Critiques du film: Beau Séjour (Série)
    Beau Séjour (Série)
    Ajouter une critique au film
    Beau Séjour (Série)
    girliecinephilie
    Le 18/06/2017
    22 critiques
    La première chose qui m'a happée dans Beau séjour, c'est son ambiance, une ambiance très singulière, qui se crée à partir de nombreux éléments qui s'assemblent de manière étrange et pourtant tout à fait cohérente. On sent des influences sériphiles aussi variées que de qualité. Par exemple, la série ne cache pas son admiration pour Twin Peaks: on y retrouve la tragédie de la jeunesse sacrifiée, les secrets inavouables cachés au sein de chaque foyer d'une bourgade en apparence paisible, les fulgurances comiques au milieu de la noirceur la plus diabolique... Jusqu'à des citations à peine voilées: un corps de jeune noyée sous un film plastique, la confidente/rivale et le beau motard, l'inspecteur (inspectrice ici) tirée à 4 épingles qui débarque dans un commissariat de province où, si l'on ne sert pas une tonne de donuts le matin, on apporte toujours une tarte fait maison. Mais on pourrait aussi citer, pèle-mèle, des mises en scène de crimes à la True Detective, la tension qui monte dans une petite communauté, dans laquelle pèse l'ombre de la pédophilie, comme dans Broadchurch, le tout dans un cadre résolument belge, où la pesanteur de la vie rurale s'alourdit par un horizon invariablement grisâtre, et où le traumatisme des affaires Dutroux continuent de hanter la morne plaine.

    Visuellement, c'est très fort, et ce dès les premières images, à l'aube d'un glauque (la couleur, comme l'esprit) uniforme. Toute la série, par la suite, semblera se poursuivre dans cette atmosphère entre chien et loup, dans cette brume toujours plombante, où tous les chats, comme les humains, sont gris et où la seule touche de couleur, flamboyante, vibrante et bien plus vivante que cette ville terrassée par la dépression, c'est le jaune du sweat-jaune et de la moto du joli fantôme, Kato.
    Kato, c'est d'ailleurs la plus belle trouvaille de cette série orchestrée par deux femmes, Nathalie Basteyns et Kaat Beels qui ont créé là un magnifique personnage de spectre sacrément incarné. Interprétée par la jeune et très charismatique Lynn Van Royen, Kato redéfini l'image du fantôme. On s'éloigne ici de la présence éthérée qu'on a l'habitude de voir. Kato vit, peut être plus encore que n'importe quel autre personnage et possède une véritable corporalité: elle dort, elle boit, elle conduit sa moto à toute blinde, elle peut étreindre mais aussi prendre des coups. Plus proche de fantômette que de Laura Palmer, elle déterre tous les vieux secrets croupissant sous les champs de céréales et les terrains de motocross, elle pousse une ville où, à l'image de l'hôtel Beau Séjour au charme suranné, le temps semble s'être arrêté, à s'éveiller d'un long sommeil cauchemardesque.
    Le scénario a, à mon goût, un peu trop de tiroirs. Chaque épisode a son cliffhanger, c'est souvent très bien foutu, parfois complètement estomaquant, mais un peu trop systématique. Mais ça fonctionne complètement. On se laisse empêtrer dans les ficelles de l'intrigue qui fait ce qu'elle veut de nous (J'avais trouvé le tueur dès le début, mais on a réussit à m'en détourner complètement en cours de route, jusqu'à ce que je ne sois plus sûre de rien, et je trouve ça assez fort) et on dévore tout en un rien de temps, malgré l'atmosphère pesante de la série, qui m'a un peu désagréablement imprégnée pendant quelques jours, la meilleure preuve de son efficacité.


    Chalisbury
    Le 21/06/2017
    15 critiques
    Les séries européennes ont le vent en poupe, et le genre du thriller s’exporte très bien sur le petit écran. La série belge Beau Séjour surfe habilement sur cette vague, en nous comptant l’histoire de Kato, adolescente fantôme, à la recherche de son meurtrier. Quand on commence Beau Séjour, impossible de s’ôter de la tête The Killing, The Missing, ou encore Broadchurch, toutes traitant d’un même sujet, la disparition et/ou le meurtre d’un adolescent ou enfant. Le fait divers fascine, surtout lorsqu’il implique des enfants, (il n’y a qu’a voir l’engouement que suscite l’affaire Grégory encore 30 ans après les faits), et les showrunners l’ont bien compris...
    Lla suite de cette critique sur Filmosaure.com

    Site web:  http://www.filmosaure.com
    Blabbermouth
    Le 26/06/2017
    22 critiques
    Aujourd'hui, je vous propose de mettre en avant une série belge. Elles font fureur ces derniers temps, de quoi démontrer au monde entier que nous ne sommes pas que des mangeurs de frites ! Après "La Trève" et "Ennemi public", plein feux sur une série flamande cette fois : "Beau séjour".

    Dès les premières minutes, que dis-je, dès les premières notes du générique, on plonge dans une ambiance particulièrement froide. Une chanson hors du temps et des couleurs grisâtres qui ne sont pas sans rappeler notre ciel national. Rapidement, l'intrigue est mise en place.

    La jeune Kato Hoeven se réveille dans la chambre 108 de l'hôtel "Beau séjour" sans aucun souvenir de la soirée de la veille. Elle découvre aussitôt, horrifiée, son propre corps meurtri baignant dans un bain de sang. C'est en se rendant chez elle que ses craintes se confirment : elle est bel et bien morte. Sa mère ne le voit pas, ne l'entend pas quand elle lui parle. Par contre, Kato va se rendre compte que quelques personnes peuvent la voir, comme son père ou son amie Ines. C'est donc avec leur aide qu'elle va tenter de découvrir qui l'a assassinée...

    Ce personnage de Kato, errant ainsi entre 2 mondes, m'a rappelé la série française "Les Revenants". Et pas uniquement pour le côte fantomatique. En fait, c'est un peu la même ambiance glauque que dans la série Canal + : un décor "bleuté" et froid, hivernal. Entre réalité et science fiction. On retrouve donc un côté paranormal auquel s'ajoute ici l'enquête policière qui progresse au fil des 10 épisodes de 52 minutes. D'épisode en épisode, on suit les progrès des enquêtrices et les soupçons se déplacent de personnage en personnage. Avis aux amateurs de suspense !

    Bref, voilà une série qui vous tiendra en haleine du début à la fin, avec une enquête intrigante et des personnages qui livrent leurs secrets au fil des épisodes, le tout dans une atmosphère sinistre.

    Et pour couronner le tout, après avoir été diffusée sur Arte, elle est disponible en Blu-Ray et DVD depuis le 15 mars.

    Merci mille fois à Cinetrafic et Arte pour cette découverte !

    Et si vous aimez la télévision et le cinéma, rendez-vous sur Cinétrafic ! Vous y trouverez une sélection de films avec des thèmes variés allant de la banlieue et les cités françaises au cinéma aux films de Bollywood, par exemple.


    Site web:  http://sophieandtheseaofstories.wordpress.com/2017/05/25/beau-sejour/
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites