Toutes les critiques de films
    Affiche du film Aquarius
    Aquarius
    Par le_Bison Le 23/03/2017
    Clara, une collection de disques qui en impose, est la dernière habitante d’un vieil immeuble des années 40, l’Aquarius de Recife, ville du Nord-Est du Brésil et samba sur la plage. Sous ces cieux ensoleillés où les immeubles ont de la classe repeints en bleu, elle se retrouve bien seule face à la mer. Une société immobilière cherche par tous les moyens d’acquérir ce dernier bien, afin de construire le nouvel « Aquarius ».

    Dans les années 70, l’insouciance sur une plage déserte, nuit profonde, une cassette dans l’autoradio. Monte le volume, bruits des vagues qui s’échouent sur le rivage et, des enceintes sort un monumental « Another one bites the dust ». Première scène, premier frisson d’un film qui ne va pas en manquer. Retour à notre époque, la musique toujours au centre de sa vie, la guerre est déclarée. Clara contre le fils du patron.

    La résistance est menée, la soixantaine assumée. Clara a survécu au cancer, elle ne va pas se laisser faire par un promoteur, arrogant et sans scrupule, à peine plus âgé que ses enfants. Elle sort de sa pochette un 33 tours, à chaque musique son tour, dépose le saphir. Pop, rock ou bossa-nova, le spectre est large pour cette ancienne critique musicale, mais le choix est toujours bon. Elle chante dans sa cuisine, quelques pas de danse dans le salon, fume un joint, se tape un gigolo, sexe érigé de la jeunesse. Ou elle écoute religieusement cette musique, l’un des points forts de ce film, l’éclectisme musical passant de Queen à Gil Giberto, avec un verre de vin rouge, monumental lui aussi, à la main A, a, a, sur ses lèvres, Ô, o, o.

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    Affiche du film Nocturnal Animals
    Nocturnal Animals
    Par le_Bison Le 23/03/2017
    Une exposition dans une galerie d’art où des femmes obèses remuent leurs bourrelets en habit de cheerleaders. Générique. Étrange, mystérieux, obscène presque. Elles se retrouvent allongées, nues sur des promontoires… Pornographie d'un étrange spectacle. Mal à l'aise, l’art avec la majuscule à L.A. Un film sur l'Art, signé par l'esthétique Tom Ford. Dès les premiers instants, je sens que le couple en face de moi se délite, la fin d'une histoire. Lui est absent, question de boulot à New-York, des maîtresses probablement à New-York aussi. Elle dirige sa galerie, monte ses expositions, seule. Elle se dit pourtant trop cynique pour ce métier, et en ce vendredi soir, elle a le cafard, seule dans sa maison style architecte branché, froide et isolée. Comment passer un bon week-end, au chaud sous la couette, verre de rouge et roman tripant qui sort des tripes et des coutumes, le rouge salutaire, l'écriture de sang et de larmes

    Elle reçoit un manuscrit, qui lui est spécialement dédicacé, de son ex-mari. « Nocturnal Animals », la virée d'un père dans le Texas profond, avec femme et fille. Une vieille voiture sur une route déserte, façon « Duel ». Mais ceci n'est que littérature. Pourtant, seule dans cette maison, avec un verre de vin, elle rentre dans le texte. Elle s'imagine dans cette voiture, avec son ex-mari et sa fille. Les pages défilent, elle se sent de plus en plus bouleversée par l'histoire. Est-ce le roman de sa vie, une vie qui vire au cauchemar. Le roman d'une vengeance avec force sadisme. Tu te souviens de cette balade bucolique en canoë ? Flippante. Tu gardes l'ambiance, et tu remplaces la rivière bouillonnante par un désert assoiffant. Un gang de hillbillies texans, des animaux nocturnes, pas consanguins mais tout aussi abrupts dans la sauvagerie de leurs actes.

    Des flash-backs et un récit dans le récit. Cette virée dans la profondeur du Texas devient de plus en plus étouffante, histoire de viols, écho d'une vengeance. Tu cries, tu hurles, la peur te prend. [...]

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    Affiche du film La La Land
    La La Land
    Par le_Bison Le 23/03/2017
    C’est l’hiver, le soleil brille, je me retrouve dans les bouchons, bretelle d’autoroute à Los Angeles. Les femmes brillent aussi, robes colorées, jambes halées. Klaxonne. Et dire que j’ai oublié mon parapluie. Mais Los Angeles n’est pas Cherbourg, je peux danser et même chanter sous la pluie. Sauf qu’à L.A., cité des Anges, il ne pleut pas, je referme donc mon parapluie, digne d’apparaître dans une comédie musicale de Jacques Demy. Je sors de la voiture, comme une centaine d’embouteillés qui ont eu la même idée. Je danse, je vole, je virevolte entre les voitures. Une femme en robe jaune me montre sa culotte jaune, elle danse, elle virevolte. Saute entre les voitures, danse, chante « la la la ». Je suis dans une comédie musicale autoroutière au milieu des anges. Et j’aime ça.

    Oui, j’aime les comédies musicales – enfin, comme tout, ça dépend de qui, de quoi de la musique. En adorateur de Grease ou de La fièvre du samedi soir, en appréciateur de Fame ou de Flashdance, j’aime ce mélange de danse et de cinéma. Ah La La et Les Blues Brothers… Bon, je n’irai pas jusqu’à regarder Les demoiselles de Rochefort, et je ne connais pas non plus les classiques d’antan, Fred Astaire et Gene Kelly, mais qui sait, avec le soleil de Californie tout est possible, même l’impensable, celui de me voir aimer des comédies romantiques enchantées et en chanson. V'la la mon p'tit aparté sur mon fringant passé de comédies musicales-la-la...

    Et pourtant, j’ai aimé. Ryan Gosling, charmeur, élégant, fringant qui rêve d’ouvrir cette boite de jazz, sa passion le jazz pur et dur, Coltrane et Monk, Bechet et Armstrong. Emma Stone, belle et sourire enjôleur qui rêve d’Hollywood, rêve d’actrice. Ils se croisèrent sur cette autoroute, lui écoutant les mesures de Thelonious, elle récitant son prochain casting. Klaxonne. Claquette même, en chantant La la la.

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    Affiche du film Paterson
    Paterson
    Par le_Bison Le 23/03/2017
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    Le film se veut répétitif, je dirais procédure classique pour Jim Jarmusch qui aime la répétition, des plans, des thèmes, des situations. Le film est poétique et je ne résiste pas à tomber d'amour devant cette boite d'allumettes qui unit un couple, ce couple d'un amour enflammé qu'une étincelle éjaculera de son bout soufré. D'ailleurs, je ne résiste pas à te proposer un poème du William Carlos Williams :

    « Le feu brûle; c’est la première loi.
    Quand le vent l’attise, les flammes

    s’étendent alentour. La parole
    attise les flammes. Tout a été combiné

    pour qu’écrire vous
    consume, et non seulement de l’intérieur.

    En soi, écrire n’est rien; se mettre
    En condition d’écrire (c’est là

    qu’on est possédé) c’est résoudre 90%
    du problème : par la séduction

    ou à la force des bras. L’écriture
    devrait nous délivrer, nous

    délivrer de ce qui, alors
    que nous progressons, devient--un feu,

    un feu destructeur. Car l’écriture
    vous assaille aussi, et on doit

    trouver le moyen de la neutraliser--si possible
    à la racine. C’est pourquoi,

    pour écrire, faut-il avant tout (à 90%)
    vivre. [...]»

    J'oubliais le principal : tous les soirs, il promène son chien, l'attache à l'entrée du bar, et va boire une bière, seul au comptoir. Et là, ça m'émeut toujours de voir un mec boire sa bière seul dans un bar. Ça m'émeut et ça me ressemble. J'écoute une musique jazz, y'a Roméo et Juliette qui se disputent encore, le patron joue aux échecs contre lui-même. Bien rien de palpitant mais putain qu'est-ce que c'est fascinant cette vie à Paterson.

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    « Underworld: Blood Wars » est un bon film fantastique pour ceux qui, comme nous, sont des fans de cette franchise et de ce genre. Il faut cependant reconnaître que l’histoire n’offre que peu d’originalité et surtout n’apporte aucune révélation ou évolution chez les principaux protagonistes. L’intrigue est parsemée d’incohérences et de pseudos rebondissements, ouvrant simplement la porte aux scènes d’actions. La distribution offre cependant de bonnes prestations. La photographie offre toujours une atmosphère baroque, mais les effets spéciaux sont très faibles et souvent indigestes.

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    « Invasion » est un film de science-fiction disposant d’une histoire trop classique souffrant d’une sévère sensation de déjà vu. L’intrigue est cousu de fil blanc et n’offre aucune innovation. Le rythme est correct mais l’ensemble est convenu, tout en étant correctement orchestré. La distribution offre d’honorable prestation. La photographie est décente et la bande originale est juste satisfaisante. Un film qui malheureusement sera vite oublié.

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    Affiche du film Suburra
    Suburra
    Par olivier.demangeon.5 Le 12/03/2017
    « Suburra » est un excellent thriller dramatique disposant d’un scénario impeccablement soigné, d’une mise en scène précise, mais d’un rythme parfois trop lent. La distribution est impeccable et le sujet colle bien avec l’idée que l’on peut se faire des connexions entre la politique, le clergé, et le milieu mafieux. L’histoire touche toutes ses différentes sphères de pouvoirs et manipulations que tout le monde apparaît comme pourri. L’atmosphère est tendue de bout en bout et la pression met les nerfs du spectateur à l’épreuve. Un film intéressant et très bien orchestré.

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    « Le Dernier Rempart » est un film d’action divertissant qui a la particularité de remettre le pied à l’étrier à Arnold Schwarzenegger après sa période consacrée à la politique comme gouverneur. L’histoire est plutôt classique, tout comme l’intrigue. Cependant, les scènes d’action, les cascades et les fusillades sont bien orchestrées. Une petite touche d’humour vient ponctuer certaines scènes de manière agréable. La photographie est agréable et le rythme est bon.

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    « The Beast » est un très bon thriller policier, disposant d’une histoire forte et sensible. On bascule avec le personnage principal dans la noirceur de l’univers de la pédophilie qui ne peut que nous révulser. L’intrigue évolue au fur et à mesure de l’enquête, et bien que le psychopathe de service soit neutralisé, on ne peut pas dire que la fin est heureuse, laissant un personnage en détresse. La photographie est sombre pour souligner l’atmosphère glauque du métrage. La distribution offre d’honorables prestations, renforcée par la performance de Geert Van Rampelberg dans le rôle principal. Un film noir, mais prenant de bout en bout. À voir !

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    « I Am Not a Serial Killer » est un film d’horreur au capital sympathie tout à fait correct. L’histoire est plaisante, évitant pleinement les clichés du genre et l’intrigue est au rendez-vous. Le rythme permet de bien développer le caractère de chacun des principaux personnages. La photographie est basique et la bande originale est convenable. La distribution est agréable et c’est un véritable plaisir de retrouver Christopher Lloyd, désormais âgé de 78 ans. Un film qui s’avère être une plaisante découverte, que l’on peut aisément recommander.

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