GuillaumeH
- 27 ans | Homme | Paris | France
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Le pitch est d’une efficacité et d’une simplicité effarante : Andy est puceau à quarante ans, tout est dit.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître et malgré un titre et une bande-annonce quelque peu racoleurs, 40 ans, toujours puceau ne s’inscrit pas spécifiquement dans la comédie régressive destinée aux adolescents acnéiques. Bien au contraire, les scénaristes Judd Apatow et Steve Carrel ont inscrit leur histoire dans le genre de la comédie loufoque, romantique et sentimentale dans le style des frères Farelly . Ainsi, le film s’éloigne des clichés habituels propres aux teen-movies pour révéler une véritable fable sociale qui sonne très juste et bien plus profonde que ce que l’on ne pouvait présager. Cela explique notamment la quasi unanimité du succès critique de l’œuvre (même les Inrocks ont apprécié).
Contrairement à American Pie et ses suites, Sex Academy, Road Trip, Et mec ! Elle est où ma caisse ? et autres joyeusetés, on ne tombe jamais dans la facilité ni curieusement dans la caricature. Le puceau et les personnages sont sympathiques, peu vulgaires et absolument pas pathétiques, le film ne dresse jamais un réquisitoire contre une anormalité supposée mais exprime une véritable tendresse et empathie envers les protagonistes. Apatow prend le parti de rire avec tendresse de son anti-héro sans jamais l’humilier.
Il est donc difficile de définir le genre de comédie auquel 40 ans, toujours puceau s’apparente. S’il ne peut éviter quelques gags en dessous de la ceinture rendus obligatoires par le propos et la thématique du film, il utilise très peu les mécanismes usés de la sex comedy. Steve Carrel joue un personnage proche de ceux incarnés précédemment par des acteurs comme Jim Carrey, Ben Stiller, Will Ferrel ou plus récemment Vince Vaughn. On retrouve également en Andy certains traits de caractère qui étaient propres aux comédies de Pierre Richard. Certains vont plus loin et mettent en parallèle 40 ans, toujours puceau avec la comédie The Party de Blake Edwards (1969), interprété par le grand génie de la gêne : Peter Sellers.
Le réalisateur et scénariste Judd Apatow a souvent évoqué les références dont il s'est inspiré, à savoir les films comiques pour adultes de la fin des années 70 et du début des années 80, comme Un vrai schnock ! avec Steve Martin, ou encore American College de John Landis.
L’ingéniosité des situations et le rythme enlevé emportent l’adhésion du spectateur, le film est absolument ascendant et mouvementé jusqu’au climax final. Après une première partie peu rythmée, mais non moins plaisante, qui met en place les évènements et présente les personnages, le spectateur assiste à une cavalcade de gags admirablement structurée par un rythme sans faille. Les dialogues peuvent être bizarrement très intelligents comme très trash, les situations très subtiles comme très clichés. C’est le parfait dosage de ces deux approches qui donnent toute la richesse au propos et au traitement du film.
En résumé, 40 ans, toujours puceau est une tentative de trouver la version adulte d’une comédie pour teenagers. Un nouveau genre est créé : le teen-movie pour adulte.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître et malgré un titre et une bande-annonce quelque peu racoleurs, 40 ans, toujours puceau ne s’inscrit pas spécifiquement dans la comédie régressive destinée aux adolescents acnéiques. Bien au contraire, les scénaristes Judd Apatow et Steve Carrel ont inscrit leur histoire dans le genre de la comédie loufoque, romantique et sentimentale dans le style des frères Farelly . Ainsi, le film s’éloigne des clichés habituels propres aux teen-movies pour révéler une véritable fable sociale qui sonne très juste et bien plus profonde que ce que l’on ne pouvait présager. Cela explique notamment la quasi unanimité du succès critique de l’œuvre (même les Inrocks ont apprécié).
Contrairement à American Pie et ses suites, Sex Academy, Road Trip, Et mec ! Elle est où ma caisse ? et autres joyeusetés, on ne tombe jamais dans la facilité ni curieusement dans la caricature. Le puceau et les personnages sont sympathiques, peu vulgaires et absolument pas pathétiques, le film ne dresse jamais un réquisitoire contre une anormalité supposée mais exprime une véritable tendresse et empathie envers les protagonistes. Apatow prend le parti de rire avec tendresse de son anti-héro sans jamais l’humilier.
Il est donc difficile de définir le genre de comédie auquel 40 ans, toujours puceau s’apparente. S’il ne peut éviter quelques gags en dessous de la ceinture rendus obligatoires par le propos et la thématique du film, il utilise très peu les mécanismes usés de la sex comedy. Steve Carrel joue un personnage proche de ceux incarnés précédemment par des acteurs comme Jim Carrey, Ben Stiller, Will Ferrel ou plus récemment Vince Vaughn. On retrouve également en Andy certains traits de caractère qui étaient propres aux comédies de Pierre Richard. Certains vont plus loin et mettent en parallèle 40 ans, toujours puceau avec la comédie The Party de Blake Edwards (1969), interprété par le grand génie de la gêne : Peter Sellers.
Le réalisateur et scénariste Judd Apatow a souvent évoqué les références dont il s'est inspiré, à savoir les films comiques pour adultes de la fin des années 70 et du début des années 80, comme Un vrai schnock ! avec Steve Martin, ou encore American College de John Landis.
L’ingéniosité des situations et le rythme enlevé emportent l’adhésion du spectateur, le film est absolument ascendant et mouvementé jusqu’au climax final. Après une première partie peu rythmée, mais non moins plaisante, qui met en place les évènements et présente les personnages, le spectateur assiste à une cavalcade de gags admirablement structurée par un rythme sans faille. Les dialogues peuvent être bizarrement très intelligents comme très trash, les situations très subtiles comme très clichés. C’est le parfait dosage de ces deux approches qui donnent toute la richesse au propos et au traitement du film.
En résumé, 40 ans, toujours puceau est une tentative de trouver la version adulte d’une comédie pour teenagers. Un nouveau genre est créé : le teen-movie pour adulte.
salut guillaume, juste pour te dire que j'ai beaucoup aimé ta critique même si je n'est pas vu le film! donc je vais ètre obligé de le regarder :p tu devrais faire d'autres critiques de films
Par ian-curtis il y a 2 mois
Aucun problème, merci d'avoir réctifié. Je t'avoue que j'ai vu la faute parceque je bossais sur leur filmographie, j'aurais fait la même à coup sûr.
A plus.
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Je crois que tu m'as envoyé un message, mais impossible de le lire. Laisse le en commentaire au pire =)
Par Cinemaisnotdead il y a environ 1 mois