Inside
Note :









(2)









(2)
Année : 2008
Pays :
Avec : Elizabeth Rice, Thomas Dekker, ...
Genre : Epouvante-Horreur, ...
Titre original : From Within
Vidéos: extraits de films, bande-annonce
Attention, le mal est en toi !
Ce petit film d'horreur sans prétention nous entraine dans l'univers de la petite ville de Grovetown, ou le fait d'être Athée est presque considéré comme un crime contre l'humanité... Au milieu des dévots, une jeune femme se pose quelques questions sur cette l'étrange vague de suicides qui sévit telle une maladie infectieuse et que même son Dieu ne semble pas pouvoir arrêter !
Même si le sujet a mainte fois été vu et revu, on ne se lasse pas de découvrir la vérité sur cette étrange "malédiction" qui pèse sur la ville et ses habitants. Le mal est à l'intérieur de chacun de nous et peut revêtir bien des visages... Parfois même le notre !
Le casting est peu connu mais reste plutôt convainquant. Pour les fans de série vous aurez sans doute reconnu Lili Allen (Les 4400) et Steven Culp (Desperate Housewives et The Mentalist). La musique et l'ambiance s'ajoutent à ce cocktail horrifique pour notre plus grand plaisir. Le dénouement, même s'il reste prévisible, en ravira plus d'un !
Ce petit film d'horreur sans prétention nous entraine dans l'univers de la petite ville de Grovetown, ou le fait d'être Athée est presque considéré comme un crime contre l'humanité... Au milieu des dévots, une jeune femme se pose quelques questions sur cette l'étrange vague de suicides qui sévit telle une maladie infectieuse et que même son Dieu ne semble pas pouvoir arrêter !
Même si le sujet a mainte fois été vu et revu, on ne se lasse pas de découvrir la vérité sur cette étrange "malédiction" qui pèse sur la ville et ses habitants. Le mal est à l'intérieur de chacun de nous et peut revêtir bien des visages... Parfois même le notre !
Le casting est peu connu mais reste plutôt convainquant. Pour les fans de série vous aurez sans doute reconnu Lili Allen (Les 4400) et Steven Culp (Desperate Housewives et The Mentalist). La musique et l'ambiance s'ajoutent à ce cocktail horrifique pour notre plus grand plaisir. Le dénouement, même s'il reste prévisible, en ravira plus d'un !
INSIDE ( FROM WITHIN )
Synopsis ( by Cinetrafic ) : Dans une petite ville régie par la crainte de Dieu, une jeune fille est partagée entre son éducation chrétienne et son envie de découvrir le monde extérieur. Cette envie s'amplifie lorsque les habitants de la ville commencent à mourir les uns après les autres dans d'étranges conditions…
Les mauvaises langues diront que ce qu'il y a de mieux dans Inside, c'est le générique du début et celui de la fin. Car pourtant primé dans plusieurs festivals ( notamment à Geradmer cette année, dans la catégorie inédit en vidéo, mais aussi au Solstice film festival comme meilleur film et meilleur scénario en 2008 ), ce direct to dvd distribué par France television ( pour une surprise, c'est une surprise ), déçoit quelque peu.
Le film reste un divertissement qui se regarde presque agréablement, à condition toutefois de laisser de côté son cerveau ou ses yeux acerbes de cinéphiles pointilleux : on ne s'ennuie pas, même si certains passages restent un peu longuet. L'idée d'inclure le film dans un contexte de fanatisme religieux dans une ville moyenne des profondeurs américaines, où une opposition exacerbée entre une idée du bien et du mal et entre les athées et les croyants ( soit 98% des habitants du bled ) ayant entrainée des crimes aveugles dans le passé, va être à l'origine d'une malédiction venant punir les habitants trop fervent catholique, est initialement intéressante. Fanatique catholique contre adorateur du diable : le décors est planté, et les plus dingues ne sont pas forcément du côté que l'on soupçonnerait. De là à voir comme certain une critique de la société nord-américaine sous l'ère Bush, le pas à franchir ne doit se faire que très prudemment ...
Visuellement, Inside a bénéficié d'un bon traitement, se démarquant de cette manière de quelque productions arrachées habituelle à ce genre. Bonne qualité visuelle, mais aussi bon effets spéciaux ( et maquillages ), qui, quoi que peu nombreux dans l'ensemble du film, laissent une bonne impression et suggèrent un travail rigoureux . La bande son est quant à elle séduisante, avec en particulier le premier titre, passé lors du générique ( oui en passant, le générique de fin est bien sympathique, et il serait peut être le point de départ d'une suite avancée par quelques uns )
Mais cela ne suffit pas. Car Inside sombre rapidement dans la caricature et le déjà vu, reprenant un à un tous les mauvais clichés et les erreurs classiques des films horrifiques. Pas franchement original, le film semble s'inspirer clairement de quelques classiques du genre tout en n'en atteignant jamais la qualité; pour des néophytes ce ne sera pas forcément un problème très dérangeant mais la chose passe moins aisément pour tous les amateurs de ce style de cinéma.
Le problème de la caricature et du cliché est donc récurrent. Des dialogues pathétiques ( "je ne veux pas mourir" ou autre "tu as tué plein de monde !" ) qui s'enchainent, des personnages improbables omniprésents ( le fils du pasteurs assez extraordinaire : une sorte de caïd des beaux quartiers, chemise à carreaux ou rayée, qui menacent en récitant des passages de la bible et qui brandit un flingue quand l'occasion se présente ), des situations dont la probabilité qu'elles se produisent dans la réalité sont proche du chiffre qu'indique un thermomètre en Sibérie ( la meilleure amie et la belle-mère du personnage principal meurent de façon tragique, c'est à peine si cette dernière verse une larme ) et des événements difficilement compréhensible ( une enlèvement, du style grande prise d'otage à l'américaine, pour tout simplement aller réciter des paroles biblique sur le font de l'otage ) gangrènent le film et démangent tous ceux qui commencent à être dérangé par ce genre de production qui reproduisent toutes les mêmes défauts.
Même l'opposition entre catholique et pseudo sataniste ( qui ont bien des tronches de gentils en passant ) devient vite lourde, tant celle-ci est exagérée; les discours religieux des uns et l'idée des autres de faire expier une ville de ses pêchés en lui balançant à la tronche une malédiction purgative agacent rapidement. Je n'évoquerai même pas en détail le final, pas original une seconde, et les mauvaises interprétations de presque l'intégralité des acteurs; toujours dans le sur-jeu ou au contraire dans un effacement qui donne au personnage la consistance d'un flan effondré.
Pourtant les bonnes idées et les bonnes sources d'inspirations étaient là. Quoi de plus étrange et de plus terrifiant que d'être poursuivis par son double, surtout lorsque celui-ci entraîne votre mort immédiate ? Ces derniers dans le film peuvent d'ailleurs faire penser, par leurs attitudes, aux fantômes chevelus des films horrifiques japonais; cheveux long, tête courbée et regard effrayant rappellent bien évidemment la petite fillette du Ring. De ce côté là, il n'y a pas grand chose à redire, l'effet quoi que peu original, reste quand même assez efficace. Quelques éléments du scénario peuvent quant à eux rappeler des passages de Into the Mirror ( et du remake d'Aja, Mirrors ) notamment dans une très bonne scène où le double maléfique s'invite dans le miroir d'une salle de bain pour contraindre une alcoolique au suicide ( penser à la scène gore d'ouverture du réalisateur français ).
La trame du film peut elle rappeler celle d'un Destination final, le procédé étant presque similaire : des personnages face à la mort et qui, piégés, finissent par mourir plus ou moins rapidement après s'être débattu contre le sort ( la scène de la voiture aurait largement pu figurer dans le film de James Wong ). Mais là encore, Inside pêchent par manque d'originalité et d'audace : là où Destination finale tente, avec un certain cynisme et une imagination machiavélique, de montrer les morts les plus atroces et les plus "originales" possible avec un certain sens du gore, le film de Phedon Papamichael reste une fois de plus tristement sobre et classique.
Peu original et globalement décevant, Inside s'adresse peut être plus aux personnes souhaitant découvrir le cinéma horrifique au travers d'un film assez consensuel et peu violent dans l'ensemble. Quelques bonnes idées, malheureusement peu exploitées, une réalisation assez bonne, mais peu audacieuse, des acteurs qui semblent peu concernés, et un scénario ultra-classique, font de ce film américain une production qui ne sortira pas du lot.
Inside : 10/20
Un film de Phedon Papamichael avec Elizabeth Rice et Thomas Dekker
Distribution : France Télévisions Distribution
http://boutique.francetv.com/
Date de sortie : 24/02/2010
Site web: http://cinemaisnotdead.blogs.allocine.fr/
Synopsis ( by Cinetrafic ) : Dans une petite ville régie par la crainte de Dieu, une jeune fille est partagée entre son éducation chrétienne et son envie de découvrir le monde extérieur. Cette envie s'amplifie lorsque les habitants de la ville commencent à mourir les uns après les autres dans d'étranges conditions…
Les mauvaises langues diront que ce qu'il y a de mieux dans Inside, c'est le générique du début et celui de la fin. Car pourtant primé dans plusieurs festivals ( notamment à Geradmer cette année, dans la catégorie inédit en vidéo, mais aussi au Solstice film festival comme meilleur film et meilleur scénario en 2008 ), ce direct to dvd distribué par France television ( pour une surprise, c'est une surprise ), déçoit quelque peu.
Le film reste un divertissement qui se regarde presque agréablement, à condition toutefois de laisser de côté son cerveau ou ses yeux acerbes de cinéphiles pointilleux : on ne s'ennuie pas, même si certains passages restent un peu longuet. L'idée d'inclure le film dans un contexte de fanatisme religieux dans une ville moyenne des profondeurs américaines, où une opposition exacerbée entre une idée du bien et du mal et entre les athées et les croyants ( soit 98% des habitants du bled ) ayant entrainée des crimes aveugles dans le passé, va être à l'origine d'une malédiction venant punir les habitants trop fervent catholique, est initialement intéressante. Fanatique catholique contre adorateur du diable : le décors est planté, et les plus dingues ne sont pas forcément du côté que l'on soupçonnerait. De là à voir comme certain une critique de la société nord-américaine sous l'ère Bush, le pas à franchir ne doit se faire que très prudemment ...
Visuellement, Inside a bénéficié d'un bon traitement, se démarquant de cette manière de quelque productions arrachées habituelle à ce genre. Bonne qualité visuelle, mais aussi bon effets spéciaux ( et maquillages ), qui, quoi que peu nombreux dans l'ensemble du film, laissent une bonne impression et suggèrent un travail rigoureux . La bande son est quant à elle séduisante, avec en particulier le premier titre, passé lors du générique ( oui en passant, le générique de fin est bien sympathique, et il serait peut être le point de départ d'une suite avancée par quelques uns )
Mais cela ne suffit pas. Car Inside sombre rapidement dans la caricature et le déjà vu, reprenant un à un tous les mauvais clichés et les erreurs classiques des films horrifiques. Pas franchement original, le film semble s'inspirer clairement de quelques classiques du genre tout en n'en atteignant jamais la qualité; pour des néophytes ce ne sera pas forcément un problème très dérangeant mais la chose passe moins aisément pour tous les amateurs de ce style de cinéma.
Le problème de la caricature et du cliché est donc récurrent. Des dialogues pathétiques ( "je ne veux pas mourir" ou autre "tu as tué plein de monde !" ) qui s'enchainent, des personnages improbables omniprésents ( le fils du pasteurs assez extraordinaire : une sorte de caïd des beaux quartiers, chemise à carreaux ou rayée, qui menacent en récitant des passages de la bible et qui brandit un flingue quand l'occasion se présente ), des situations dont la probabilité qu'elles se produisent dans la réalité sont proche du chiffre qu'indique un thermomètre en Sibérie ( la meilleure amie et la belle-mère du personnage principal meurent de façon tragique, c'est à peine si cette dernière verse une larme ) et des événements difficilement compréhensible ( une enlèvement, du style grande prise d'otage à l'américaine, pour tout simplement aller réciter des paroles biblique sur le font de l'otage ) gangrènent le film et démangent tous ceux qui commencent à être dérangé par ce genre de production qui reproduisent toutes les mêmes défauts.
Même l'opposition entre catholique et pseudo sataniste ( qui ont bien des tronches de gentils en passant ) devient vite lourde, tant celle-ci est exagérée; les discours religieux des uns et l'idée des autres de faire expier une ville de ses pêchés en lui balançant à la tronche une malédiction purgative agacent rapidement. Je n'évoquerai même pas en détail le final, pas original une seconde, et les mauvaises interprétations de presque l'intégralité des acteurs; toujours dans le sur-jeu ou au contraire dans un effacement qui donne au personnage la consistance d'un flan effondré.
Pourtant les bonnes idées et les bonnes sources d'inspirations étaient là. Quoi de plus étrange et de plus terrifiant que d'être poursuivis par son double, surtout lorsque celui-ci entraîne votre mort immédiate ? Ces derniers dans le film peuvent d'ailleurs faire penser, par leurs attitudes, aux fantômes chevelus des films horrifiques japonais; cheveux long, tête courbée et regard effrayant rappellent bien évidemment la petite fillette du Ring. De ce côté là, il n'y a pas grand chose à redire, l'effet quoi que peu original, reste quand même assez efficace. Quelques éléments du scénario peuvent quant à eux rappeler des passages de Into the Mirror ( et du remake d'Aja, Mirrors ) notamment dans une très bonne scène où le double maléfique s'invite dans le miroir d'une salle de bain pour contraindre une alcoolique au suicide ( penser à la scène gore d'ouverture du réalisateur français ).
La trame du film peut elle rappeler celle d'un Destination final, le procédé étant presque similaire : des personnages face à la mort et qui, piégés, finissent par mourir plus ou moins rapidement après s'être débattu contre le sort ( la scène de la voiture aurait largement pu figurer dans le film de James Wong ). Mais là encore, Inside pêchent par manque d'originalité et d'audace : là où Destination finale tente, avec un certain cynisme et une imagination machiavélique, de montrer les morts les plus atroces et les plus "originales" possible avec un certain sens du gore, le film de Phedon Papamichael reste une fois de plus tristement sobre et classique.
Peu original et globalement décevant, Inside s'adresse peut être plus aux personnes souhaitant découvrir le cinéma horrifique au travers d'un film assez consensuel et peu violent dans l'ensemble. Quelques bonnes idées, malheureusement peu exploitées, une réalisation assez bonne, mais peu audacieuse, des acteurs qui semblent peu concernés, et un scénario ultra-classique, font de ce film américain une production qui ne sortira pas du lot.
Inside : 10/20
Un film de Phedon Papamichael avec Elizabeth Rice et Thomas Dekker
Distribution : France Télévisions Distribution
http://boutique.francetv.com/
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