Toutes les critiques de films
    Affiche du film Ça
    Ça
    Par tinalakiller Le 12/10/2017
    Le long roman de Stephen King Ça, publié en 1986, avait déjà connu une première adaptation pour la télévision en 1990 réalisée par Tommy Lee Wallace et avec l’excellent Tim Curry dans le rôle du clown terrifiant Grippe-Sou (Pennywise). Le téléfilm était intéressant (même si je trouve sa seconde partie bien en dessous de la première) mais il a sacrément vieilli. Cela fait depuis quelques années qu’on parle d’une nouvelle adaptation (j’insiste sur le terme – non, ce n’est pas un remake comme je l’ai parfois lu à tort et à travers) pour le grand écran. Cary Fukunaga (crédité au générique) devait réaliser cette nouvelle version avec Will Poulter dans le rôle du clown maléfique. Fukunaga quitte le projet suite à des désaccords artistiques avec les producteurs de New Line, Poulter suit le chemin du réalisateur en guise de soutien. Les frères Duffer étaient également très intéressés par le projet, même avant l’intervention de Fukunaga. Il est finalement amusant de voir un des acteurs de Stranger Things au casting (le jeune Finn Wolfhard). Bref, c’est finalement le réalisateur argentin Andrés Muschietti (qui avait signé le plutôt bon Mamá) qui passe derrière la caméra.

    (la suite sur le blog)

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    Affiche du film Chouf
    Chouf
    Par DLCH Le 07/10/2017
    Ah, le charme bucolique de la campagne phocéenne...
    C'est dans ce cadre idyllique que Sofiane, exilé dans la cité des gones pour cause d'études de commerce, revient passer ses vacances en famille. Là, il retrouve son frère Slim, qui s'affaire à acquérir une certaine expérience dans le domaine de la revente illégale de fruits et légumes frelatés tandis que Sofiane s'attelle quant à lui à intégrer la théorie afin qu'ils puissent tous deux, sans doute traumatisés par le personnage interprété par Ary Abittan dans QU'EST-CE QU'ON A FAIT AU BON DIEU ?, ouvrir une chaîne de snacks diététiques Halal logiquement baptisée So Slim, une fois son diplôme en poche (l'oxymore dans l'association des termes de leur projet faisant tout de même drôlement bien marrer leurs sœurs par ailleurs). Mais la guerre des maraîchers fait rage et Slim se fait malencontreusement descendre. S'ensuit un revenge-movie dans lequel Sofiane va plonger dans les tréfonds du commerce lié à l'agriculture biologique underground afin de retrouver le meurtrier de son frangin.

    Outre de superbes apophtegmes tels que :
    « Maintenant qu'on a commencé on peut plus reculer : la marche-arrière elle est cassée, frère. » (C'est beau comme des lyrics de PNL putain !)
    Que nous apprend CHOUF ?
    Et bien que ça veut dire "regarde" en arabe (pour ceux qui n'ont jamais eu de copains d'origine maghrébine).
    Qu'un type parti faire ses études à 300 bornes de chez lui peut avoir plus de réseau et, par là-même, être plus informé que les mecs qui tiennent son quartier et qui n'en ont jamais bougé.
    Que leur chef va s'en méfier mais pas trop. Que, du coup, ça peut aussi être un tout petit peu con un bandit.
    Que c'est pas si facile que ça de buter quelqu'un (enfin si, techniquement, c'est facile, mais pas quand on est une personne normale, civilisée et gentille).
    Que l'incendie d'un corps aspergé d'essence dans un caveau de fortune sur un magnifique coucher de soleil à Dragonstone ne produit pas de luminosité une fois la nuit tombée.
    Que le générique de HOMELAND colle avec tout.
    Et puis qu'il vaut mieux ne pas raquer dans un casque intégral.

    Alors même si l'on est pas vraiment fan de ces grandes fresques traitant de ce que peuvent être les zones rurales fragiles mais pas complètement (ouais, non, en fait, y'a aussi plein de gens qui y vivent dans la légalité, tout le monde ne se goinfre pas nécessairement sur l'argent de la contrebande de batavia), tellement caricaturales qu'elles en deviennent malheureusement un peu trop réalistes, le film fonctionne.
    Alors est-ce parce qu'il évite soigneusement l'écueil moralisateur voire culpabilisant dégueulasse que peuvent revêtir certains "drames sociaux" (rien que le nom envoie du rêve) ? Ou parce que cette immersion dans l'économie agraire parallèle qui donne l'impression que rien d'autre n'existe au niveau local est parfaitement justifiée par son habile métaphore de la démarche du personnage principal ? Ou parce qu'en cela le film ne revêt pas ce caractère horripilant et extrêmement orienté d'autres œuvres traitant des même lieux et des mêmes sujets ou pire, de certains reportages télévisés (la plupart en réalité) ? Ou parce qu'il parvient à ne pas être déshumanisé sans paraître totalement angélique, accusateur ni condescendant pour autant ? Ou parce que c'est une histoire au fond très universelle qui aurait pu se passer dans n'importe quel endroit avec n'importe quelle population et n'importe quel commerce illicite (drogue, armes, organes, êtres humains, cartes Pokémon) ?

    Toujours est-il que, même si l'histoire reste assez prévisible tant on peut facilement deviner qui sera le vrai méchant final et quelle sera la résolution de ce joli merdier, on se laisse prendre. Surtout si on est plutôt bon public et qu'on aime bien quand on nous raconte des histoires qui ne finissent pas forcément bien mais qui ont le mérite d'offrir quelques joyeux moments de satisfaction. Et qu'on a envie de savoir comment il va réussir à lui baiser la gueule.
    Et puis il y a même des passages et des dialogues volontairement drôles et sarcastiques, des acteurs qui jouent bien et juste, une réalisation énergique et une photographie pas dégueu qui éloignent l'ensemble du téléfilm ou du docu-fiction en faisant du tout une vraie œuvre de cinéma, plus proche du thriller et du film de gangster que du simple drame tartiné de pathos, et des personnages avec une personnalité un peu plus fouillée auxquels on s'attache. Enfin, surtout Sofiane quoi.

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    Affiche du film Folles de Joie
    Folles de Joie
    Par DLCH Le 07/10/2017
    FOLLES DE JOIE c'est l'histoire pas si joyeuse que ça, de deux inconnues aussi jetées l'une que l'autre, réunies par des pathologies différentes dans une maison de repos psychiatrique et qui sautent sur la première occasion pour partir en road-trip. Fuyant le personnel hospitalier qui tente de les rattraper et rencontrant sur leur chemin les personnes et les raisons qui les ont poussées à se retrouver internées, elles vont apprendre à se connaître, à se détester et à s'aimer dans une belle histoire d'amitié et de solidarité face à l'adversité qui, de mauvais choix de vie en situations merdiques, mène au désespoir (scène d'une tristesse déchirante inside).

    Une sorte de mélange entre THELMA ET LOUISE, auquel le film fait d'ailleurs un beau clin d'œil, pour la fuite en avant éperdue et UNE VIE VOLÉE pour le sujet mais sans les carcasses de poulet, ainsi que la (très) légère ressemblance entre Micaela Ramazzotti et Angelina Jolie (à moins que l'une ne se soit tout bonnement inspirée de la performance de l'autre).

    Alors c'est sûr qu'il faut réussir à passer outre le comportement aussi hystérique qu'excessivement prolixe du personnage interprété par Valeria Bruni Tedeschi qui peut faire comme une sorte de fussoir (où l'on se rend compte qu'on n'est pas encore complètement guéri du traumatisme engendré par MA LOUTE). Mais une fois mis en VO et l'apnée involontaire terminée, on pourra savourer son interprétation plutôt juste au final, jusque dans certaines gamelles qui ne sont sans doute pas voulues.

    Un chouette film plein de jolies références et de petits tacles au cinéma transalpin, à voir en DVD grâce à Bac Films depuis le 2 novembre 2016, si possible en italien, pour la rythmique et la sauvegarde de sa propre santé mentale, et qui vaut le coup, assurément.

    Site web:  http://www.delacritiquehysterique.com/folles-de-joie-de-paolo-virzi-la-pazza-gioia-en-vo-critique
    Même si l’on se doute de se qui va se produire, surtout avec la découverte des corps dans la maison, l’ambiance nous prend aux tripes rapidement. Déjà le lieu fait froid dans le dos avec la salle mortuaire et le corps brûlé. Ensuite, au fur et à mesure que autopsie avance, qui sans trop en montrer, la caméra prend un malin plaisir à nous faire tourner de l’œil avec la vivisection du corps de la belle jeune femme. Enfin, l’ambiance monte crescendo avec les découvertes étonnantes, les bruitages et les effets spéciaux. Pourtant, la trame est classique dans l’ensemble, avec un petit air d’After.life, mais l’angoisse arrive à faire illusion. Aussi, je me suis bien amusé, sachant ce qui allait advenir, et nullement surpris par la fin sans surprise, mais l’intérêt n’est pas tant dans le récit que dans la monté en puissance des événements. Ainsi, la réalisation est parfaitement soignée et maitrisée pour réussir à maintenir notre attention dans ce huis clos entre les liens entre le père et le fils, et la fascination de ce corps loin des schémas de cadavres habituels, où le diable est tapi dans cette sorcière de Salem à son corps défendant. Un récit retord à souhait, pour une ambiance démoniaque saisissante durant une très longue partie de la trame.

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    L’actualité ne pouvait hélas pas mieux tomber avec la tuerie de Las Vegas pour rejoindre la fiction de ce récit meurtrier. De fait, je me suis senti mal à l’aise en visionnant cette histoire terriblement marquante, bien que souffrant de quelques longueurs, mais dont l’intensité de l’ambiance face à l’imminence du carnage porte l’angoisse au plus haut point. De fait, la crainte monte crescendo, avec la mise en place du cordon policier et les bévues et maladresses qui augmentent la folie entre le tueur qui risque le massacre, et la panique qui ne manquerait pas d’être désastreuse. Un réalisation parfaitement maitrisée avec un casting royal.

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    Affiche du film Valley of stars
    Valley of stars
    Par sebd59 Le 07/10/2017
    Après avoir appris que Valley of stars était un film iranien, et ni connaissant absolument rien à ce cinéma, j’ai essayé de faire quelques petites recherches sur le cinéma iranien.

    Donc, pour schématiser à mort, il y a d’un côté les films indépendants et en dehors du système qui visent à critiquer le pays, certaines « coutumes » et surtout la censure absolu du gouvernement pour les œuvres de tout art existant. Et de l’autre côté, on retrouve les films les moins intéressants qui sont financés par l’état et qui ne sont que de pure propagande ambulante. Cela, c’est en schématisant au maximum.

    Après, avec Valley of stars, on ne peut pas dire que ce film entre dans la seconde catégorie, mais il n’est pas non plus dans la première catégorie, ce film, c’est un peu une nouvelle catégorie à lui tout seul.

    Le film démarre sur une espèce de film d’espionnage, mais petit à petit, le film va partir vers d’autres genres. Tantôt film d’espionnage, tantôt documentaire et voir même film fantastique, cette aventure surréaliste passe d’un genre à l’autre au bon vouloir du scénario ou du réalisateur.

    Ce n’est pas un film, mais on a plus l’impression de voir plusieurs court métrages d’un même réalisateur avec une idée principale et les mêmes personnages d’un court à l’autre.

    Mais même si ce changement de genre est une force au début du film, assez rapidement cela commence à devenir lassant et surtout que cette histoire qui part dans le surréalisme tourne finalement en rond. Et le fait de changer de genre donne l’impression que le film a dû mal à rester sur un genre précis et donne l’impression que l’on se retrouve finalement devant une bouillie dont on n’arrive pas à s’en dépêtrer tellement cela part un peu n’importe comment.

    D’autant plus que certains éléments nous échappe, et cela, de plus en plus en avançant dans le film. Le film finit par partir un peu dans tous les sens et surtout avec les personnages qui sont, à mon sens, trop développés. Il y a des productions sans imagination et avec un développement des personnages qui est très superficiel, mais ici, c’est totalement l’inverse. Trop de changement de genre, trop de développement dans les personnages et trop de détails qui font que le spectateur va se perdre assez rapidement.

    Si le réalisateur n’arrive pas à donner une cohérence certaine à son récit, visuellement, il nous offre quelques beaux paysages avec tout de même un soin apporté à l’image et à la colorimétrie faisant ressortir encore plus les décors.

    Un petit mot sur l’édition DVD qui a été reçue. L’édition cartonnée en version slim est très sympa et donne un certain style par contre, je doute de la solidité dans le temps.


    Valley of stars est un film assez déroutant en fait. Au début, on se retrouve devant un film assez classique, mais le film part rapidement dans une autre direction puis une autre et encore une autre avec au final, un film qui part dans tous les sens et qui finira par perdre le spectateur. Ce qui arrive tout de même à sauver ce film, c’est la réalisation efficace et un casting de qualité.

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    Dans une ambiance de huis clos froide et humide d’une piscine, trois adolescentes se cherchent, se découvrent et se dévoilent avec cruauté dans leurs désirs de féminité et de sexualité. Entre la bonne en chair complexée et qui court après son premier garçon, la plus frêle sait déjà son homosexualité et ses désirs pour la belle nageuse noyée dans une réputation qui ne correspond pas à la réalité, se croisent trois jeunes filles au sortir de l’enfance dans le traditionnel passage à la vie adulte en dehors des codes conventionnels. Atmosphère délétère, trouble et irréel, glauque et acide, dérangeant autant que captivant, cette narration est pour le moins originale dans la perception de l’adolescence féminine, et certainement plus réaliste que nombre de films du genre.
    Ainsi, j’ai été envouté par le regard presque voyeuriste de la caméra qui ausculte avec frénésie les trois jeunes filles aux comportements différents comme leurs rêves et objectifs et les désirs, qui se jouent les unes des autres avec une infinie cruauté des autres et d’elles-mêmes. Une très belle réalisation, tout en crudité de lumière et de couleur, dans des plans et cadrages qui ne laissent place au doute et à déjouer les pensées de chacune, sur une rythmique envoutante et sur bande musicale ensorcelante.

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    Le roman Autobiographie d’une courgette de Gilles Paris avait connu une première adaptation pour la télévision (merci papi Wiki parce que je n’étais pas du tout au courant de son existence), C’est mieux la vie quand on est grand (réalisé par Luc Béraud). Avec la scénariste Céline Sciamma (surtout connue pour être la réalisatrice de Naissance des pieuvres, Tomboy et Bande de filles), c’est le réalisateur suisse Claude Barras qui s’est chargé de son adaptation pour le grand écran, nommée aux Oscars dans la catégorie « meilleur film d’animation ». Il n’a pas choisi n’importe quel moyen : l’animation et plus précisément le stop-motion. Autobiographie d’une courgette est à l’origine un roman bouleversant raconté à la première personne par un enfant (comme l’indique en partie son titre) : un roman à la fois lumineux et dur avec son langage d’enfant reconstitué. Claude Barras et Céline Sciamma, dont le travail a été salué aux César par le prix de la meilleure adaptation, ont merveilleusement repris l’essence du roman sans chercher à tout prix faire du copier-coller (même si, dans les grandes lignes, on peut parler de fidélité mais il y a tout de même des changements pertinents).

    (la suite sur mon blog)

    Site web:  https://tinalakiller.com/2017/10/09/ma-vie-de-courgette/
    Une part du cinéma américain aime traiter d'événements dramatiques encore tout chauds et les transformer en thrillers plus ou moins haletants. Peter Berg se prête au jeu en se plongeant au cœur du terrible attentat lors du marathon de Boston, avec en tête d'affiche Mark Wahlberg en sergent tourmenté de la police locale.

    Traque à Boston replonge le spectateur lors de l'attentat qui a eu lieu en 2013vdans la capitale du Massachusetts en plein marathon. Sous forme de thriller le film met en avant une en course poursuite stressante. Porté par un casting de luxe, le film n'a pourtant rien d'original. Cependant, le scénario reste efficace et offre un divertissement sombre et haletant, sans surenchère. Mark Wahlberg surprend presque par la sobriété de son jeu. Il est entouré de Michele Monnaghan, Kevin Bacon, John Goodman et J.K. Simmons, tout aussi impeccables.

    Le casting est bon, l'histoire tient la route, on est captivé par la traque des terroristes, mais pourtant rien ne surprend vraiment. Est-ce la faute d'un scénario voulant être trop fidèle à la réalité ou bien ce besoin indéniable de patriotisme sur ce genre d'histoire ? Chacun se fera son idée. Pour ma part, je pense que rejouer si vite un fait si tragique n'apporte pas grand chose car il ne faut froisser personne tout en rendant hommage aux victimes et aux héros. Jamais on n'osera égratigner un policier et il ne faut créer aucune empathie avec le méchant de l'histoire. Tout doit être bien séparé, les gentils américains d'un côté et les méchants terroristes de l'autre...

    On pense forcément au cinéma actuel de Clint Eastwood qui semble se passionner pour le fait réel mettant en lumière le héros ordinaire. Il prépare par ailleurs une reconstitution de l'attaque du Thalys. Au delà de la reconstitution façon caméra de surveillance et prise de vue par téléphone, toujours surlignée de lourdeurs patriotiques, le vrai bon moment de Traque à Boston reste justement la traque des terroristes. Leur fuite est assez chaotique et le paralèlle fait entre leur conviction qui leur donne une force surprenante et l'organisation très structurée des forces de l'ordre rend l'action captivante tout en offrant un peu de suspense.

    Au fond, tout cela est un beau prétexte pour offrir du spectacle. Un attentat ce sont des explosions et puis il y ici a cette fuite assez cinématographique. On n'échappe pas aux photos des victimes à la fin. L'américain sera content et fier, le spectateur lambda aura vu un thriller tout à fait correct qui l'aura divertit. Mais tout a arrière goût de fait réel trop récent qui ne permet pas de prendre trop de recul.

    Site web:  http://nathvaaucinema.canalblog.com/archives/2017/10/09/35717418.html
    « I Wish – Faites un voeu » est un film d’horreur très médiocre disposant d’une histoire assez basique dont l’intrigue est plus que faible. Le rythme est cohérent mais les personnages manquent cruellement de relief. La distribution offre des prestations plutôt moyennes. Les effets spéciaux sont honorables mais vu le genre proposé on aurait pu s’attendre à plus de gore. Un divertissement très faible qu’on aura vite fait d’oublier et qu’on ne peut décemment pas recommander !

    Site web:  http://wp.me/p5woqV-4Pm
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