Toutes les critiques de films
    Affiche du film Rambo : Last Blood
    Rambo : Last Blood
    Par Drenlar Le 19/09/2019
    Après le dégraissage brut et sans concessions de John Rambo, dire qu'on attendait le nouvel épisode avec impatience relevait de l'euphémisme. Barbare et haut en couleur, la nouvelle version du soldat américain le plus connu et populaire se voulait plus âpre et désabusée, utilisant la violence sans idéal autre que rétablir un modeste équilibre en combattant le mal par le mal.

    Site web:  https://www.univ-stickers-muraux.fr/
    Affiche du film 90's
    90's
    Par EcranClaire Le 08/09/2019
    Qui aurait cru que la star au visage poupin des grandes comédies américaines récentes (SuperGrave, 21 Jump Street) aurait pu réaliser un film aussi intimiste ? )
    Quand Jonah Hill passe derrière la caméra avec un sujet simple et un brin éculé, cela donne quelque chose de singulier et de plutôt sérieux sous des dehors légers.
    90s se situe entre la chronique douce – amère du passage à l’adolescence, le films de potes un peu potache et le drame social.
    Un sacré mélange !
    Le scénario sent le vécu et Hill recrée très bien l’ambiance de son enfance, les années 90 où les skaters étaient les rois du bitume. Souvenez-vous de la chanson d’Avril Lavigne nommée « Skater boy »…
    Par ailleurs, si cette chanson n’est pas dans le film, la bande-son dépote !

    Jonah Hill a su bien s’entourer et le film a une signature visuelle, grâce à Christopher Blauvelt (son chef op’).
    Tout se passe lors d’un été californien, mais on est loin du Los Angeles de carte postale…

    Jonah Hill a également su choisir ses acteurs … et il les dirige habilement.
    En premier lieu, il faut citer le jeune et talentueux Sunny Suljic qui incarne le héros , Stevie alias Sunburn ( coup de soleil.) Ce surnom lui vient d’un dialogue assez hilarant et totalement mignon, symbolisant bien l’innocence du personnage…

    Lucas Hedges joue le grand frère tyrannique de Stevie et Katherine Waterston incarne la mère célibataire du jeune homme…
    La bande des skateurs est aussi bien castée. Et ces jeunes gens savent faire du skate !

    Si la fin est abrupte et laisse un sentiment de film inachevé, 90s comporte quelques jolis fulgurances . Certains moment sont prévisibles, mais 90s sait aussi surprendre, voire interpeller. Stevie se maltraite, est maltraité par son frère… Ce jeune garçon découvre le sexe avec une jeune femme bien plus âgée et expérimentée. Il boit, prend des médocs … On est donc loin d’une comédie lisse !

    Je ne classerai pas le film parmi les excellentes comédies de l’an dernier ni dans la liste « les films à avoir absolument vu« .

    Néanmoins, pour un galop d’essai, 90s est réussi… Jonah Hill a des choses à dire et un regard sur l’existence. Transformera- t- il l’essai avec un second film ?
    C’est tout ce qu’on peut lui souhaiter.

    Site web:  https://legenoudeclaire.com/45590-2/
    Affiche du film Ça : Chapitre 2
    Ça : Chapitre 2
    Par sebd59 Le 20/09/2019
    La suite était attendue, surtout au vu du succès du premier chapitre. Et comme il y a eu succès, le studio n’a rien trouvé de mieux que de vouloir cumuler les têtes d’affiche pour le casting adulte de la bande des ratés. Il ne faut vraiment pas faire de comparaison entre le premier et le second chapitre, car cela va desservir énormément ce second chapitre. La longueur du film se fait ressentir très rapidement surtout quand on constate que le film se répète presque en boucle et que l’on traîne sur des passages qui auraient pu être bien plus court. D’autant plus que le développement de l’histoire s’est vraiment simplifié en chemin. On a également perdu l’ambiance angoissante et la majorité de l’horreur du film, car la plupart du temps, cela est totalement écrasé par des blagues débiles qui ne font que casser l’ambiance de la scène. Seul reste quelques scènes avec Grippe-Sou qui est toujours aussi bien interprété par Bill Skarsgård. Quelques flash-back avec les versions enfants, dont les acteurs assurent toujours le travail également. Mais ce qui ne passe surtout pas, c’est le casting adulte avec James McAvoy qui en fait des caisses et Jessica Chastain qui fait le minimum. Le reste du casting adulte est transparent et pour conclure, la fin est bâclée en plus d’être assez ridicule. Ce n’est pas que ce second chapitre de ça est mauvais, c’est juste que comparer au premier film, il y a vraiment un gouffre qui s’est formé.

    Site web:  https://1oeildanslasalleblog.wordpress.com/2019/09/20/ca-chapitre-2-comme-pour-les-histoires-de-bill-je-nai-pas-aime-la-fin/
    Affiche du film Star Trek
    Star Trek
    Par Vance Le 21/09/2019
    Le casting groovy est le meilleur atout de cette adaptation nerveuse au script malin qui sait ne pas faire table rase du passé.

    Reprise à grosses ficelles mais pleine de respect de la Colère de Khan, le film le plus réussi de la franchise au cinéma. Beau et jubilatoire, un classique instantané.

    Une aventure joyeusement farfelue qui retrouve le piquant, la camaraderie et les limites des meilleurs épisodes de la série originale. De l'ambiance, du rythme, quelques facilités dans la décontraction.

    En 1984, Cameron inventait l'implacable. En 1991, il crée la perfection : brillant, dynamique, visionnaire.

    Affiche du film Mindhunter (Série)
    Mindhunter (Série)
    Par Vance Le 21/09/2019
    Classieux, soigné, stylé et ultra-cérébral, puisant la jouissance dans des dialogues ciselés et des situations équivoques. Une perle.
    La seconde saison, dans la même veine, s'achève un peu abruptement et laisse un arrière-goût d'inachevé.

    Affiche du film Dernier Amour
    Dernier Amour
    Par Platinoch Le 09/09/2019
    Un grand merci à Diaphana ainsi qu’à Cinetrafic pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le DVD du film « Dernier amour » de Benoit Jacquot.

    « Toutes ces femmes... On exagère beaucoup. Chacune fut pour moi la première et la dernière. J’ai toujours été l’ami de toutes. Sauf une. »

    Au XVIIIème siècle, Casanova, connu pour son goût du plaisir et du jeu, arrive à Londres après avoir dû s’exiler. Dans cette ville dont il ignore tout, il rencontre à plusieurs reprises une jeune courtisane, la Charpillon, qui l’attire au point d’en oublier les autres femmes. Casanova est prêt à tout pour arriver à ses fins mais La Charpillon se dérobe toujours sous les prétextes les plus divers. Elle lui lance un défi, elle veut qu’il l’aime autant qu’il la désire.

    « Une semaine je suis fou d’un parfum, la semaine d’après il me rend malade »

    S'il fut tour à tour écrivain, diplomate ou espion, Giacomo Casanova restera surtout célèbre pour avoir été l'un des plus grands séducteurs de l'Histoire. Une vie tumultueuse d'aventures sentimentales et sexuelles qu'il racontera dans ses mémoires, sobrement intitulées « Histoire de ma vie ». Un personnage un peu extravagant et hors normes, qui donna lieu à toutes sortes de fantasmes et de mythes et qui inspira de fait largement le cinéma, où il fut tour à tour interprété par Vittorio Gassman (« Le chevalier mystérieux »), Marcello Mastroianni (« Casanova 70 » puis « La nuit de Varennes »), Donald Sutherland (« Le Casanova de Fellini »), Alain Delon (« Le retour de Casanova »), Heath Ledger (« Casanova ») ou encore John Malkovich (« Casanova variations »).

    « Elle a du vous aimer pour vous faire autant souffrir »

    S’il est habitué à filmer des portraits de femmes en proie à des tourments intérieurs (« La fille seule », « Le septième seul »), Benoit Jacquot a également montré au fil de sa carrière un goût certain pour les films en costume (« Les adieux à la Reine », « Adolphe »). Avec un intérêt particulier pour le dix-huitième siècle et l’âge d’or du libertinage. Ainsi, après avoir consacré un film au célèbre Marquis de Sade (« Sade », 2000), il s’intéresse cette fois à l’autre figure phare de cette période, à savoir le mythique séducteur Casanova. Mais loin de l’image du jouisseur compulsif, le cinéaste cherche ici à dresser un portrait plus nuancé du personnage en nous en montrant une facette plus sensible.En l’occurrence celle de l’amoureux éconduit. S’appuyant sur une élégante reconstitution, le film nous montre ainsi un Casanova tourmenté et faillible, mis au supplice par une séductrice professionnelle plus manipulatrice que lui. En creux, le film propose également une réflexion sur le pouvoir du désir. Comme si finalement le sentiment amoureux et l’obsession n’étaient que le fruit de la frustration. Un film intelligent mais au classicisme parfois fastidieux, qui vaut surtout pour la belle prestation du toujours impeccable Vincent Lindon.

    Le DVD : Le film est proposé en version originale française (5.1 et 2.0) ainsi qu’en audiodescription.
    Côté bonus, le film est accompagné de scènes coupées (6 min.).

    Edité par Diaphana, « Dernier amour » est disponible en DVD et VOD depuis le 20 août 2019.

    Le site Internet de Diaphana est ici. Sa page Facebook est ici.

    A découvrir sur Cinetrafic, des films biens et dans un autre genre : les meilleures comédies récentes.


    Site web:  http://www.toile-et-moi.fr/2019/09/dernier-amour.html
    Affiche du film 90's
    90's
    Par zglub215 Le 17/09/2019
    Marquant les débuts derrière la caméra de l’acteur Jonah Hill (qui a également signé le scénario), 90’s appartient sans s’en cacher à la catégorie très fréquentée des premiers films intimistes et d’inspiration autobiographique. Hill a pioché dans ses propres souvenirs d’adolescent californien pour composer le personnage de Stevie, qui s’incruste dans un groupe de skateurs un peu plus âgés que lui pour s’évader des difficultés de son foyer, composé de sa mère célibataire et de son grand frère mal dans sa peau et qui en fait payer le prix à Stevie. 90’s mène ainsi de front deux histoires puissantes, et pas si banales : celle d’un enfant qui grandit trop vite dans le but de dépasser son grand frère, et celle d’un groupe d’adolescents tous différents (par leur âge, leur taille, leur parcours, leur couleur de peau) et pourtant solidement unis par l’amitié.

    Preuve de son talent d’apprenti cinéaste, Hill n’a même pas besoin d’une durée fleuve pour réaliser ce double accomplissement. Soixante-quinze petites minutes lui suffisent pour rendre émouvants et importants ses protagonistes, le modeste coin du monde dans lequel ils évoluent, et ce qu’ils traversent comme épreuves et succès. Il les accompagne en ami fidèle et franc, dont le regard les grandit (par la manière dont la mise en scène et en musique fait sienne leur subjectivité, pour sublimer les moments objectivement modestes mais importants pour eux), sans pour autant minorer leurs erreurs et leurs failles. Il rend ces êtres non pas parfaits, mais importants ; non pas séduisants, mais beaux. Tou.te.s sont foncièrement fragiles tout en cherchant désespérément à ne pas le laisser paraître, quitte à s’engluer dans l’excès inverse (de violence, de provocation, d’agitation) qui les rend dangereux pour les autres autant qu’eux-mêmes. Jamais Hill ne juge ces dérapages en les prenant de haut. Il reste à la hauteur de ses personnages, et compatit à leurs blessures qui les font s’égarer ainsi.

    Une analogie évidente peut être faite entre Hill auteur-réalisateur débutant derrière la caméra, et devant celle-ci son héros Stevie skateur débutant. Tous deux se lancent dans une discipline ardue, demandant des efforts ingrats et de longue haleine ne serait-ce que pour ne pas se casser la figure ; et dont la pleine maîtrise est un horizon chimérique, hormis pour une poignée de maîtres. Ray, le pro de la bande, constitue pour Stevie un tel modèle, dont il s’agit de s’inspirer moins dans les figures qu’il parvient à produire que dans son comportement, l’abnégation, l’humilité, l’acceptation qu’il faille sans cesse sur le métier remettre son ouvrage. En suivant son exemple, Stevie ne deviendra probablement pas aussi doué que Ray mais il pourra certainement parvenir à être la meilleure version de lui-même sur un skate. De la même manière, Jonah Hill ne cherche pas à faire un film immense ; mais à réaliser – et c’est réussi – le meilleur long-métrage possible à sa modeste échelle. Celle de la vie d’un quartier, de la pellicule 16mm, des CD de son adolescence, d’une existence tranquille où ce qui peut vous arriver de mieux est de faire des préliminaires avec une fille un peu plus âgée (la scène est superbe de délicatesse), et le pire un accident de voiture sans blessé grave.

    Site web:  http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/90%e2%80%99s-etats-unis-2018-de-jonah-hill-8374
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