Aquarius

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    - Aquarius, ou une comédie mélancolique et malicieuse sur le Brésil actuel. Clara, 60 ans, plus de mari et plus d'enfants chez elle, vit à Recife dans l'immeuble Aquarius, construit dans les années 40 en bord de mer. Seule occupante de cette bâtisse, elle va engager, sous le soleil et les palmiers, un bras-de-fer avec une société immobilière corrompue qui voudrait la faire partir. Tout en essayant de continuer à vivre sa petite vie... Présenté en Compétition à Cannes 2016, et salué par la critique pour sa chaleur, son actrice – Sonia Braga – et sa capacité à parler à tous, voici un film lumineux qui veut donner à sentir, avec humour, le temps qui passe et ne change pas les êtres.
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    Aquarius

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    (3.85 pour 17 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    Brésil,France
    DUREE:
    2h 25min
    ACTEURS:
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    Synopsis du film Aquarius

    Clara, la soixantaine, ancienne critique musicale, est née dans un milieu bourgeois de Recife, au Brésil. Elle vit dans un immeuble singulier, l'Aquarius construit dans les années 1940, sur la très huppée Avenida Boa Viagem qui longe l’océan. Un important promoteur a racheté tous les appartements mais elle, se refuse à vendre le sien. Elle va rentrer en guerre froide avec la société immobilière qui la harcèle. Très perturbée par cette tension, elle repense à sa vie, son passé, ceux qu’elle aime.

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    princecranoir
    Le 01/04/2017
    35 critiques
    « Harmonie et compréhension, sympathie et pleine confiance » chantaient les hippies fleuris et chevelus de « Hair », autant de valeurs et d’espoir portés par la dernière résidente de l’« Aquarius » du film du brésilien Kleber Mendonça Filho. Elle aussi a les cheveux longs la brune et magnétique Sonia Braga, la crinière de sa Clara faisant l’objet du premier des trois chapitres qui segmentent le film. S’alignant sur les courbes de sa chevelure s’alignent sur celles de la plage en arrière-plan, tandis qu’elle rêve à ces vagues sur lesquelles elle surfait naguère. La nostalgie de ces Bossa plus très Nova remontent du sillon concentrique d’un vinyle qu’elle vient déposer sur la platine de vieille chaîne stéréo, dont elle pousse le volume à son maxi pour faire taire celui des bacchanales indécentes et débauchées des squatteurs du dessus.
    C’est la nuque courte mais avec le sourire que l’on faisait sa connaissance en préambule, à l’occasion de la fête d’anniversaire de la vieille tante Lucia. L’époque était alors au combat politique, à la lutte contre une junte prompte à faire taire les insoumis du Pernambouc. « Vous avez oublié la révolution sexuelle » dit-elle en guise d’introduction à son discours, se remémorant de chauds ébats le cul sur la commode. Désormais grisonnante, son amant emporté vers d’autres rythmes, elle a fait une croix sur sa vie amoureuse, tout comme Clara qui, pourtant encore bien séduisant, mais qui doit se résoudre au sexe tarifé. Dans une scène de gêne mutuelle que le metteur en scène fait admirablement précéder d’un baiser sincère et langoureux, un homme et une femme d’une même génération voient leurs destinées sentimentales se séparer après avoir pourtant cheminé très brièvement. Filho nous fait comprendre à l’instant même qu’elle a fait le deuil d’un amour possible, lorsqu’elle aperçoit ce grand voile blanc suspendu tout haut de l’immeuble voisin, et qui vient mourir en arrière-plan, tel un linceul déposé sur les haies vives qui protègent encore ce havre architectural des agressions de la modernité, tandis qu’elle chante à tue-tête un tube Gilberto Gil. Le musicien est évidemment pour le réalisateur une des icônes de la résistance, mythe vivant de la culture nationale et ministre du président Lula.
    Tandis que les cheveux de Clara s’étalent sur le tissu de ce hamac qu’elle a suspendu devant la fenêtre, d’autres l’observent dans son sommeil. Dans les couloirs ou l’arrière-cour de cet immeuble fantôme, ce sont les spectres des promoteurs immobiliers qui frappent à la porte, démons aux visages d’anges qui ont déjà converti les cinémas de quartiers en temples du hard discount, véritables courants d’air viciés qui investissent les lieux vidés de leurs anciens propriétaires. Si l’immeuble n’est plus à la fête, Clara reste un roc, accrochée à son Recife parce qu’elle est une survivante, parce qu’elle en a les moyens.
    Fort de cette œuvre en tous points remarquable, Kleber Mendonça Filho, digne héritier de Glauber Rocha, s’en va désormais militer pour la création brésilienne menacée par le tout-venant commercial, devenue la proie des termites d’importation, devenant ainsi le garant de la mémoire d’un pays, le remède contre le cancer des tropiques.

    Site web:  https://letourdecran.wordpress.com/
    Nio_Lynes
    Le 24/03/2017
    279 critiques
    Beaucoup de louanges pour ce film brésilien de Kleber Mendonça Filho et elles sont amplement mérité malgré quelques petites broutilles un peu embêtantes et que je vais évacuer d'emblée. La durée du film, trop longue mais nécessaire. Et pourtant un peu trop longue. Le film a le bon goût de prendre son temps, d'épouser le rythme de vie de son protagoniste principal (Sonia Braga, épatante) mais on se demande si l'on aurait porbablement pu raccourcir un peu quelques passages. La fin du film du coup arrive un peu précipitée, disons que le rythme à ce moment là tellement languissant accèlère comme si le réalisateur choisissait d'en finir au plus vite, le tout en ayant ouvert plusieurs portes intéressantes mais on ne s'y attardant pas plus hélas.

    Du reste c'est un film fascinant dès son ouverture dans le passé qui résume à elle seule par personnification que Clara, c'est le Brézil, littéralement. Qui vit, qui pulse, qui va de l'avant. Avec ces plans sur la plage au son de Queen, on est happé pour ne plus lâcher le film. Les rares audaces de mise en scène du coup enrichissent à la fois doublement le propos du film comme de son rapport constant à la mémoire, aux gens, aux espaces mentaux qui forment plus que le physique ici, le corps-âme de son personnage. C'est ces plans liés à une armoire où l'histoire d'amour d'un protagoniste est évoqué, souvenir qui n'appartient qu'à son personnage mais qui nous est donné d'entrevoir ici à nous, spectateurs, l'espace d'un court flashback mental. Cette même armoire qui sera ensuite donné à Clara et nourrira ainsi ses propres souvenirs. La mémoire ici est résistante et concrétise une histoire qui se perpétue constamment, fidèle à ses racines comme aux gens qu'elle charrie. Ou ce plan-séquence à la grue qui scrute l'extérieur pour revenir à l'appartement de Clara, passer par dessus sa tête, assoupie, pour guetter la porte d'entrée d'où les gens entraperçus un instant plus tôt dans la cour vont venir par frapper.

    Aquarius est un film de résistance.
    C'est Clara qui veut garder son immeuble car il est sa vie même et en quelque sorte une extension de son corps et de ses souvenirs. C'est ses vinyles qu'elle évoque à une jeune journaliste écervelée qui ne comprend pas qu'elle garde un support physique alors qu'elle écoute aussi des mp3. C'est de fait la nécessité de toujours garder avec soi et pour soi quelque chose qui a une propre consistance. Les souvenirs sont évanescents et n'existent que dans nos têtes tout comme la musique au format mp3. Bien sûr, cette dernière est partagée par le plus grand nombre mais chacun vient ensuite y greffer ses propres émotions et son propre vécu. Ecrit comme ça, cela peut paraître manichéen. Mais non. Le film ne l'est jamais ou du moins ne le laisse pas paraître. Chacun à ses raisons, aussi bien Clara que le jeune promoteur aux dents longues. Celui-là, on pourrait le détester, il n'en est rien (quoique). On comprend les motivations des antagonistes sans problèmes. Et ne parlons pas des enfants de Clara qui croient vouloir agir en son nom et pour son bien (parfois notre famille est notre propre ennemie) !

    Film sur la mémoire, film sur le passé comme le présent mais pas film passéiste. Toujours en constante évolution est l'histoire (L'Histoire). C'est l'histoire de Clara tout comme plus subtilement celle de L'Aquarius... qui changera de couleurs sur sa façade externe pendant plusieurs périodes du film. C'est l'appartement de Clara qui coïncide avec celui de sa vieille tante (un court plan en fondu montre même les modifications entre ce qui a changé et ce qui est resté). C'est aussi, il faut l'avouer, un film sur le Brézil qui dit beaucoup sur son pays en montrant peu. On évoque tout aussi bien le racisme (la fameuse ligne de démarcation de la plage) que la corruption ou l'arrivisme (l'entrevue avec le journaliste dans un restaurant quand il explique qu'il a mis quelqu'un de sa famille au journal pour aller interviewer Clara)...

    Au final un très beau film qui est à la fois un portrait de femme subtil qu'une belle évocation du temps sur nous.

    Site web:  http://dvdtator.canalblog.com/archives/2017/03/24/35086349.html
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