Cinemaisnotdead
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Webmaster de Cinéma is not dead, le blog du cinéma de genre.
Tous l'univers du film horrifique, fantastique, action, western etc, c'est sur Cinéma is not dead
Critique de film, de dvd,actu bande-annonce.
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Le survival
Dans un survival, les personnages principaux sont plongés dans un univers hostile, qui leur est le plus souvent étranger, en proie à des...
Les comédies horrifiques
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Enfants démoniaques et maléfiques.
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Référencement des plus mauvais films de l'histoire. De Paranormal activity à Incontrôlable, petit florilège des films qu'il faut...
Cinéma de genre, ce qu'il faut voir.
Le cinéma de genre ( horreur, fantastique, sf, film de dingue etc ) c'est un cinéma de qualité.
Prouvons le !
INSIDE ( FROM WITHIN )
Synopsis ( by Cinetrafic ) : Dans une petite ville régie par la crainte de Dieu, une jeune fille est partagée entre son éducation chrétienne et son envie de découvrir le monde extérieur. Cette envie s'amplifie lorsque les habitants de la ville commencent à mourir les uns après les autres dans d'étranges conditions…
Les mauvaises langues diront que ce qu'il y a de mieux dans Inside, c'est le générique du début et celui de la fin. Car pourtant primé dans plusieurs festivals ( notamment à Geradmer cette année, dans la catégorie inédit en vidéo, mais aussi au Solstice film festival comme meilleur film et meilleur scénario en 2008 ), ce direct to dvd distribué par France television ( pour une surprise, c'est une surprise ), déçoit quelque peu.
Le film reste un divertissement qui se regarde presque agréablement, à condition toutefois de laisser de côté son cerveau ou ses yeux acerbes de cinéphiles pointilleux : on ne s'ennuie pas, même si certains passages restent un peu longuet. L'idée d'inclure le film dans un contexte de fanatisme religieux dans une ville moyenne des profondeurs américaines, où une opposition exacerbée entre une idée du bien et du mal et entre les athées et les croyants ( soit 98% des habitants du bled ) ayant entrainée des crimes aveugles dans le passé, va être à l'origine d'une malédiction venant punir les habitants trop fervent catholique, est initialement intéressante. Fanatique catholique contre adorateur du diable : le décors est planté, et les plus dingues ne sont pas forcément du côté que l'on soupçonnerait. De là à voir comme certain une critique de la société nord-américaine sous l'ère Bush, le pas à franchir ne doit se faire que très prudemment ...
Visuellement, Inside a bénéficié d'un bon traitement, se démarquant de cette manière de quelque productions arrachées habituelle à ce genre. Bonne qualité visuelle, mais aussi bon effets spéciaux ( et maquillages ), qui, quoi que peu nombreux dans l'ensemble du film, laissent une bonne impression et suggèrent un travail rigoureux . La bande son est quant à elle séduisante, avec en particulier le premier titre, passé lors du générique ( oui en passant, le générique de fin est bien sympathique, et il serait peut être le point de départ d'une suite avancée par quelques uns )
Mais cela ne suffit pas. Car Inside sombre rapidement dans la caricature et le déjà vu, reprenant un à un tous les mauvais clichés et les erreurs classiques des films horrifiques. Pas franchement original, le film semble s'inspirer clairement de quelques classiques du genre tout en n'en atteignant jamais la qualité; pour des néophytes ce ne sera pas forcément un problème très dérangeant mais la chose passe moins aisément pour tous les amateurs de ce style de cinéma.
Le problème de la caricature et du cliché est donc récurrent. Des dialogues pathétiques ( "je ne veux pas mourir" ou autre "tu as tué plein de monde !" ) qui s'enchainent, des personnages improbables omniprésents ( le fils du pasteurs assez extraordinaire : une sorte de caïd des beaux quartiers, chemise à carreaux ou rayée, qui menacent en récitant des passages de la bible et qui brandit un flingue quand l'occasion se présente ), des situations dont la probabilité qu'elles se produisent dans la réalité sont proche du chiffre qu'indique un thermomètre en Sibérie ( la meilleure amie et la belle-mère du personnage principal meurent de façon tragique, c'est à peine si cette dernière verse une larme ) et des événements difficilement compréhensible ( une enlèvement, du style grande prise d'otage à l'américaine, pour tout simplement aller réciter des paroles biblique sur le font de l'otage ) gangrènent le film et démangent tous ceux qui commencent à être dérangé par ce genre de production qui reproduisent toutes les mêmes défauts.
Même l'opposition entre catholique et pseudo sataniste ( qui ont bien des tronches de gentils en passant ) devient vite lourde, tant celle-ci est exagérée; les discours religieux des uns et l'idée des autres de faire expier une ville de ses pêchés en lui balançant à la tronche une malédiction purgative agacent rapidement. Je n'évoquerai même pas en détail le final, pas original une seconde, et les mauvaises interprétations de presque l'intégralité des acteurs; toujours dans le sur-jeu ou au contraire dans un effacement qui donne au personnage la consistance d'un flan effondré.
Pourtant les bonnes idées et les bonnes sources d'inspirations étaient là. Quoi de plus étrange et de plus terrifiant que d'être poursuivis par son double, surtout lorsque celui-ci entraîne votre mort immédiate ? Ces derniers dans le film peuvent d'ailleurs faire penser, par leurs attitudes, aux fantômes chevelus des films horrifiques japonais; cheveux long, tête courbée et regard effrayant rappellent bien évidemment la petite fillette du Ring. De ce côté là, il n'y a pas grand chose à redire, l'effet quoi que peu original, reste quand même assez efficace. Quelques éléments du scénario peuvent quant à eux rappeler des passages de Into the Mirror ( et du remake d'Aja, Mirrors ) notamment dans une très bonne scène où le double maléfique s'invite dans le miroir d'une salle de bain pour contraindre une alcoolique au suicide ( penser à la scène gore d'ouverture du réalisateur français ).
La trame du film peut elle rappeler celle d'un Destination final, le procédé étant presque similaire : des personnages face à la mort et qui, piégés, finissent par mourir plus ou moins rapidement après s'être débattu contre le sort ( la scène de la voiture aurait largement pu figurer dans le film de James Wong ). Mais là encore, Inside pêchent par manque d'originalité et d'audace : là où Destination finale tente, avec un certain cynisme et une imagination machiavélique, de montrer les morts les plus atroces et les plus "originales" possible avec un certain sens du gore, le film de Phedon Papamichael reste une fois de plus tristement sobre et classique.
Peu original et globalement décevant, Inside s'adresse peut être plus aux personnes souhaitant découvrir le cinéma horrifique au travers d'un film assez consensuel et peu violent dans l'ensemble. Quelques bonnes idées, malheureusement peu exploitées, une réalisation assez bonne, mais peu audacieuse, des acteurs qui semblent peu concernés, et un scénario ultra-classique, font de ce film américain une production qui ne sortira pas du lot.
Inside : 10/20
Un film de Phedon Papamichael avec Elizabeth Rice et Thomas Dekker
Distribution : France Télévisions Distribution
http://boutique.francetv.com/
Date de sortie : 24/02/2010
Site web: http://cinemaisnotdead.blogs.allocine.fr/
Synopsis ( by Cinetrafic ) : Dans une petite ville régie par la crainte de Dieu, une jeune fille est partagée entre son éducation chrétienne et son envie de découvrir le monde extérieur. Cette envie s'amplifie lorsque les habitants de la ville commencent à mourir les uns après les autres dans d'étranges conditions…
Les mauvaises langues diront que ce qu'il y a de mieux dans Inside, c'est le générique du début et celui de la fin. Car pourtant primé dans plusieurs festivals ( notamment à Geradmer cette année, dans la catégorie inédit en vidéo, mais aussi au Solstice film festival comme meilleur film et meilleur scénario en 2008 ), ce direct to dvd distribué par France television ( pour une surprise, c'est une surprise ), déçoit quelque peu.
Le film reste un divertissement qui se regarde presque agréablement, à condition toutefois de laisser de côté son cerveau ou ses yeux acerbes de cinéphiles pointilleux : on ne s'ennuie pas, même si certains passages restent un peu longuet. L'idée d'inclure le film dans un contexte de fanatisme religieux dans une ville moyenne des profondeurs américaines, où une opposition exacerbée entre une idée du bien et du mal et entre les athées et les croyants ( soit 98% des habitants du bled ) ayant entrainée des crimes aveugles dans le passé, va être à l'origine d'une malédiction venant punir les habitants trop fervent catholique, est initialement intéressante. Fanatique catholique contre adorateur du diable : le décors est planté, et les plus dingues ne sont pas forcément du côté que l'on soupçonnerait. De là à voir comme certain une critique de la société nord-américaine sous l'ère Bush, le pas à franchir ne doit se faire que très prudemment ...
Visuellement, Inside a bénéficié d'un bon traitement, se démarquant de cette manière de quelque productions arrachées habituelle à ce genre. Bonne qualité visuelle, mais aussi bon effets spéciaux ( et maquillages ), qui, quoi que peu nombreux dans l'ensemble du film, laissent une bonne impression et suggèrent un travail rigoureux . La bande son est quant à elle séduisante, avec en particulier le premier titre, passé lors du générique ( oui en passant, le générique de fin est bien sympathique, et il serait peut être le point de départ d'une suite avancée par quelques uns )
Mais cela ne suffit pas. Car Inside sombre rapidement dans la caricature et le déjà vu, reprenant un à un tous les mauvais clichés et les erreurs classiques des films horrifiques. Pas franchement original, le film semble s'inspirer clairement de quelques classiques du genre tout en n'en atteignant jamais la qualité; pour des néophytes ce ne sera pas forcément un problème très dérangeant mais la chose passe moins aisément pour tous les amateurs de ce style de cinéma.
Le problème de la caricature et du cliché est donc récurrent. Des dialogues pathétiques ( "je ne veux pas mourir" ou autre "tu as tué plein de monde !" ) qui s'enchainent, des personnages improbables omniprésents ( le fils du pasteurs assez extraordinaire : une sorte de caïd des beaux quartiers, chemise à carreaux ou rayée, qui menacent en récitant des passages de la bible et qui brandit un flingue quand l'occasion se présente ), des situations dont la probabilité qu'elles se produisent dans la réalité sont proche du chiffre qu'indique un thermomètre en Sibérie ( la meilleure amie et la belle-mère du personnage principal meurent de façon tragique, c'est à peine si cette dernière verse une larme ) et des événements difficilement compréhensible ( une enlèvement, du style grande prise d'otage à l'américaine, pour tout simplement aller réciter des paroles biblique sur le font de l'otage ) gangrènent le film et démangent tous ceux qui commencent à être dérangé par ce genre de production qui reproduisent toutes les mêmes défauts.
Même l'opposition entre catholique et pseudo sataniste ( qui ont bien des tronches de gentils en passant ) devient vite lourde, tant celle-ci est exagérée; les discours religieux des uns et l'idée des autres de faire expier une ville de ses pêchés en lui balançant à la tronche une malédiction purgative agacent rapidement. Je n'évoquerai même pas en détail le final, pas original une seconde, et les mauvaises interprétations de presque l'intégralité des acteurs; toujours dans le sur-jeu ou au contraire dans un effacement qui donne au personnage la consistance d'un flan effondré.
Pourtant les bonnes idées et les bonnes sources d'inspirations étaient là. Quoi de plus étrange et de plus terrifiant que d'être poursuivis par son double, surtout lorsque celui-ci entraîne votre mort immédiate ? Ces derniers dans le film peuvent d'ailleurs faire penser, par leurs attitudes, aux fantômes chevelus des films horrifiques japonais; cheveux long, tête courbée et regard effrayant rappellent bien évidemment la petite fillette du Ring. De ce côté là, il n'y a pas grand chose à redire, l'effet quoi que peu original, reste quand même assez efficace. Quelques éléments du scénario peuvent quant à eux rappeler des passages de Into the Mirror ( et du remake d'Aja, Mirrors ) notamment dans une très bonne scène où le double maléfique s'invite dans le miroir d'une salle de bain pour contraindre une alcoolique au suicide ( penser à la scène gore d'ouverture du réalisateur français ).
La trame du film peut elle rappeler celle d'un Destination final, le procédé étant presque similaire : des personnages face à la mort et qui, piégés, finissent par mourir plus ou moins rapidement après s'être débattu contre le sort ( la scène de la voiture aurait largement pu figurer dans le film de James Wong ). Mais là encore, Inside pêchent par manque d'originalité et d'audace : là où Destination finale tente, avec un certain cynisme et une imagination machiavélique, de montrer les morts les plus atroces et les plus "originales" possible avec un certain sens du gore, le film de Phedon Papamichael reste une fois de plus tristement sobre et classique.
Peu original et globalement décevant, Inside s'adresse peut être plus aux personnes souhaitant découvrir le cinéma horrifique au travers d'un film assez consensuel et peu violent dans l'ensemble. Quelques bonnes idées, malheureusement peu exploitées, une réalisation assez bonne, mais peu audacieuse, des acteurs qui semblent peu concernés, et un scénario ultra-classique, font de ce film américain une production qui ne sortira pas du lot.
Inside : 10/20
Un film de Phedon Papamichael avec Elizabeth Rice et Thomas Dekker
Distribution : France Télévisions Distribution
http://boutique.francetv.com/
Date de sortie : 24/02/2010
Site web: http://cinemaisnotdead.blogs.allocine.fr/
On peut facilement apparenter Death Valley au type de film dit "survival". Voilà donc l'occasion idéale pour rappeler en passant quels sont les caractéristiques de ce sous genre particulier du cinéma horrifique. Dans un survival, les personnages principaux sont plongés dans un univers hostile, qui leur est le plus souvent étranger, en proie à des assaillants, et tentent par tous les moyens possibles d'assurer leur survie. Représentant initialement le civisme, la moralité de la société en opposition avec diverses forme de sauvageries, ils basculent peu à peu dans la barbarie, avec en quelque sorte une renaissance de l'instinct animal, une lutte pour la vie ou toutes les règles de la morale sont annihilées face à la réalité de la mort. Ces films sont donc fondamentalement immorales, choquants, dans le sens qu'ils ne représentent pas l'humain tel que celui-ci aime parfois à se voir, pulvérisant du même coup toutes les belles images d'Épinal. La bestialité de l'homme y est clairement exposée, les victimes deviennent souvent au final des bourreaux sanguinaires, et les codes moraux sont toujours mis de côté. D'ailleurs dans Death Valley, le personnage de Daniel qui incarne le plus la société, car fils de ministre, est le premier à être éliminé, comme pour laisser libre cours à l'affrontement.
Le film de David Kebo et Rudi Liden s'inscrit donc clairement dans cette lignée, et les amateurs pourront d'ailleurs reconnaitre quelques similitudes avec d'autres classiques du genre, comme La colline à des yeux par exemple.
Évoquons d'abord les défauts du film, ou en tout cas ce qui est à considérer comme des détails agaçant. Passons rapidement sur la vision assez caricaturale de la campagne et de ses habitants : ils sont pour la plupart présentés comme des péquenots, avec pour certains un look qui semble directement tiré de La petite maison dans la prairie et une dégaine de Gollum constipés, aux comportements d'arriérés ( violence incompréhensible, application bête et méchante de la loi du Talion ) et dont les uniques occupations quotidiennes sont de "boire et baiser leur sœurs". N'étant jamais allée dans les contrées reculée des States, où les John McCain et autres Sarah Palin bénéficient d'un soutien quelque peu déconcertant, je ne me prononcerai pas sur la réalité du contexte évoqué.
Mais dans Death Valley, outres les quelques improbabilités traditionnelles à ce genre au cinéma ( un des motards paysans qui porte des lunettes infrarouge pour vision nocturne, à croire qu'il bosse à la CIA ou encore des motos qui étrangement ne tombent jamais en panne ) et même les stéréotypes dans les répliques des personnages, eux aussi commun aux survival ( "la nuit fut longue" , on aurait pu se passer de cette précision ), ce qui peut le plus déranger dans le film, c'est parfois son certain manque d'originalité. Le déroulement et le dénouement sont presque toujours attendus, et peu de rebondissement surprenant interviennent. Le schéma classique reste très conventionnel et les habitués du genre ne seront pas surpris.
Mais pour autant, Death Valley n'est pas un mauvais film et séduit parfois le spectateur. Même si le film reste traditionnel, on ne s'ennuie globalement pas puisqu'il se passe presque toujours quelque chose, et que le, presque, côté parodique à certains moment amuse : une pseudo scène de western spaghetti avec un dealer de drogue, des personnages caricaturaux et des morts assez ridicules entre autres. Par ailleurs, le jeu des acteurs, chose assez exceptionnelle et au quelle je ne m'attendais pas pour ce film, est assez convenable : aucuns des personnages ne se démarquent vraiment par son interprétation, mais au moins le niveau global est assez bon ! Autre petit atout de Death Valley, la petit musique, qui intervient à chaque moment où le danger et la tension apparaissent, très simple mais assez efficace : pas de musiques lourdingues, trop appuyées pour masquer le vide du film, comme c'est malheureusement souvent le cas ailleurs. Enfin, il faut souligner le fait que peu de scènes explicitement violentes sont montrées; je considère ceci comme un avantage dans le sens que la violence visuelle trop exploitée peut parfois devenir inutile et desservir le film. Death Valley fait donc dans la sobriété dans ce domaine, avec seulement quelques images dites trash, et une scène de viol suggérée légèrement ( peut être peut-on d'ailleurs voir ici une référence à celle de La dernière maison sur la gauche, tant par la situation des personnages que dans le traitement de l'action ).
Les paysages désertiques ( euh oui Death valley comme la vallée de la mort aux états-unis, petite précision au cas ou ! ) sont assez sympathiques, et là il me semble que l'allusion à La colline à des yeux est plus qu'explicite : même lieu, même schéma global, à la différence que la famille prise au piège et attaquée par des cannibales dégénérés chez Craven est ici remplacée par une bande de jeune harcelée par des motards punks paysans complètement dingues.
Il est d'ailleurs intéressant de constater à quel point le cinéma horrifique semble être attiré par le fait de localiser ces récits dans des déserts ( La Colline à des yeux, Reeker et Massacre à la tronçonneuse pour ne citer que quelques films ); les possibilités qu'offre ce décors dans le registre de l'épouvante semble être en effet assez attractive. Bon sinon mention spéciale aux motards qui peuvent rappeler ou faire penser à ceux de Mad Max et ceux, plus récemment de la très bonne série américaine Sons of Anarchy qui cartonne depuis 2008 un peu partout.
Death Valley, quoi que pas franchement révolutionnaire, et ce malgré quelques défauts excusables, offre un moment de détente angoissant assez sympathique. Désert et poussière, motos et carburant, gros bras et artillerie lourde, servent de cadre à un film que l'on pourrait qualifier de survival western moderne.
DEATH VALLEY ( 13/20)
Un film de David Kebo et Rudi Liden, avec Christian Olsen et Dash Mihok
Distribution : Fox/Pathé/Europa
http://www.foxfrance.com/dvd/
Un dvd + un surétui
Date de sortie : 27/01/2010
Site web: http://cinemaisnotdead.blogs.allocine.fr/cinemaisnotdead-256789-death_valley_bad_trip_desertique.htm
Le film de David Kebo et Rudi Liden s'inscrit donc clairement dans cette lignée, et les amateurs pourront d'ailleurs reconnaitre quelques similitudes avec d'autres classiques du genre, comme La colline à des yeux par exemple.
Évoquons d'abord les défauts du film, ou en tout cas ce qui est à considérer comme des détails agaçant. Passons rapidement sur la vision assez caricaturale de la campagne et de ses habitants : ils sont pour la plupart présentés comme des péquenots, avec pour certains un look qui semble directement tiré de La petite maison dans la prairie et une dégaine de Gollum constipés, aux comportements d'arriérés ( violence incompréhensible, application bête et méchante de la loi du Talion ) et dont les uniques occupations quotidiennes sont de "boire et baiser leur sœurs". N'étant jamais allée dans les contrées reculée des States, où les John McCain et autres Sarah Palin bénéficient d'un soutien quelque peu déconcertant, je ne me prononcerai pas sur la réalité du contexte évoqué.
Mais dans Death Valley, outres les quelques improbabilités traditionnelles à ce genre au cinéma ( un des motards paysans qui porte des lunettes infrarouge pour vision nocturne, à croire qu'il bosse à la CIA ou encore des motos qui étrangement ne tombent jamais en panne ) et même les stéréotypes dans les répliques des personnages, eux aussi commun aux survival ( "la nuit fut longue" , on aurait pu se passer de cette précision ), ce qui peut le plus déranger dans le film, c'est parfois son certain manque d'originalité. Le déroulement et le dénouement sont presque toujours attendus, et peu de rebondissement surprenant interviennent. Le schéma classique reste très conventionnel et les habitués du genre ne seront pas surpris.
Mais pour autant, Death Valley n'est pas un mauvais film et séduit parfois le spectateur. Même si le film reste traditionnel, on ne s'ennuie globalement pas puisqu'il se passe presque toujours quelque chose, et que le, presque, côté parodique à certains moment amuse : une pseudo scène de western spaghetti avec un dealer de drogue, des personnages caricaturaux et des morts assez ridicules entre autres. Par ailleurs, le jeu des acteurs, chose assez exceptionnelle et au quelle je ne m'attendais pas pour ce film, est assez convenable : aucuns des personnages ne se démarquent vraiment par son interprétation, mais au moins le niveau global est assez bon ! Autre petit atout de Death Valley, la petit musique, qui intervient à chaque moment où le danger et la tension apparaissent, très simple mais assez efficace : pas de musiques lourdingues, trop appuyées pour masquer le vide du film, comme c'est malheureusement souvent le cas ailleurs. Enfin, il faut souligner le fait que peu de scènes explicitement violentes sont montrées; je considère ceci comme un avantage dans le sens que la violence visuelle trop exploitée peut parfois devenir inutile et desservir le film. Death Valley fait donc dans la sobriété dans ce domaine, avec seulement quelques images dites trash, et une scène de viol suggérée légèrement ( peut être peut-on d'ailleurs voir ici une référence à celle de La dernière maison sur la gauche, tant par la situation des personnages que dans le traitement de l'action ).
Les paysages désertiques ( euh oui Death valley comme la vallée de la mort aux états-unis, petite précision au cas ou ! ) sont assez sympathiques, et là il me semble que l'allusion à La colline à des yeux est plus qu'explicite : même lieu, même schéma global, à la différence que la famille prise au piège et attaquée par des cannibales dégénérés chez Craven est ici remplacée par une bande de jeune harcelée par des motards punks paysans complètement dingues.
Il est d'ailleurs intéressant de constater à quel point le cinéma horrifique semble être attiré par le fait de localiser ces récits dans des déserts ( La Colline à des yeux, Reeker et Massacre à la tronçonneuse pour ne citer que quelques films ); les possibilités qu'offre ce décors dans le registre de l'épouvante semble être en effet assez attractive. Bon sinon mention spéciale aux motards qui peuvent rappeler ou faire penser à ceux de Mad Max et ceux, plus récemment de la très bonne série américaine Sons of Anarchy qui cartonne depuis 2008 un peu partout.
Death Valley, quoi que pas franchement révolutionnaire, et ce malgré quelques défauts excusables, offre un moment de détente angoissant assez sympathique. Désert et poussière, motos et carburant, gros bras et artillerie lourde, servent de cadre à un film que l'on pourrait qualifier de survival western moderne.
DEATH VALLEY ( 13/20)
Un film de David Kebo et Rudi Liden, avec Christian Olsen et Dash Mihok
Distribution : Fox/Pathé/Europa
http://www.foxfrance.com/dvd/
Un dvd + un surétui
Date de sortie : 27/01/2010
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Julien
Par Cinetrafic il y a environ 1 mois