cristal
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40 Films pour la fin d'année
Les 40 films les plus attendus jusqu'à Noël! (Classé par ordre de sortie)
Le cinéma est-il plus important quand il soulève des questions, ou bien quand il impose avec affirmation un sujet sans issue artistique possible? La démarche est-elle plus importante que le point de vue lui-même? A ces questions, "Fleur du désert" ne peut échapper, sans que l'on y trouve forcément réponse. La logique humaniste (et peut-être celle, plus discrète, du commerce) a voulu que le film échappe à toute prise de risque, contant les faits dans un ordre de séquences bien définies, pour ne pas perdre de vue la moindre petite parcelle de spectateurs. C'est que sur un pareil sujet, le danger est d'éloigner le public, chacun étant potentiellement la cible lacrymale de ce mélo véridique et nécessaire. Ainsi l'oeuvre, consciencieuse, y perd terriblement en inventivité et en audace ce qu'elle gagne probablement en sûreté et en universalité. On regrette toujours que ce genre de films, ciblant tant de public, soient condamnés à n'être que le produit d'une action humanitaire dont l'interêt peine à coïncider avec celui que l'on attend du domaine artistique. Difficile toutefois de reprocher à la cinéaste sa clarté, sa simplicité et son goût immodéré pour l'émotion ; le discours tient sans aucun doute d'une profonde sincérité, parfois perdue dans les décombres d'une construction incapable de dépasser son statut chronologique malgré de piètres tentatives. Liya Kebede révèle un jeu fin et poignant, tandis que les seconds rôles assurent un background croustillant (Hawkins et Spall en tête) qui prouve que Sherry Hormann a au moins en elle, si ce n'est plus, le goût des grands comédiens.
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S'il s'agit bien du même Michele Placido que celui de "Romanzo Criminale", alors il y a là comme un mystère ; film noir élégant et d'une force brute, son précédent long-métrage avait tout du grand cinéma italien néo-réaliste. Que son nouveau film s'appuie sur l'autobiographie n'a rien d'étonnant, l'histoire véridique ayant tout d'une lyrique épopée de cinéma. Problème conséquent des films centrés sur la révolution soixante-huitarde, c'est justement la réadaptation forcenée aboutissant à la caricature, ainsi que le risque d'une naïveté en cascade. Placido, nostalgique d'une jeunesse heureuse et tourmentée, perd pourtant toute notion de réalisme et met en scène un groupe d'étudiants révoltés dans lequel se fond une histoire d'amour qui implose, entre un flic dont le travail est de rétablir l'ordre et une jeune fille rebelle dont les convictions amènent à un dérèglement des normes sous la coupe des leaders. La tragédie - qui renvoie indirectement aux mythes légendaires des amours impossibles et sacrés - se transforme rapidement en farce ; Placido semble tellement vouloir appuyer chaque séquence, frapper fort à chaque image, que sa tentative échoue lamentablement, produisant l'effet inverse. Pour puissante qu'elle est, la tragédie ne comprend pourtant aucune scène forte, aucun acteur convaincu. Les dialogues sont agaçants, la musique improbable. Tout est l'affaire d'un terrible échec de mise en scène et de direction qui renvoie la force du sujet au rayon d'un pauvre roman-photo vieilli et dénué de dimension lyrique. On ne saura reprocher à ce rêve italien d'être prévisible, mais il est effarant de constater le constant manque d'audace dans le point de vue qu'adopte le cinéaste. Ainsi l'émotion est absente et la plupart des partis pris prêtent à confusion, quand il ne sont pas inadéquats (pourquoi les musiques additionnelles viennent-elles se poser comme l'effet inverse de l'action qui se déroule? Pourquoi les comédiens appuient-ils tous autant leur texte, révélant ainsi la frontière entre la technique d'acteur et le naturel, entre l'être et le paraître?). "Le rêve italien" a beau être une oeuvre sincère, elle défend si peu d'idées artistiques et idéologiques (car sinon l'histoire elle-même, l'intéressant antagonisme entre l'ordre et le désordre chez les personnages n'est même pas utilisé un temps soit peu!), qu'elle en devient inintéressante au possible, plongeant le spectateur dans une torpeur sans fin. Quant à la notion de romantisme, elle ne peut s'effectuer qu'à travers un travail rythmique et une langueur sensuelle ; ici, malgré l'universalité du cadre aucun érotisme ne ressort, la mise en scène se voulant à tout prix passe-partout, brinquebalant un grand n'importe quoi formel (les différences de lumière, les noirs et blancs, les grains épais qui surgissent des scènes de foule). A part figer le film dans son vague élan, cela n'apporte rien et se cumule aux points noirs ; on concluera à un agréable navet.
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Bonjour,
Je vous souhaite la bienvenue sur Cinetrafic
Un petit guide pour vos premiers pas http://cinetrafic.wordpress.com/2009/08/11/lancement-et-presentation-de-cinetrafic/
Bonne découverte du service
A bientôt
Julien
Par Nishi il y a 6 mois
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J'aime beaucoup tes critiques (allez, on se tutoie ?). Très bien écrites, et souvent assez justes. Continue mec !
Par craiz il y a 3 mois