The Mist
Note :









(9)









(9)
Année : 2007
Pays : Etats-Unis
Avec : Thomas Jane, Marcia Gay Harden, ...
Genre : Epouvante-Horreur
Titre original : The Mist
Vidéos: extraits de films, bande-annonce
Frank Darabont, adaptateur fidèle - voire compulsif - de Stephen King (The Woman in the Room, Les Evadés, La Ligne Verte…) renouvelle l’expérience avec ce huis clos fantastique dont l’action se déroule quasi intégralement au cœur d’un supermarché. Les amateurs d’horreur pure seront indéniablement déçus par cette œuvre, dont le caractère fantastique (phénomènes étranges, monstres belliqueux) n’est au final qu’un simple prétexte à mettre en place une histoire dont les héros seront poussés dans leurs derniers retranchements. Pas de frayeurs, donc, pas vraiment d’angoisse non plus si ce n’est l’impression grandissante d’étouffement aux côtés de ces simples citoyens voués à périr au pied du rayon lessive de la grande surface locale. Ce qui épate davantage dans The Mist, c’est cette micro-société qui se crée au fil de l’histoire, comme une version miniature de la notre : leaders, suiveurs, luttes d’influences, alliances, conflits… La liberté de chacun est constamment fragilisée, même si la voie de l’évasion (et donc, du suicide) reste toujours accessible. Une allégorie de notre vie, en somme. Le tout filmé dans un style quasi documentaire rendant pour certains l’expérience encore plus profonde, conférant pour d’autres un style téléfilm assez dérangeant. The Mist : une belle fable, intelligente, non dénuée de défauts mais génialement conclue de façon totalement anti-hollywoodienne. 3,5/5
Pour découvrir les critiques des autres rédacteurs, rendez-vous sur le blog...
Site web: http://ingoruptibles.over-blog.com/article-critique-the-mist-39782723.html
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The Mist part d'un concept simple, mais diablement efficace: après une violente tempête dans une région montagneuse du Maine, une petite ville se retrouve submergée par un étrange brouillard, opaque, plombant, et dans lequel les personnes disparaissent dans d'atroces circonstances, comme si la brume les tuait. Les clients d'un supermarché se retrouvent coincés contre leur gré dans l'établissement, contraints de cohabiter les uns avec les autres en attendant que le brouillard se dissipe. Malheureusement, ils vont très vite s'apercevoir qu'à l'extérieur, la menace est bien plus grande qu'ils ne l'avaient imaginé. D'étranges créatures guettent leurs proies à l'abri de la brume...
Le récit met beaucoup - trop - de temps à prendre ses marques. La menace arrive un peu de nulle part - c'est le cas de le dire - tandis qu'un climat de tension factice s'instaure laborieusement au sein du supermarché. Cependant, côté frayeurs et dégoût, on sera servis, sans faute. On aura même une bonne dose d'hémoglobine, conformément aux codes du genre. De quoi titiller le côté bestial qui est en nous. De quoi justifier l'autre aspect du récit, plus sombre, plus pesant, plus sournois.Plus implacable.
Dans la seconde partie du film, la tension monte d'un cran, plus subtilement, et l'oppression ambiante à l'intérieur du supermarché commence à suinter de l'écran. Peu à peu, on étouffe, à l'instar des protagonistes, prisonniers de ce fouttu brouillard. L'autarcie de ce groupe disfonctionnel devient de plus en plus pesante, de plus en plus manifeste, et le sentiment d'insécurité et de frustration finit par nous gagner. Vaste réflexion sur le pouvoir de la peur et ses collatéraux - violence, désespoir, panique, remords, versatilité - The Mist s'interroge aussi sur le principe de la dynamique du groupe, et sur le pouvoir de celui-ci, allant jusqu'à la démesure, la déraison. Ainsi, on a droit à un renversement de situation bien plus fantastique que ce qui se passe au-dehors: la frénésie collective, adjuvée à quelques milliers d'années de moeurs discutables, qui définira une fois pour toutes les limites de l'individu, seul ou en groupe, et révèlera une vérité désormais connue de tous mais toujours difficile à admettre: dans quelque situation que ce soit, le véritable fléau, c'est l'Homme. Une réflexion profonde et pertinente, donc, menée avec brio et intensité, qui compense largement un scénario relativement léger et déclassifie ainsi un film dit "de genre". The Mist n'est plus seulement un thriller fantastico-gore. Il est aussi un drame, savamment mis en scène et distillé avec soin, assorti d'une fin sans concession.
Site web: http://once-again-again.over-blog.com/article-36320195.html
Le récit met beaucoup - trop - de temps à prendre ses marques. La menace arrive un peu de nulle part - c'est le cas de le dire - tandis qu'un climat de tension factice s'instaure laborieusement au sein du supermarché. Cependant, côté frayeurs et dégoût, on sera servis, sans faute. On aura même une bonne dose d'hémoglobine, conformément aux codes du genre. De quoi titiller le côté bestial qui est en nous. De quoi justifier l'autre aspect du récit, plus sombre, plus pesant, plus sournois.Plus implacable.
Dans la seconde partie du film, la tension monte d'un cran, plus subtilement, et l'oppression ambiante à l'intérieur du supermarché commence à suinter de l'écran. Peu à peu, on étouffe, à l'instar des protagonistes, prisonniers de ce fouttu brouillard. L'autarcie de ce groupe disfonctionnel devient de plus en plus pesante, de plus en plus manifeste, et le sentiment d'insécurité et de frustration finit par nous gagner. Vaste réflexion sur le pouvoir de la peur et ses collatéraux - violence, désespoir, panique, remords, versatilité - The Mist s'interroge aussi sur le principe de la dynamique du groupe, et sur le pouvoir de celui-ci, allant jusqu'à la démesure, la déraison. Ainsi, on a droit à un renversement de situation bien plus fantastique que ce qui se passe au-dehors: la frénésie collective, adjuvée à quelques milliers d'années de moeurs discutables, qui définira une fois pour toutes les limites de l'individu, seul ou en groupe, et révèlera une vérité désormais connue de tous mais toujours difficile à admettre: dans quelque situation que ce soit, le véritable fléau, c'est l'Homme. Une réflexion profonde et pertinente, donc, menée avec brio et intensité, qui compense largement un scénario relativement léger et déclassifie ainsi un film dit "de genre". The Mist n'est plus seulement un thriller fantastico-gore. Il est aussi un drame, savamment mis en scène et distillé avec soin, assorti d'une fin sans concession.
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Films adaptés d'oeuvres litteraires
Pour la plupart des films de cette liste, je ne savais meme pas qu'ils avaient été adaptés d'un livre.
Un choix de film de genre
Cette liste est un choix de bon film et de classique de film d'horreur
C'est une liste tres subjective et ouverte a vous d'en...
STEPHEN KING
IMPRESSIONANTE LISTE DES ADAPTATIONS DE STEPHEN KING ET ENCORE, IL N'Y A QUE LES PLUS CONNUES.
Les Ingoruptibles
Critiques de film d'horreur, fantastique, épouvante, suspense, drame psychologique, comédie horrifique, gore, frisson, crime...
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sunshy a ajouté ce film à la liste Films adaptés d'oeuvres litteraires il y a 3 semaines
Julie_Anne a ajouté ce film à la liste Autour des sacrifices humains il y a 5 semaines
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