L'Affaire Farewell
Note :









(4)









(4)
Année : 2009
Pays : France
Avec : Guillaume Canet, ...
Genre : Drame, Historique, ...
Titre original : L'Affaire Farewell
Vidéos: extraits de films, bande-annonce
3.5/5
L'affaire Farewell est un film tiré d'une histoire vraie et en allant le voir je ne connaissais rien du tout sur cette histoire d'espionnage durant la guerre froide.
L'histoire est celle de Pierre, ingénieur sans histoire travaillant pour Thompson à Moscou au début des années 80, installé avec sa famille. Un soir, sur demande de son patron, Pierre va rencontrer Serguei, un colonel haut placé du KGB qui souhaite faire passer des données secrètes à l'ouest afin qu'un jour son fils vivent dans un monde différent de celui dans lequel il vit et si possible, meilleur.
Pierre accepte de faire la liaison une fois, mais ne souhaite pas s'embarquer dans cette histoire. Cependant, les infos que Serguei donnent sont tellement exceptionnels que les français souhaite faire de lui leur source numéro une. Serguei qui, après enquête comprend que Pierre n'intéresse pas le moins du monde les services secrets russe, exige qu'il devienne son seul contact.
Je ne pensais pas que le film serait aussi passionnant. Déjà l'intrigue est très bien menée et l'histoire prenante. Je ne sais pas du tout si le film est fidèle aux faits, si tout ce qui est montré est juste, mais en tout cas le résultat est bluffant.
De Christian Carion, je n'ai vu que Ne le dis à personne, que j'ai bien aimé, mais sur ce coup, le réalisateur fait un excellent boulot de mis en scène. J'ai adoré la réalisation, visuellement le film est vraiment réussi. Je n'ai pas vu de film français récent (je parle des années 90 et 2000) dont la réalisation m'a frapper ou marquer, sauf pour les films de Jacques Audiard qui sont l'exception.Si j'ai aimé Ne le dis à personne, il ne tient pas la comparaison avec L'affaire Farewell.
Je ne suis pas particulièrement fan de Guillaume Canet, je ne le trouve ni mauvais ni excellent, et dans ce film, il ne transgresse pas la règle. Il joue parfaitement le role de Pierre cet ingénieur embarquer dans une affaire d'espionnage internationale dans laquelle sont impliquée les Etats Unis, la France et le KGB. Il doit mentir à sa femme et plus le temps passe, plus il se sent obliger de continuer ne serait-ce que pour Serguei avec qui il a beaucoup sympathisé.
Les seconds roles sont assez bien foutu aussi notamment Philippe Magnan qui joue le président Mittérand et surtout Niels Arestrup qui joue le directeur de la DST, que j'avais trouvé excellent dans Le prophète, et qui encore une fois, occupe tout l'écran quand il apparait je l'ai trouvé assez impressionnant.
Mais celui qui a crevé l'écran à mes yeux c'est Kusturica. Je connais le réalisateur, mais je n'ai pas eu l'occasion de le voir en tant qu'acteur , ou du moins pas dans un premier role. Il est excellent et incarne parfaitement ce colonel russe, très bien placé et qui décide de donner des informations secrètes à l'ouest et de risquer la mort pour trahison, tout ça pour que son fils puisse vivre une autre vie que la sienne. J'ai adoré les discussions entre Pierre et Serguei, sa façon d'expliquer le communisme, cet utopie devenue le contraire de ce qu'il pronait. Son personnage, amoureux de la culture française, est très lucide sur ce qu'il risque;
Le film peut paraitre parfois un peu simpliste notamment sur les roles de Mitterand et Reagan, le président français étant montré comme l'homme d'expérience et de sang froid, la tête pensante, et le président américain décris comme un obsédé de sa petite carrière au cinéma, naïf et pas vraiment rodé aux affaires d'espionnage de grande envergure, il est même dépeint comme un peu bébête sur les bords. Le film aura tenu le suspense jusqu'à la dernière minute, et comme c'est tiré de faits réels, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre sur la destinée des deux héros.
Bref, malgré des critiques pas si bonnes que ça, un très bon film d'espionnage, de très bons acteurs, une très bonne histoire, une excellente mise en scène, le genre de film politique que les français savaient très bien faire dans les années 70 et 80.
L'affaire Farewell est un film tiré d'une histoire vraie et en allant le voir je ne connaissais rien du tout sur cette histoire d'espionnage durant la guerre froide.
L'histoire est celle de Pierre, ingénieur sans histoire travaillant pour Thompson à Moscou au début des années 80, installé avec sa famille. Un soir, sur demande de son patron, Pierre va rencontrer Serguei, un colonel haut placé du KGB qui souhaite faire passer des données secrètes à l'ouest afin qu'un jour son fils vivent dans un monde différent de celui dans lequel il vit et si possible, meilleur.
Pierre accepte de faire la liaison une fois, mais ne souhaite pas s'embarquer dans cette histoire. Cependant, les infos que Serguei donnent sont tellement exceptionnels que les français souhaite faire de lui leur source numéro une. Serguei qui, après enquête comprend que Pierre n'intéresse pas le moins du monde les services secrets russe, exige qu'il devienne son seul contact.
Je ne pensais pas que le film serait aussi passionnant. Déjà l'intrigue est très bien menée et l'histoire prenante. Je ne sais pas du tout si le film est fidèle aux faits, si tout ce qui est montré est juste, mais en tout cas le résultat est bluffant.
De Christian Carion, je n'ai vu que Ne le dis à personne, que j'ai bien aimé, mais sur ce coup, le réalisateur fait un excellent boulot de mis en scène. J'ai adoré la réalisation, visuellement le film est vraiment réussi. Je n'ai pas vu de film français récent (je parle des années 90 et 2000) dont la réalisation m'a frapper ou marquer, sauf pour les films de Jacques Audiard qui sont l'exception.Si j'ai aimé Ne le dis à personne, il ne tient pas la comparaison avec L'affaire Farewell.
Je ne suis pas particulièrement fan de Guillaume Canet, je ne le trouve ni mauvais ni excellent, et dans ce film, il ne transgresse pas la règle. Il joue parfaitement le role de Pierre cet ingénieur embarquer dans une affaire d'espionnage internationale dans laquelle sont impliquée les Etats Unis, la France et le KGB. Il doit mentir à sa femme et plus le temps passe, plus il se sent obliger de continuer ne serait-ce que pour Serguei avec qui il a beaucoup sympathisé.
Les seconds roles sont assez bien foutu aussi notamment Philippe Magnan qui joue le président Mittérand et surtout Niels Arestrup qui joue le directeur de la DST, que j'avais trouvé excellent dans Le prophète, et qui encore une fois, occupe tout l'écran quand il apparait je l'ai trouvé assez impressionnant.
Mais celui qui a crevé l'écran à mes yeux c'est Kusturica. Je connais le réalisateur, mais je n'ai pas eu l'occasion de le voir en tant qu'acteur , ou du moins pas dans un premier role. Il est excellent et incarne parfaitement ce colonel russe, très bien placé et qui décide de donner des informations secrètes à l'ouest et de risquer la mort pour trahison, tout ça pour que son fils puisse vivre une autre vie que la sienne. J'ai adoré les discussions entre Pierre et Serguei, sa façon d'expliquer le communisme, cet utopie devenue le contraire de ce qu'il pronait. Son personnage, amoureux de la culture française, est très lucide sur ce qu'il risque;
Le film peut paraitre parfois un peu simpliste notamment sur les roles de Mitterand et Reagan, le président français étant montré comme l'homme d'expérience et de sang froid, la tête pensante, et le président américain décris comme un obsédé de sa petite carrière au cinéma, naïf et pas vraiment rodé aux affaires d'espionnage de grande envergure, il est même dépeint comme un peu bébête sur les bords. Le film aura tenu le suspense jusqu'à la dernière minute, et comme c'est tiré de faits réels, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre sur la destinée des deux héros.
Bref, malgré des critiques pas si bonnes que ça, un très bon film d'espionnage, de très bons acteurs, une très bonne histoire, une excellente mise en scène, le genre de film politique que les français savaient très bien faire dans les années 70 et 80.
Le 6 Juillet avait lieu au Gaumont-Opéra-Capucines à Paris l'avant-première du film L'Affaire Farewell , réalisé par Christian Carion, produit par Christophe Rossignon, avec un beau casting alléchant: Guillaume Canet et Emir Kusturica (dans les deux rôles principaux), plus dans des seconds rôles, Alexandra Maria Lara, Niels arestrup, David Soul et Willem Dafoe.
Ce film est inspiré d'une histoire vraie: celle, en pleine Guerre Froide, de Vladimir Vetrov (ici nommé Gregoriev et interprété par Emir Kusturica), un colonel russe du KGB, qui au début des années 80, en tant que responsable de l'espionnage technique à l'étranger, a accès à l'ensemble des sources parvenant des informateurs occidentaux, et va faire transmettre aux services secrets français des informations ultra-secrètes sur le système d'espionnage soviétique, aidé en celà par une sorte d'agent double, un ingénieur français, interprété par Guillaume Canet.
Cette "mission" périlleuse, nom de code: Farewell, va aider à faire tomber le réseau d'espionnage soviétique, révèlant une liste de 250 agents KGB à travers le monde, et précipiter la chute du Mur de Berlin quelques années plus tard.
Un sujet politique intéressant, ambitieux, mais dont le traitement ne parvient pas à passionner le spectateur, peut-être trop ancré dans son époque, de plus l'interprétation ne convainc pas: si Guillaume Canet est pas trop mal (mais il était beaucoup mieux dans "Espion"(s)), Emir Kusturica a un rôle beaucoup trop dur à porter, surtout pour un premier rôle comme acteur, malgré sa carrure et sa "gueule", son accent français et son débit monotone, son jeu peu prenant, nuisent à l'entreprise, alors les échanges entre les deux personnages principaux, la relation entre ces deux "casse-cou" de l'espionnage, sujet du film, nous plonge au bout d'une demi-heure dans un ennui poli, le comble pour un thriller d'espionnage qui devrait pour le peu nous faire frissonner.
Aussi en privilégiant ce rapport entre les deux personnages, entre l'Ouest et l'Est, l'ensemble tombe à plat.
Déception aussi de voir ainsi gâchés des talents comme Arestrup et Dafoe, anecdotiques ici, mais le sujet était-il trop dur à traiter pour le réalisateur, malgré quelques bons moments, çà ne fonctionne que rarement.Un thriller au sujet ambitieux, qui ne captive qu'à de rares instants.Dommage, le réalisateur Christian Carion nous avait pourtant charmé et beaucoup plus captivés avec des films plus modestes comme "Une hirondelle a fait le printemps" ou "Joyeux Noël".
MA NOTE: 10/20
Ce film est inspiré d'une histoire vraie: celle, en pleine Guerre Froide, de Vladimir Vetrov (ici nommé Gregoriev et interprété par Emir Kusturica), un colonel russe du KGB, qui au début des années 80, en tant que responsable de l'espionnage technique à l'étranger, a accès à l'ensemble des sources parvenant des informateurs occidentaux, et va faire transmettre aux services secrets français des informations ultra-secrètes sur le système d'espionnage soviétique, aidé en celà par une sorte d'agent double, un ingénieur français, interprété par Guillaume Canet.
Cette "mission" périlleuse, nom de code: Farewell, va aider à faire tomber le réseau d'espionnage soviétique, révèlant une liste de 250 agents KGB à travers le monde, et précipiter la chute du Mur de Berlin quelques années plus tard.
Un sujet politique intéressant, ambitieux, mais dont le traitement ne parvient pas à passionner le spectateur, peut-être trop ancré dans son époque, de plus l'interprétation ne convainc pas: si Guillaume Canet est pas trop mal (mais il était beaucoup mieux dans "Espion"(s)), Emir Kusturica a un rôle beaucoup trop dur à porter, surtout pour un premier rôle comme acteur, malgré sa carrure et sa "gueule", son accent français et son débit monotone, son jeu peu prenant, nuisent à l'entreprise, alors les échanges entre les deux personnages principaux, la relation entre ces deux "casse-cou" de l'espionnage, sujet du film, nous plonge au bout d'une demi-heure dans un ennui poli, le comble pour un thriller d'espionnage qui devrait pour le peu nous faire frissonner.
Aussi en privilégiant ce rapport entre les deux personnages, entre l'Ouest et l'Est, l'ensemble tombe à plat.
Déception aussi de voir ainsi gâchés des talents comme Arestrup et Dafoe, anecdotiques ici, mais le sujet était-il trop dur à traiter pour le réalisateur, malgré quelques bons moments, çà ne fonctionne que rarement.Un thriller au sujet ambitieux, qui ne captive qu'à de rares instants.Dommage, le réalisateur Christian Carion nous avait pourtant charmé et beaucoup plus captivés avec des films plus modestes comme "Une hirondelle a fait le printemps" ou "Joyeux Noël".
MA NOTE: 10/20
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Julie_Anne a ajouté ce film à la liste Le film d'espionnage il y a 1 semaine
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