Ashtray-girl
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Dans le petit monde enchanté de la pègre londonienne, on distingue trois groupes majeurs: les rock'nrolla de base (sexe, drugs & rock'n roll), les truands à la petite semaine (philosophie rock'nrolla: qui vivra verra), et les vers pourris (gros vilains pas beaux pleins de fric). Viennent s'ajouter à ces grands groupes émigrés aux dents longues sauce Petrossian, junkies amateurs de visons et autres joyeusetés types hommes bioniques. Mettez-le tout dans un shaker, agitez vigoureusement, et vous obtiendrez la recette magique de Guy Ritchie: une histoire fabuleusement incohérente (en apparence), orchestrée par des personnages improbables oscillant entre caricature assumée et atypisme bien géré, soulignée par une bande son de malade, sur un terrain de jeu des plus réjouissants.
On se trouve dans la situation désormais familière du "sac de noeuds": un film choral, dont l'intrigue sinueuse et très très embrouillée ne devient très vite que le prétexte à un panel de quiproquos, dialogues, courses-poursuite et autres scènes d'anthologie à l'humour désarmant. Pour resituer: A veut doubler B qui veut doubler C tout en doublant A qui va utiliser C pour retrouver D pour abattre B... Vous saisissez? Non? Tant pis. Car il en faudrait, des lignes, pour vous présenter comme il se doit les membres de La Horde Sauvage, les Russes, Johnny Quid, Archie et Lenny. La galerie de personnages à elle-seule justifie bien une étoile pour ce film. Car non content de nous livrer une pléiade d'urluberlus épatants, Guy Ritchie a su harmoniser leurs échanges à la perfection. C'est grinçant, cynique, drôle, cocasse, mais jamais fade. Un excellent point quand on est à la tête d'une telle chorale...
C'est piquant, c'est délicieux, mais ça reste malheureusement un peu sur l'estomac. Deux raisons à cela: un scénario globalement en berne, et un rythme trop décousu. J'ai beau avoir un maximum de sympathie pour ce film, l'histoire, elle, ne décolle pas. Prétexte aux pitreries de la Horde et autres coups de sang de Lenny, l'intrigue qui s'annonçait pourtant superbement alambiquée dans ses premières minutes, retombe comme un soufflé et ne réserves plus de surprises scénaristiques, si ce n'est dans le comique de situation, exploité à l'envi. On est loin de l'histoire à ressorts multiples, à la fin de laquelle tout finit par partir en vrille. Le côté jubilatoire est là, mais un accent plus pompeux aussi. En cheville avec une cadence secouée d'arithmies, le tout perd hélas de son ampleur, et sème en chemin ce qui aurait achevé de faire de RockNRolla le film ultime de gangsters dans le vent. Peut-être une prochaine fois, Guy!
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S'enssuit la rencontre avec une galerie de personnages caricaturaux (le GI Joe plus Marine que ça tu meurs, l'intello sapé dans son savoir, la scientifique en bute avec le reste de la galaxie, le bureaucrate qui fait dans son froc, la militaire qui se la joue rebelle...) qui, de fait, vont globalement faire ce que l'on attend d'eux au regard de ce qu'ils se bornent à être (GI Joe va tout faire péter, l'intello va enseigner, etc...). Et, enfin, nous est exposé la vraie problématique: le gisement de minerai que convoite ardamment la compagnie subventionnant Avatar (elle a un nom ou j'ai zappé?) se trouve sous le centre-ville de Na'vi-ville. Conclusion: il faut les déloger, en bons colonialistes que nous sommes. Et GI Joe trouve un allié inattendu dans ses plans pour détruire "la cible": Jake, l'ex-soldat paraplégique, a viré geek et s'éclate comme un fou a piloter son avatar. Il a même lié connaissance avec les Na'vi. Il va donc pouvoir jouer les taupes au sein des autochtones pour mieux les entuber par la suite. GI Joe y croit, et moi... pas. D'emblée, la conclusion du film nous est à portée de main: la trahison va tourner court et Jake va finir par se rebiffer contre GI et ses Joes. CQFD. Le tout est de savoir comment... ce qui justifie allègrement les 2h30 de film restantes.
Question scénario, on a plutôt l'impression que ça été torché en deux coups de cuillère à pot. Ni novateur, ni surprenant. En bref, l'intrigue d'Avatar se réduit à ce simple concept, usé jusqu'à la corde: la Nature, c'est beau, il faut la protéger. Les Humains, c'est cons, il faut les achever. On enrobe un peu, et le tour est joué! Cameron joue donc à fond la carte du cinéma responsable, préparant la prochaine campagne de parrainage Greenpeace, démontrant plus de deux heures durant la suprématie de la force vitale, naturelle des choses, et le respect total dû au cycle du vivant. C'est louable. Mais fait sans la moindre subtilité.
Du côté des Na'vi, la surprise n'est pas complète non plus. Des créatures bleues, on en a déjà croisé légions (Star Wars, Watchmen, X-men...). Celles-ci ont la particularité d'avoir été pensées à partir de la culture noire africaine, lui conférant une aura certes fort sympathique, mais qui, de loin en loin, m'a évoqué la légende du Roi Lion (l'Afrique, le cycle de la vie, l'esprit de la nature...). Quand à la romance, inévitable, bien que superbe, elle évoque clairement Pocahontas, qui semble être le fil rouge scénaristique d'Avatar.
La véritable innovation que l'on peut saluer sans conteste ici, c'est la parfaite symbiose entre humain et digital, entre réel et imaginaire. Car en mêlant ces deux mondes si fondamentalement divergents, Cameron est parvenu a créer une harmonie parfaite, un ensemble cohérent, sans fioritures, et dont les frontières ne sont plus discernables. Pas un raccord n'est visible, pas un bout de ficelle ne traîne, pas d'horrible sensation d'avoir affaire à un fond vert repixellisé à l'envi. C'est... douloureusement beau. Les couleurs, les lueurs, les lignes, tout se fond et se confond en un panorama unifié, dense, magnifié. Tandis que Pandora déroule son tapis verdoyant aux milles reflets sous nos yeux conquis, la magie prend forme, peu à peu, distillant une atmosphère particulière, aux frontières du réel, déclinée au gré de plans à couper le souffle, aux atours de poèmes. Dés lors, on baisse un peu la garde, et l'on tombe sous le charme des Na'vi, peuple aux allures primitives mais qui, dans sa simplicité et dans la connaissance qu'il a du monde et des êtres qui le peuplent, transcende l'Homme et sa soi-disant toute puissance. Dés lors, on se prend au jeu de ce récit sans idées nouvelles, qui a néanmoins le mérite d'être fort bien raconté, et de flatter les élans écolos de chacun. Du grand et beau spectacle, qui se pare de grâce, d'une certaine intelligence et d'une réelle passion.
Difficile de résister... du moins complètement. Le tout est grandiloquent, brasse beaucoup d'air pour pas grand chose, et passe parfois pour abêtissant. Mais si Cameron parvient à éduquer un peu Hollywood, ce sera franchement un moindre mal. Pour le reste, il suffira de renouer avec son âme d'enfant, et de se déparer de ce cynisme que la vie nous enseigne, pour jouir pleinement d'un spectacle magnifié, édifiant et sincère.
Site web: http://once-again-again.over-blog.com/article-avatar-an-all-new-world-awaits-44618295.html
Bonjour Ashtray,
Bravo pour votre liste "Ecociné", qui est très intéressante. Cinetrafic va d'ailleurs la mettre en avant, en la publiant dans sa newsletter. Mais avant cela j'aurais une ou deux requêtes à vous faire :
- serait-il possible de changer son titre pour "Les films sur l'écologie" ?
- libre à vous d'ajouter des commentaires personnels sur les films que vous avez ajoutés et vus. Il est également possible d'y associer des extraits vidéos (ces derniers sont déjà disponibles sur Cinetrafic pour les films concernés dans la liste).
Merci d'avance et bon voyage sur Cinetrafic !
Lefty, Cinetrafic.
hello Ashtray,
Bonne idée la liste ecociné ! On va la mettre en newsletter et sur facebook pour la partager et la construire ensemble si tu es ok ?
Je te tiens au courant
A bientôt
Julien
Pochette rectifiée sur les Passagers
Merci beaucoup :)
On améliore la base de données petit à petit ...
Amicalement,
Julien


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Hey, on l'a mise sur Facebook aussi
http://www.facebook.com/home.php#/pages/Cinetrafic/110075508442?ref=ts
Ca va il commence a y avoir pas mal de films !
A bientôt
Julien
Par Nishi il y a 5 mois