et mondialement connue,  Beatrix Potter qu'on ne présente plus. Mais force est de constater que la surprise est belle et de taille.

    Si on voulait résumer le film, on pourrait dire que c'est à mi chemin entre Beethoven et la Souris de Gore Verbinski. Un trés bon film pour enfant, qui ne les prend pas pour des idiots et qui sait aborder des thèmes forts avec intelligence et humour. Il y a à prendre pour chaque tranche d'âge, des touts petits aux ados en passant par les adultes, et même si certains gags sont un peu caca pipi, le reste du métrage en revanche est bigrement réussi. Un casting aux petits oignons qui réunit vocalement notamment, James Corden, Margot Robbie, Elisabeth Debicki, Daisy Ridley, et en chair et en os, Sam Neill en total contre-emploi de ses rôles habituels, Domhnall Gleeson, et Rose Byrne plus éblouissante que jamais.

    Un film avec des valeurs familiales et vraies, qui met aux prise les personnages de Beatrix Potter avec la famille Mc Gregor, on n'en dira pas plus pour ne pas révéler une étonnante surprise. L'animation des animaux full CGI est d'une beauté saisissante et on a vraiment l'impression de voir les personnages de Beatrix Potter prendre vie sous nos yeux. Si vous aimez les séries animées de Pierre Lapin, courrez-y, si vous n'aimez pas les séries animées de Pierre Lapin, courrez-y quand même. Le film trouve son unicité et propose un réjouissant jeu de chasse du chat et de la souris, digne d'un cartoon, sans jamais sacrifier ni ses personnages, ni son récit.

    Le casting vocal français est plutôt bon, et même sans être fan de la bande à Fifi, ils font trés correctement le taf en se faisant pratiquement oublier dans les rôles des animaux de la famille et de l'entourage de Pierre Lapin. Même Philippe Lacheau est trés juste, c'est dire le niveau.

    Un petit mot sur les bonus qui présente une featurette de 7 min plutôt intéressante mais un peu courte, un clip de la chanson du film, et un court-métrage original sur une des trois soeurs de Pierre Lapin.

    En conclusion le film est vraiment une sacré bonne surprise, car il est trés bon, et il donne envie une fois fini de le revoir une autre fois car le plaisir pris est vraiment immense. Le film est à la fois respectueux du genre de son modèle original et en même temps se permet un dépoussiérage de l'intrigue et des gags plutôt actuels qui ne sont ni gênants ni qui ne font tâche dans le potage. Un petit bijou de drôlerie à recommander à tous et toutes. Suivez les traces de Pierre Lapin, Jeannot Lapin, Flopsaut, Trotte-saut et queue de coton, ainsi que Ernest Blaireau, Todd le Renard ou Madame Piquedru.

     Sortie en DVD et Blu-Ray le 8 août. Edité par Sony Pictures France. le site de Sony Pictures et la page Facebook de l'éditeur.

    Retrouvez ce film et bien d'autres dans les catégories d'autres dessins animés et les films à fou rire.

    Oro de l'espagnol Agustin Diza Yanes, réalisateur par ailleurs du largement sous-estimé Altatriste est la preuve par l'exemple que le cinéma espagnol est d'une richesse et d'une intelligence formelle incroyable. Dans ce bon film d'aventure un brin lent, on suit les pérégrinations de conquistadors à la recherche d'un el dorado nommé Teziutlan. Le film déroule moins son intrigue que le caractère de ses personnages, ce qui permet aux spectateurs de découvrir un large éventail de figures martiales, allant du simple soldat au capitaine ou au sergent, voir au scribe envoyé de l'empereur et de suivre les arcanes sociales et sociétales qui les lie tous et toutes (on trouve deux femmes dans la troupe, une servante, une épouse). On se retrouve donc dans un road trip aux allures de peinture sociale et sociétale. On pense pas mal à Aguirre ou la colère de Dieu de Werner Herzog, mais aussi par certains côtés du métrage à Boorman, voire au 13eme Guerrier de John Mc Tiernan pour son côté tentative de communication et incommunicabilité des êtres.

    Un groupe de conquistadors, accompagnés de deux femmes, (l'une étant l'épouse du chef d'expédition, l'autre la servante de cette dernière) de deux guides indiens, et d'un envoyé de l'empereur part à la recherche d'une cité d'or perdue, nommée "Teziutlan" par les indiens. En court de route, ils se rendent compte qu'une deuxième équipe les suit pour les tuer, et pour que l'empereur d'espagne récupère leur part. Commence alors un jeu du chat et la souris, entre les deux équipes, sans oublier les querelles intestines internes qui sous-tendent l'équipe, et la menace d'indien cannibales qui rôdent autour.

    Le film fonctionne à la fois comme un huis-clos étouffant dont le cadre serait la forêt, ainsi que comme un film un brin survivaliste, puisque au fur et à mesure de l'intrigue, l'équipe s'étiole comme peau de chagrin jusqu'à devenir à la fin, la plus réduite possible, deux membres.

    Côté casting, c'est un réel plaisir de retrouver notamment le brillant José Coronado aperçu récemment dans le bijou de thriller, déjà espagnol, Contratiempo de Oriol Paulo, dans un rôle assez difficile de mentor, et de vieux baroudeur à qui on ne l'a fait plus. Le reste du casting, aussi bien masculin que féminin ne démérite pas, et chaque personnage est bien caractérisé et bien lisible pour le spectateur. Et ce dernier prend plaisir à suivre les interactions sociales et politiques de chacun des protagonistes.

    La photographie du film est proprement somptueuse et donne à la forêt, une vie quasi propre, rappelant justement le cinéma animiste de John Boorman. Et une peinture de la cruauté humaine comme seul le cinéaste anglais savait la décrire. On pense aussi par instant trés fugace à la peinture humaniste d'un Kurosawa dans ces portraits de soldats et de paysans animés par un idéal commun.

    Les différents retournement de situation sont des plus appréciables et on sombre petit à petit dans la même appréhension que les personnages. Oro la cité perdue est un de ses films si peu nombreux sur les Conquistadors qui rappelle comme le somptueux Apocalypto de Mel Gibson sur un sujet assez similaire ce brillant adage latin de Plaute, "homo homini lupus est" (l'homme est un loup pour l'homme").

    Edité par Wild Side. Sortie en DVD et Blu-Ray depuis le 1er août. la page Facebook de l'éditeur de Wild Side.

    Retrouvez ce film dans les catégories les films que les gens adorent  et du cinéma triste.

    Un grand merci à Pathé ainsi qu’à Cinetrafic pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le DVD du film « La ch’tite famille » de DanyBoon dans le cadre de l’opération DVDtrafic.

    « Mais qui a laissé entrer ces beaufs ? »

    Valentin D. et Constance Brandt, un couple d’architectes designers en vogue préparent le vernissage de leur rétrospective au Palais de Tokyo. Mais ce que personne ne sait, c’est que pour s’intégrer au monde du design et du luxe parisien, Valentin a menti sur ses origines prolétaires et ch’tis. Alors, quand sa mère, son frère et sa belle-sœur débarquent par surprise au Palais de Tokyo, le jour du vernissage, la rencontre des deux mondes est fracassante. D’autant plus que Valentin, suite à un accident, va perdre la mémoire et se retrouver 20 ans en arrière, plus ch’ti que jamais !

    « C’est sa langue maternelle. Et c’est l’homme que j’aime »

    Pour Dany Boon, tous les chemins mènent (définitivement) au Nord, sa région natale, à qui il doit d’une certaine manière tous ses succès. Depuis la scène où « Dany de Boon des Hauts -de-France » n’a eu de cesse de revendiquer comme un étendard ses origines, jusqu’au cinéma où son film « Bienvenue chez les Ch’tis » a rencontré le succès que l’on sait. Un record phénoménal de plus de vingt millions de spectateurs, soit le film français ayant attiré le plus de monde dans les salles. De quoi imposer l’humoriste/acteur/réalisateur comme l’un des poids lourds du cinéma hexagonal. De quoi lui donner le vertige aussi, puisqu’il préfèrera délaisser son Nord-Pas-de-Calais pour Hollywood et la Californie, sans toutefois que ses rêves de carrière américaine ne se concrétise réellement. Il enchainera néanmoins les comédies populaires qui, en dépit de bons scores au box-office, demeureront assez souvent décevantes (« De l’autre côté du lit », « Rien à déclarer », « Un plan parfait », « Eyjafjallajökull », « Supercondriaque », « Raid dingue »...).

    « J’aime pas ce que je suis devenu alors j’essaye de me souvenir de qui j’étais »

    Dix ans tout pile après « Bienvenue chez les Ch’tis », Dany Boon revient aux sources en se lançant dans une étrange comédie - cathartique ? - à nouveau centrée sur les Ch’tis. Sauf que cette fois, il n’y est plus question d’un méridional devant s’installer dans le Nord mais d’un ancien nordiste d’origine modeste devenu une sommité mondaine des soirées parisiennes qui a totalement renié, par honte, ses racines populaires. L’occasion pour l’acteur/réalisateur de retrouver sa famille de cinéma (Line Renaud, Guy Lecluise, Valérie Bonneton, et même Kad Mérad le temps d’une apparition). Mais si le choc culturel est toujours au rendez-vous, la recette semble ne plus fonctionner vraiment. Et pour cause, la caricature du parisien « bobo » et superficiel et du Ch’ti gentiment plouc est un peu trop grosse. Comme si Dany Boon s’était un peu embourgeoisé ces dernières années et avait perdu une part de son acuité. Surtout, ce dernier semble avoir oublié la bienveillance avec laquelle il avait écrit ses personnages il y a dix ans. Les membres de cette « Ch’tite famille » sont ainsi plutôt puant, des parisiens hypocrites aux Ch’tis franchement beaufs et bas-de-plafond (à l’image du personnage de Pierre Richard, incapable de se faire cuire un œuf, du frangin et de son costume trop petit ou de la belle-sœur qui n’aura pour seul nom que « Louloute »). A quelques gags près (la chaise à trois pieds), le film ne parvient ainsi jamais à décoller, cherchant désespérément sa voie entre comédie ratée (redondance jusqu’à l’usure des gags sur le parler Ch’tis) et drame intimiste pas vraiment touchant. Des retrouvailles décevantes et un peu amère, dont on se serait finalement sans doute bien passé.

    Le DVD : Le film est présenté en version originale française (5.1) ainsi qu’en audio description. Des sous-titres français pour malentendants et anglais sont également disponibles.

    Côté bonus, le film est accompagné d’un bêtisier ainsi que de scènes coupées.

    Edité par Pathé, « La ch’tite famille » est disponible en DVD ainsi qu’en blu-ray depuis le 30 juin 2018.

    Le site Internet de Pathé est ici. Sa page Facebook est ici.

    A découvrir sur Cinétrafic, https://www.cinetrafic.fr/film-drole et https://www.cinetrafic.fr/film-drole


    Site web:  http://www.toile-et-moi.fr/2018/08/la-ch-tite-famille.html
    Un grand merci à Orange Studio ainsi qu’à Cinetrafic pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le DVD du film « Mme Mills, une voisine si parfaite » de Sophie Marceau dans le cadre de l’opération DVDtrafic.

    « L’amour aujourd’hui c’est comme la gastro, ça s’attrape n’importe où et ça finit au pieu ! »

    Hélène est éditrice de romans à l’eau de rose et mène une vie rythmée par le travail. Elle se réfugie dans les livres, persuadée que la vie y est plus belle que dans la réalité. Se complaisant dans une certaine routine, son quotidien va être bouleversé par l’installation d’une nouvelle voisine, Madame Mills. Cette vieille américaine excentrique va prendre rapidement une importance insoupçonnée dans la vie d’Hélène. Mais les apparences sont parfois trompeuses…

    « Vous êtes ma plus belle coïncidence »

    Révélée dès l’adolescence par « La boum », la saga culte de Claude Pinoteau, Sophie Marceau s’imposera au cours des années 80 comme une icône du cinéma populaire français, jouant notamment chez Lautner, Corneau, Pialat ou De Broca. Avec les années 90, la belle Sophie donnera un virage international à sa carrière : princesse médiévale dans le « Braveheart » de Mel Gibson, elle sera ensuite « Anna Karenine » pour Bernard Rose avant de s’imposer en James Bond girl dans « Le monde ne suffit pas ». Mais en dépit du sympathique « Anthony Zimmer » ou du succès populaire de « LOL », son retour en France au début des années 2000 sera marqué par une impressionnante succession de nanars et de comédies de seconde zone (« Belphégor », « Je reste ! », « Les femmes de l’ombre », « De l’autre côté du lit », « L’âge de raison », « Un bonheur n’arrive jamais seul »...). De quoi pousser la comédienne à se lancer dans l’écriture et la réalisation de ses propres films pour garder la main sur sa carrière, donnant lieu à « La disparue de Deauville » en 2007 puis à « L’homme de chevet » en 2009. Près de dix ans plus tard, elle nous revient avec une troisième réalisation, « Mme Mills, une voisine si parfaite ».

    « Vous ne voulez pas qu’on vous raconte d’histoire alors que vous les vendez ces histoires ! »

    Après deux films à consonance plutôt dramatique, « Mme Mills, une voisine si parfaite » marque les débuts de la réalisatrice dans le registre de la comédie. Basé sur le principe de la duperie et notamment du travestissement, le film lorgne ainsi ouvertement vers les grandes comédies classi
    ques du cinéma américain (« Allez coucher ailleurs » de Hawks, « Certains l’aiment chaud » de Wilder, « Tootsie » de Pollack ou encore « Mrs Doubtfire » de Columbus). Cette fois-ci, c’est l’immense Pierre Richard qui s’y colle et qui se travestit pour mieux approcher et duper la belle héroïne. A ceci près que, contrairement aux films précités, rien ne semble obliger le personnage à avoir recours à cette supercherie. Faute de justification, difficile d’entrer dans le film et de croire au scénario. D’autant que ce dernier, alambiqué au possible, semble dépourvu de véritable enjeu dramatique. Bancal et inégal, ce « Mme Mills, une voisine si parfaite » s’apparente à un étrange objet cinématographique léger à défaut d’être vraiment drôle, qui vaut essentiellement pour l’improbable performance de Pierre Richard.

    Le DVD : Le film est présenté en version originale française (5.1). Des sous-titres français sont également disponibles.

    Côté bonus, le film est accompagné d’un making-of.
    Edité par Orange Studio, « Mme Mills, une voisine si parfaite » est disponible en DVD depuis le 10 juillet 2018.

    Le site Internet de Orange Studio est ici. Sa page Facebook est ici.

    A découvrir sur Cinétrafic, http://www.cinetrafic.fr/top-film-drole et du bon cinéma comique


    Site web:  http://www.toile-et-moi.fr/2018/07/mme-mills.html
    Affiche du film Pierre Lapin
    Pierre Lapin
    Par Delphine Le 07/08/2018
    Le film reprend cette fameuse rivalité entre le voisin Mc Gregor qui entretient son potager et Pierre Lapin, ses soeurs et son cousin Jeannot qui volent des légumes en essayant à chaque fois de lui échapper, celui-ci rêvant de le manger avec de la moutarde…Avec quelques ingrédients pour mettre l’histoire au goût du jour avec notamment l’arrivée d’un jeune descendant de Mc Gregor en « méchant », une voisine charmante qui adore les animaux et un voyage à Londres. Sans oublier une BO actuelle et des dialogues de notre époque sans tomber dans la caricature. Le tout avec de bons acteurs et une très bonne animation des animaux qui transmettent parfaitement les émotions aux spectateurs.

    Site web:  https://www.cine-toile.com/2018/08/sortie-video-pierre-lapin-de-will-gluck-rose-byrne-voix-de-philippe-lacheau/
    Affiche du film Mario
    Mario
    Par Pascale Le 09/08/2018
    Je ne sais si on peut trouver des éléments nouveaux dans un énième film sur l'homosexualité masculine au cinéma, mais j'avais envie de voir comment le thème pouvait être abordé dans le milieu du foot, éminemment machiste et bas de plafond où pourtant les hommes ne cessent de se tripoter, s'embrasser, se sauter dessus à la moindre occasion, sans parler des vestiaires et des douches où tout le monde à poil partage la sueur, les rires et les larmes.

    Le réalisateur s'en sort vraiment bien, sans esbroufe, sans effet de manche ni grande déclaration homophobe même s'il y a quelques dérapages verbaux dès lors que les autres joueurs sont avertis de la relation entre Mario et Leon, ici on ne "casse pas du pédé". Lorsque l'un des dirigeants du club explique que la fédération ne peut tolérer ni la drogue, ni la pédophilie, ni l'homosexualité, on est sidéré de voir que les trois conditions sont mises dans le même sac, mais encore une fois la déclaration est faite sans cri ni haine. C'est un fait, un joueur gay ne pourra accéder aux hautes sphères de la 1ère division, sommet que Mario est en passe d'atteindre. Il y a des homos chez les footballeurs mais il faut que cela reste secret. Le problème n'est pas que Mario doive réprimer ses instincts qui dérangent mais museler ses sentiments sincères et partagés. Il faut donc sauver la face, sortir avec des filles, ou mieux avec une fille, s'afficher pour des photos people. Mentir et se cacher. Mario et Leon le pourront-ils ?

    Vous le savez, je déteste n'aime pas le foot. Les scènes sur le terrain ne m'ont strictement pas dérangée ni déplu car là encore on suit Mario, ses réactions et celles des autres joueurs. Peut-on continuer à jouer efficacement quand on doit également se livrer un combat intime ?

    Marcel Gisler, sans pour autant éluder l'homophobie (quelques joueurs, les dirigeants, le père...), opte pour la douceur et la non violence. Même si l'on sent parfois le drame poindre, on est surtout suspendu au coup de foudre et à l'histoire d'amour entre les deux garçons que les deux acteurs, très agréables à regarder, vivent avec beaucoup de fougue et d'authenticité.

    Il faut saluer une nouvelle fois Max Hubacher sur qui repose le film. Il est animé du feu de la passion et doit faire face, faire des choix douloureux qui provoquent une véritable tempête sous son crâne.

    J'avais récemment vu cet acteur dans un film effrayant qui m'avait laissé perplexe, où il interprétait un personnage tellement indéfendable que je n'avais pas réussi à vous en parler. Il y était déjà incroyable.

    Site web:  http://surlarouteducinema.com
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